BRESIL carnets de route 

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Capitale : BRASILIA

 

Superficie : 8 511 965 Km2, divisés en 26 Etats

 

Population : 186 000 000 habitants

 

Monnaie : real    Religion : 75 % catholique

 

Langue officielle : portugais du Brésil

 

 

 

 

 

26 mars 2008

Après 15 minutes de formalités les douaniers nous souhaitent « bon Voyage ». Comme il est interdit d'entrer avec des produits frais, (fruits, viande, œufs), nous planquons tout, mais en fait personne ne nous contrôle.

 

Sur la route de Rio Grande, quelques Capibara se prélassent dans les lagunes, ce sont les plus gros rongeurs du monde de la taille d'une chèvre.

En attendant, nous avons bien failli tomber en panne de gasoil, notre dernier plein datait de Buenos Aires (1100 km).

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons Rio Grande par le pont des français, puis nous circulons sur la plage, comme tout le monde, pour rejoindre Cassino.

 

Ce soir, nous allons au camping, les habitations des quartiers périphériques ne nous inspirent pas confiance. En plus, argentins et uruguayens nous ont recommandé la prudence au Brésil.

 

C'est vrai qu'avec 55 000 meurtres par an, ce n'est pas le pays le plus sûr.

Au Brésil, nous roulons beaucoup, le pays est grand comme 15 fois la France, et les sites à visiter sont très dispersés. Dans les nombreux offices du tourisme, le personnel accueillant nous donne beaucoup d'explications mais déjà qu'en Espagnol nous ne comprenions pas grand chose, en Portugais, nous ne comprenons rien du tout, mais ils nous fournissent des cartes et des plans qui nous sont souvent bien utiles.

 

 

Dès que nous attaquons la montagne, le temps devient orageux et c'est sous la pluie que nous arrivons au Canyon d' Itaimbezinho.

 

Aujourd'hui, 40 km de piste pour rien, lorsque nous arrivons au Canyon de Fortaleza, le brouillard est tellement dense qu'on n'y voit pas à 5 mètres.

 

 

 

Etape au camping de la Poussada Corucaccas,sur la piste nous croisons quelques gauchos, (cow boy Brésilien)

 

29 mars 2008, encore un anniversaire, tant que je ne prends pas de « dizaine », c'est cool.

 

Nous rejoignons la côte à Laguna, petit centre historique bien conservé, belles plages de sable, et endroit idéal pour observer les dauphins et les baleines franches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons quelques jours sur la côte près de Florianópolis dans le jardin de Fabienne et Alain, http://www.hylas.ws des grands voyageurs, eux aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après avoir parcouru le monde pendant 13 ans à bord d'un voilier, et ensuite avec leur S-Kargo ils ont décidé de poser leurs sacs dans cette magnifique baie

  

 

 

 

Nous apprécions beaucoup la cuisine de Fabienne dont son poulet sauce «coco », et  la Caïpirinha,  préparé par Alain  (cocktail à base de citron vert et de rhum blanc),  mais il faut bien reprendre la route.

 

 

Dimanche 6 avril 2008

 

 

Après une journée sur la presqu'île de Floripa où nous avons profiter de la plage de sable, nous repassons en ville, nous nous arrêtons le long d'une avenue où se donnent rendez-vous les propriétaires de  coccinelles. (construites sur place en très grande quantité pendant des années).

 

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San Francisco de Sul, petite presqu'île bien tranquille, petit centre historique avec son église, ses rues colorées.

 

 

 

Alain a rencontré une Sirène.

Nous admirons ces deux magnifiques sculptures érigées pour fêter les 500 ans de la découverte de l'île .

 

 

 

Depuis que nous remontons vers le Nord du Brésil, nous constatons que la population est plus colorée.

 

 

 

Guaratuba, petite cité balnéaire,  le Christ dominant la plage, et l' Eglise ancienne.

Nous prenons un bac pour changer de rive et approcher de la réserve écologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de visiter Morretes, mais nous avons préféré Antonina et son théâtre.

 

Mercredi 9 avril 2008

Nous faisons une randonnée dans la forêt humide de Porto de Cima, le temps d'observer quelques papillons, fleurs, oiseaux. .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques beaux camping nature, mais les installations électriques laissent parfois à désirer!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 12 avril 2008

Nous nous arrêtons à Paraty, jolie petite cité coloniale  intacte, avec ses rues pavées de grosses pierres irrégulières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons étape au camping face à la plage, ce qui nous permet de sortir le Zodiac pour explorer la baie, les nombreuses îles et les  plages désertes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain en profite pour faire quelques réparations, étanchéité des fenêtres, collage du cadre de la porte, modification du faisceau électrique.

 

Après 6 jours de plage, et un arrêt à Recreio dos Banderantes, (40 km avant  Rio) nous rejoignons Rio de Janeiro.

 

Dimanche 20 avril 2008.       

Suivant une indication de la famille Marais  (périple vert) nous bivouaquons sur le parking du Pain de Sucre devant l'Ecole militaire et la petite plage de Vermelha. Ceci nous permet d'être en plein centre ville dans un endroit sécurisé.

Profitant du temps clair nous montons au Pain de Sucre (Pao d'Azucar) par deux téléphériques sucessifs. La vue est exceptionnelle, et nous comprenons mieux la topographie particulière de la ville construite entre les collines.

 

 

De loin, nous voyons  le Christ Rédempteur sur le Corcovado qui domine la ville du haut de ces 700 m, les favelas et les fameuses plages dont Copacabana.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dimanche le quartier commerçant appelé Centro étant désert, nous attendons le lundi pour nous y rendre.

Mais pas de chance, à part des gamins qui font leur toilette dans le caniveau, qui font sécher leur linge au dessus des grilles du métro, toutes les boutiques sont fermées. Nous ne nous attardons pas dans ce quartier peu sur. Nous apprenons plus tard que c'est un jour férié.

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A proximité,  il existe le départ d'un antique tram qui nous emmène dans le quartier de Santa Téresa, une seule voiture qui brinquebale à l'assaut de la colline.  Très pittoresque.

 

 

A midi, nous mangeons dans un restaurant typique avec  Jean-Louis et Cathy qui naviguent autour du monde à bord d'un catamaran. En redescendant, nous flânons autour de la Plaza Floriano, découvrons son théâtre municipal  construit en 1906 dans le style de l'Opéra de Paris.

 

 

 

 

 

Si vous avez oublié votre numéro de téléphone favori, pas de problème, inutile de chercher un annuaire, vous en trouverez plein à l'intérieur des cabines téléphoniques....

 

 

 

 

 

Lundi 22 avril 2008

 La nationale 102 se faufile entre les dunes de l'océan et la lagune d'Arauama sur plusieurs dizaines de kilomètres. Lorsque que le soleil à fini d'évaporer l'eau salée amenée par les éoliennes, les saliniers ramassent le sel qu'ils stockent sous de grands hangars.

 

 

 

 

 

Arrivés à Cabo Frio (le cap froid ! !) où il fait toujours aussi chaud, nous allons au Camping Clube do Brasil. Situé au bord du canal qui relie la lagune à l'océan, (c'est peut-être pour ça qu'il y a tant de moustiques) il est assez éloigné du centre ville et des plages, mieux vaut être motorisés.

Pour rejoindre les plages un peu éloignées, nous enfourchons notre Dax Honda. Les gens sont tellement surpris de nos voir circuler sur cette mini moto qu'ils nous regardent comme des bêtes curieuses.  Dès que nous nous arrêtons ils viennent nous faire de grands discours (auxquels on ne comprend rien) et lèvent le pouce pour dire que c'est super.

 

 

Après avoir gonflé le zodiac, nous sillonnons les canaux, les ports et les marinas. Si 35% des brésiliens sont pauvres (ça fait quand même plus de 60 millions de personnes), d'autres vivent dans de superbes villas avec le yacht amarré au ponton ou l'hélicoptère posé sur la pelouse.

Construit en 1696, le couvent et l'église « Notre Dame des Anges » d'architecture typiquement franciscaine, domine la ville et  ses canaux.

 

Certaines plages comme Conchas forme un cercle presque fermé, d'autres comme Prainha se terminent contre les rochers, mais toutes sont de sable blanc fin comme de la farine. Malgré la période tardive, durant le week-end, les plages sont noires (enfin café au lait) de monde.

 

 

 

 

 

 

 

Des dizaines de camelots arpentent les plages pour vendre vaisselle, noix de coco, glaces, lunettes, boissons, colliers, crevettes, sandwichs, ballons, cerf volants...et toutes sortes de vêtements et pourtant, un rien les habille. D'ailleurs, même en ville les tenues sont légères ; pour le plaisir des yeux.

 

 

On ne comptait rester que deux ou trois jours à Cabo Frio, mais avec toutes ces balades, la bronzette, les courses, quelques travaux d'entretien, surtout le renforcement de l'isolation du réservoir d'eau chaude, on a fini par y passer la semaine !

 

 

La légende raconte que Buzios a été découverte par Brigitte Bardot dans les années 60. C'est sûrement vrai puisqu'elle est toujours là, assise sur sa valise en carton, face à la mer, à regarder les pêcheurs (en bronze) qui relèvent leurs filets.

 

 

 

A part le "Centro" qui n'a rien d'extraordinaire, le reste de la ville est dispersé le long d'un labyrinthe de petites rues pentues. Mais Buzios, c'est surtout une péninsule très découpée, accidentée, sauvage et cernée de 26 plages pas toutes faciles à atteindre avec un camping car. On est bien contents qu'il ne soit pas plus gros. 

 

Ici le buggy est une vraie religion, il permet de passer partout et aux pécheurs (amateurs) de rouler sur les plages. Et pas de problème pour les pièces détachées, Volkswagen est toujours la marque N°1 au Brésil et les vieux combi dont la production a été arrêtée depuis 30 ans en Europe a toujours l'air de se poursuivre ici.

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La route serpente entre l'océan et les collines recouvertes de caféiers. Dans le sud les nombreux ralentisseurs qui jalonnent les villages étaient bien signalés, mais ce n'est plus toujours le cas et malgré notre surveillance assidue et des coups de freins brutaux, on se prend quelques fo11Bis de sacrés vols planés. Malgré les ponts cassés qui ne sont pas signalés non plus, aujourd'hui on a bien roulé.

 

En fin d'après midi, on arrive au camping de Guarapari situé au bord d'une petite plage (presque) privée.

 

 

Depuis 6 semaines que nous sommes au Brésil, c'est seulement la deuxième fois que nous rencontrons des voyageurs. Jean-Pierre et Esther13 sillonnent l'Amérique du sud depuis trois ans à bord de leur Toyota. Nous qui pensions que c'était le meilleur véhicule pour les voyages au long cours, ils ont eu pleins de soucis mécanique et on même failli rentrer car ce véhicule étant inconnu ici, personne ne voulait ouvrir le moteur. Nous on s'en fout, on roule en Fiat, ici ils connaissent (deuxième marque au Brésil) et en plus tout marche bien. Pourvu que ça dur, ça ne sera sûrement pas toujours le cas. 

 

Le « guide du routard » écrit que dans cet état il n'y a pas de problème de sécurité. C'est sûrement parce qu'on vient d'entrer dans l'état du Saint Esprit (Espirito Santo). Bon, nous on va quand même faire un peu attention car on a des amis qui se sont fait braquer sur la plage par une bande de gamins .http://lesderoutes.com.

 

 

Dimanche 4 mai 2008

Ca y est, nous avons quitté la côte et le "Saint Esprit" pour rejoindre les collines où pousse le café. Café, Brésil, vous voyez le rapport....parce que celui que vous buvez au petit déjeuner vient surement d'ici. Mais l'état du Minas Gerais (mines générales), c'est avant tout le premier producteur de minerai de fer, d'or et de diamant.

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Nous nous arrêtons au camping à l'entrée de la ville. A part notre camping-car, il y a deux tentes. Avec l'altitude (1200 m), il n'y a plus de moustique, mais il a fallu remettre la couette, car si les journées sont chaudes et ensoleillées, les nuits sont fraiches (13°).

 

 

 

 

Villa Roca (ville riche), fut fondée au XVIIieme. Mais après la découverte des premières pépites d'or qui étaient recouvertes d'une pellicule d'oxyde de fer noir, la ville fut rebaptisée Ouro Preto , "Or noir".

 

Sur la place centrale, s'élève la statue de Tiradentes, qui reste encore aujourd'hui,  un symbole pour tous les Brésiliens.

 

C'est à Ouro Preto, vers 1790, qu'il commença la lutte pour l'indépendance du pays, mais avant que l'insurrection fromentée ne se

 produise, il fut arrêté et pendu sur la place qui porte maintenant son nom.

 

 

Au début du XVIII ième siècle, le congolais Chico Rei fut vendu comme esclave pour travailler à la mine d' Ouro Preto. Après quelques années, cette mine qui ne donnait plus d'or fut cédée à Chico qui peu après y trouva.......de l'or, tellement d'or qu'il racheta sa liberté et celle de son clan.

 

 

 

 

 

Avec toutes ces richesses, la ville connut un développement rapide se couvrit de riches demeures, de fontaines sculptées et d'une quinzaine d'églises à la décoration somptueuses.  L'Igreja Nossa Senhora do Pilar est un exemple parfait de l'art baroque rococo avec ses colonnes et ses arches surchargées d'anges, d'arabesques et de frises florales. Croulant sous les matériaux précieux, elle aurait nécessité plus de 430 kg d'or.

 

 

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Ouro Preto est une très jolie bourgade qui a gardé ses maisons coloniales, ses façades colorées, ses fontaines, ses toits de tuiles patinées et ses  encadrements de fenêtres colorés. Mais le plus fou, ce sont ses rues pentues. On avait jamais vu ça, elles sont tellement pentues que certaines ne circulent que dans un sens et la plupart des piétons montent en zig zag comme on fait en montagne. Même notre petite moto a bien de la peine et Claude est  obligée de descendre car lorsque je monte, elle se cabre et devient incontrôlable, (la moto, évidemment).

 

 

VAGONETSC'est proche de Mariana (à 12kms d'Ouro Preto) que fut trouvée la première pépite d'or. Après plus de 35 tonnes d'or extrait, la mine de Passagem ferma ses portes en novembre 1985. C'est en empruntant les wagonnets brinquebalants mus par un treuil à air comprimé (d'époque) que l'on descend à 130 mètres sous terre; ambiance Indiana Jones garantie

 

 

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Des immenses galeries qui partent dans tous les sens, étaient extraites des roches, qui une fois remontées à la surface, concassées et lavées, laissaient apparaître l'or.

 

 

 

Aujourd'hui, nous avons bien roulé. Malgré les nombreux camions et quelques tronçons de goudron déformés, nous ayons parcouru plus de 360 kilomètres de route de montagne pour rejoindre Diamantina. Comme son nom l'indique, du diamant à été découvert ici début du XVIII ième.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette petite bourgade aujourd'hui un peu oubliée a gardé ses ruelles grossièrement dallées, ses balcons en fer forgé, ses fontaines et ses maisons groupées autour de son vieux marché.

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Jeudi 8 mai 2008 PAY_VALONES

La route qui nous conduit vers Brasilia traverse des paysages vallonnés alternant garrigues et de pâturages. Pas facile de faire du camping sauvage malgré ces grandes étendues presque vierges. On a l'impression que les premiers colons qui sont arrivés, sont allés acheter des piquets et des barbelés et ont clôturé tout ce qu'ils ont pu.

D'ailleurs chaque fazenda (ferme d'élevage) fait des milliers d'hectares.

 

 

 

Du coup, le plus simple pour nous (pas forcement le plus silencieux), c'est de bivouaquer avec les routiers dans les "Postos". Dans ces stations service, on peut tout faire, se laver (douches, wc), boire et mangMONTAGE_MOTELer (plusieurs bars/restaurants), dormir à l'hôtel, faire ses courses, aller chez le coiffeur, regarder la télévision et éventuellement prendre du carburant.

 

On avait bien pensé aux motels, plus calmes et plus discrets, mais comme le suggère les enseignes, ils sont plutôt réservés aux plaisirs galants. N'allez pas croire que les Brésiliens sont plus "galants" que les autres, mais ici les familles sont nombreuses et les couples légitimes ou non n'ont pas forcément d'endroit où se faire des câlins !

 

 

 

Surprenante  BRASILIA : Utopie ou génie ? Toujours est-il qu'en 1960 le Président J K (Juscelino Kubitschek) se lance  dans le plus grand projet des temps moderne, un projet pharaonique : créer la nouvelle capitale d'un pays de plus de 180 millions d'âmes. 1000 jours plus tard, pari gagné, Brasilia était née.

 

 

Dans le butBRASILIA_PLAN de décongestionner la côte et pour démontrer la volonté du  gouvernement de développer toutes les régions du Brésil, la région du Sartao, pauvre et perdue aux confins de l'Amazonie fut choisie .

Au début, il fallut défricher des milliers de kilomètres carrés, créer des routes (les premiers bulldozers furent parachutés) et creuser un lac de 42 kilomètres de long.

 

Dans le projet de l'architecte Oscar Niemeyer, Brasilia devait symboliser le mode de vie futur idéal. Vu du ciel, le plan de la ville rappelle celui d'un avion. Le fuselage est "l'axe des monuments publics" et d' immenses espaces verts cernés par de gigantesques avenues. C'est la que s'élèvent les monuments à la gloire de JK et de Niemeyer ; la cathédrale, les ministères (7 blocs de chaque côté, tous pareil, pas de jaloux!) et les autres institutions.

 

 

Au niveau de la gare routière, partent les ailes le long desquelles s'alignent les blocs d'habitations, chacun conçu pour loger 3000 personnes et toute la vie nécessaire à la vie des habitants.

C'est la cité du gigantisme : voies de circulations, échangeurs pour éviter les feux, les pelouses et bien sur les distances. D'ailleurs on ne marche pas dans Brasilia, on circule en voiture ou en bus.

Les constructions sont souvent pleines de symboles. Niemeyer disait : "j'ai éloigné les colonnes des palais, je les ai faites avec des courbes et des droites qui permettent au public de se promener entre elles".

Conçue pour 400 000 personnes au départ, Brasilia compte aujourd'hui plus de 2 millions d'habitants, et Oscar (Niemeyer) qui aura 101 ans cette année, contemple son œuvre.

 

auberge

 

Le camping officiel, aux dimensions pourtant imposantes a l'air fermé depuis quelques années, et c'est donc dans le jardin de l'Auberge de Jeunesse voisine que nous séjournons. A part un Suisse qui circule en bus et en avion, toujours aucun voyageur à l'horizon. Heureusement, il y a Internet à discrétion et cela nous permet de communiquer avec d'autres amis voyageurs et de mettre le site à jour. 

 

 


26 mai 2008

Agricole, c'est le mot qui qualifie le mieux les régions que nous traversons entre Brasilia et Cuiaba. C'est la Beauce du Brésil, mais une Beauce qui commencerait à Marseille et se terminerait en Belgique (1100 kms). Paysage monotone légèrement vallonné couvert de cultures de canne à sucre, de soja, de coton et de maïs. Et de la canne à sucre et du soja, il en faut, car ici, de nombreux automobilistes roulent à l'alcool (de canne), presque moitié moins cher que l'essence, et le soja est mélangé au gasoil pour faire du biodiesel.

Plusieurs fois nous avons vu des avions qui volaient au ras du sol pour traiter des champs de plusieurs kilomètres carrés.

 

BOUQUET_D_ARBRES

De temps à autre un bouquet d'arbres laisse deviner les bâtiments de la fazenda (ferme), qui du fait de l'éloignement de toute facilité, ressemble plus à un petit village. D'ailleurs, les fazendas, qui sont des domaines privés sont notés sur les cartes routières. Ca fait toujours un point de repère entre des villages quelques fois éloignés de plus d'une centaine de kilomètres.

 

 

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Sur ces 1100 kms que nous avons parcouru en 2 jours, le plus pénible, ce sont les camions ; des files entières de camions, jusqu'à 22,40 m de long, qui roulent à fond dans les descentes et  qui n'avancent plus dans les montées et qu'il faut bien doubler à un moment ou à un autre. Alors que jusqu'à maintenant nous avions trouvé des routes en bon état, celle-ci est souvent creusée par les camions, bosselée, défoncée, mal rapiécée, en travaux, bref dangereuse. Heureusement, les routiers sont sympas et se serrent souvent sur la voie d'urgence pour nous laisser passer.

 

 

Généralement, lorsque nous sommes en route, nous nous arrêtons dans des restos au bord de la route ou dans les postos pour

 déjeunerAU_KILO. Dans les "Lanchonetes", les restaurants au kilo, on prend ce qu'on veut, on fait pesVIANDE_GRILL2Eer et on paie au poids (2,4 à 3,2 €), tandis que dans les "Churrasqueria" même principe, un peu plus cher (4 à 5 €), mais pour les gros mangeurs, c'est super, un serveur passe sans arrêt entre les tables avec différentes viandes grillées et c'est à volonté.

Et ici, la viande, ils aiment ça.

 

 

Pour les bivouacs, plutôt que les postos bruyants, nous préférons quitter la nationale et trouver un coin tranquille sous les arbres au bout d'une prairie ou entre deux champs de maïs. Le problème, c'est que par ici, dans la campagne profonde, il n'ont pas l'habitude des camping caristes et ralentissent ou s'arrêtent pour voir ce qu'on fait là ; et lorsqu'ils voient qu'on peut vivre dedans confortablement, ils se marrent, nous disent "tout de bon", lèvent le pouce et puis s'en vont.

 

Arrivés à Cuiaba, capitale du Pantanal nord (plus grand marécage du monde), nous allons au secrétariat du tourisme pour avoir des infos sur un bateau qui pourrait nous emmener de Porto Jofre à Corumba au Pantanal sud, mais personne ne parle Anglais et malgré leur bonne volonté, nous n'obtenons aucune infos précise, mais nous repartons quand même avec 2 T-shirt du tourisme. Quand on vous disait qu'ils sont vraiment sympas !

 

Nous quittons Cuiaba pour le Parque Nacional Chapada dos Guimaraes (50 kms). L'entrée du parc est gratuite, mais comme toujours nous n'avons aucune information. Nous roulons jusqu'à la chute "le voile de la fiancée" (ça change, souvent c'est celui de la mariée), le gardien nous dit que c'est fermé sans autre explication ; nous décidons d'aller un peu plus loin pour visiter et bivouaquer à la "cité des pierres" (un truc qui doit ressembler à Brice Canyon), nous faisons 13 kms de piste et arrivons devant une barrière cadenassée ! ! ! Nous nous arrêtons aux cascades de Cachoeirinha où nous prenons tout de même un bon bain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la soirée nous stationnons sur le parking Salgadiera, mais vers 9 h un gardien vient nous dire qu'il faut aller au camping juste en face. Nous on est pas contre, surtout que le camping est moins cher que le parking (enfin on a payé les 2), mais comment savoir qu'il y a un camping alors que rien ne l'indique ! Y a des jours comme ça...

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Le lendemain TizianoTOY_ITALIENS et SilLAVAGEvana qui arrivent de Bolivie viennent nous rejoindre. Ca tombe bien, comme ça fait 2 ans qu'ils rôdent en Amérique du Sud, ils nous refilent pleins de points GPS et même des programmes de navigation. Super sympa, grazie mille Tizi. D'autre voyageurs qui sont encore à La Paz au Pérou devraient nous rejoindre d'ici quelques jours.

 

Alain profite d'un bon orage pour nettoyer le camion, le lavage est manuel, mais le rinçage est automatique.

 

Dimanche 18 mai 2008

Retour à Cuiaba, beaucoup de courses car nous allons à Porto Jofre (au cœur du Pantanal) en espérant pouvoir rejoindre Corumba par bateau (2 ou 3 jours sur les rivières Cuiaba et Paraguay), mais nous ne savons pas si nous pourrons embarquer cette semaine ou la semaine prochaine (ou pas du tout !

 

ZONE_MARECAGEUSE

Le Pantanal est une des plus grandes zone marécageuse du monde (environ 40% de la surface de la France) traversée par de grandes rivières comme le rio Paraguay et ses très nombreux affluents. C'est sans aucun doute la plus belle réserve naturelle d'animaux du Brésil où l'on peut découvrir des centaines d'espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères.

A partir de mai, le début de la saison sèche, (mai/septembre) le soleil brûle (environ 38°) et assèche une partie des marais et des voies de circulation.

 

TRANSPANTA

C'est à Poconé que commence la "Tranpantaneira", l'unique piste de terre rouge, surélevée, qui traverse les marais et les prairies humides pour s'évanouir à Porto Jofre, au cœur du Pantanal.

 

 

Cette piste, longue de 150 kms est jalonnée de 128 ponts en bois pas toujours en bon état. Mieux vaut mettre les roues au bon endroit pour éviter de donner à manger aux caïmans (jacarès).

 

 

Et des caïmans, il y en a des milliers qui se dorent au bord de la piste. Nous rencontrons aussi quelques iguanes et des dizaines de capybaras. Ici, contrairement à l'Amazonie où les animaux se cachent dans la végétation, les paysages de prairies laissent apparaître les animaux.

 

 

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Toutes sortes d'oiseaux trouvent leur nourriture dans ces zones humides (300 espèces) ; martins-pêcheurs, toucans, aigrettes, hérons, rapaces et le tuiuiu (ou jabiru), oiseau symbole du Pantanal, grand échassier qui atteint 1 m de haut.

 

 

Au bout de la piste, seulement un hôtel et le camping. Un camping nature au bord du rio Cuiaba où beaucoup de Brésiliens viennent camper pour pêcher. Deux blocs sanitaires, un groupe électrogène qui tourne la nuit pour pomper l'eau du fleuve et faire un peu de lumière et  un grand carbet où Oscar, le patron, vend des bières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici il n'y a que deux choses indispensables, le maïs pour appâter les piranhas et la bière pour se rafraîchir et vu le tas de canettes et l'ambiance en fin de journée, ils se rafraîchissent beaucoup. Faut dire qu'il fait très chaud et qu'a part la bière, il n'y a que l'eau du fleuve qui à la couleur du pastis, mais sans les glaçons ni le goût d'anisette. Enfin, ils sont quand même bien sympas, car hier soir au moment du repas, ils nous ont amené un poisson frit. Oscar a bien donné un cours de pêche à Claude, mais les résultats se font toujours attendre !

 

Le camping est aussi un merveilleux endroit pour observer des aigrettes et des rapaces qui mangent les déchets de poisson. Mais nul doute, que comme nous, vous serez attendri par ce couple de aras hyacinthe amoureux qui ne se quittent pas d'une aile qui vivent dans le creux d'un arbre et se font des mamours toute la journée.

 

 

 

 

 

Entre les pêcheurs amateurs, les touristes de l'hôtel et les "houseboat" des pêcheurs professionnels, beaucoup d'animation sur le fleuve.

 

 

Nous mettons notre zodiac à l'eau et remontons des petits affluents au milieu de la forêt vierge. De temps en temps, on entend le plouf des caïmans qu'on dérange dans leur sieste. Claude qui n'est pas très rassurée a sorti la rame au cas où l'un d'eux voudrait goûter au caoutchouc ! Lorsque je lui demande si elle aurait aimer être exploratrice, elle me répond, pourquoi pas, mais sans toutes ces bestioles.

Nous accostons à l'hôtel Jofre enfin de rencontrer Gustavo, le manager, qui est le seul dans le  coin à parler anglais.  Sur notre demande il passe un coup de téléphone à la compagnie maritime, mais pas de chance, le prochain bateau est dans environ 15 jours.(voir page pratique). Dommage, mais nous devons être à La Paz (Bolivie) à la mi juin, nous allons donc reprendre la route.

 

 

 

Samedi 24 mai 2008

 

Ouf, après 1250 kms et 3 jours de route, nous voilà arrivés à Bonito, une jolie (en portugais) petite ville du Pantanal Sud.

La route qui relie Cuiaba à Rondonopolis n'est pas de tout repos, les camions, trop nombreux, ont défoncé la route. Heureusement, dès que l'on quitte l'axe de Brasilia, la circulation devient plus calme et la route en parfait état permet de profiter un peu du paysage.

Après un premier bivouac "sauvage" bien tranquille, le bush, non accessible nous oblige à dormir au bord de la route dans un posto. Il faut croire que nous n'avons pas choisi le meilleur, car nous y serons seul toute la nuit, ce qui est assez rare. Faut dire qu'il était très poussiéreux et un peu destroy.

 

 

Les immenses fazenda se suivent et se ressemblent. Par endroit, le long des routes, des villages de toiles ou de plastiques apparaissent. Ce sont les habitations "des semterras" (les sans terre) qui exploitent des lopins de terre laissés libres entre la route et les clôtures.

 

 

 

 

Parfois, les panneaux routiers prêtent à sourire, celui ci demande aux automobilistes d'obéir à la signalisation, d'autres avant des virages serrés disent : "on vous répète une dernière fois qu'il faut ralentir".

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Quelques courses à Campo Grande (Grand Camp de 500 000 h) où les immeubles ont remplacés les tipis d'antan. Nous faisons  le reste des courses au bord de la route. Eh oui, j'avais besoin d'une planche pour faire une étagère.

 

 

 

Arrivés à Bonito, plutôt que d'aller dans un des 2 camping situés à l'écart de la ville, nous tentons notre chance à l'Auberge de jeunesse,auberge et coup de chance, ils prennent les vieux ! Non, le coup de chance, ce n'est pas ça ; c'est qu'il y a un grand parking tranquille où on peut bivouaquer à l'ombre des arbres, qu'il y a le 220V (quoique notre transfo ai cramé il y a 15 jours), qu'il y a Internet, la télé, des hamacs, la piscine et le petit déjeuner compris. En plus, pour une fois, le staff parle anglais et on arrive à se comprendre.

Nettoyage, lessive, écriture, site, e-mails et bricolage (étanchéité cellule, nettoyage plan cuisson) nous occupe deux jours entiers.

Bonito est une destination très populaire pour les activités sportives nautiques (rafting, canyoning, kayak...) ainsi que pour ses paysages de cascades , ses grottes et ses lacs cristallins.

 

Dans la matinée nous visitons la grotte du lac Azul, une des plus grande grotte du Brésil au fond de laquelle le lac d'une profondeur de 85 m est d'un bleu métallique incroyable.

Sur place, nous faisons la connaissance de Marcello, un guide local que nous avait vivement recommandé "la Tortue".

 

 

aquario

 

 

 

Dans l'après midi, nous allons au Balneario municipal, piscine naturelle aménagée dans le fleuve où nous nageons au milieu de centaines de poissons dans une eau transparente. Cette transparence parfaite provient de la grande teneur des eaux en calcaire qui fait fonction de filtre naturel.

Nous retrouvons Tiziano et sa femme, nos amis italiens qui campent juste à côté.

 

 

 

Le lendemain, nous passons la journée à l'Aquario Natural ; descente de rivière au milieu des poissons, balade dans la nature et observation de la faune, ara macao, singes

 

tyrelienne

cl_caiman

 

 

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Claude préfère faire le singe au dessus des caïmans que la tyrolienne au dessus de la rivière.

 

Jeudi 29 mai 2008

Ce matin, le temps est couvert et frais ( 20°) et la piste pour Miranda est grasse car il a beaucoup plu cette la nuit.

Nous arrivons chez Marcello qui nous avait proposé de passer le voir chez lui. Marcello est un Indien qui a grandit dans la brousse et ce n'est qu'à l'âge de 16 ans lorsqu'il est arrivé en "ville", qu'il a commencé à apprendre à lire et à écrire. Depuis, il s'est bien rattrapé, il parle portugais, espagnol, anglais, japonais et un peu le français (un peu, comme nous quoi! ! !)

Il y a 25 ans, il a été le premier guide Indien du Pantanal. Depuis 2 ans, après avoir rencontré et épousé Myrjam, une Suisse Allemande qui faisait le tour du monde, il a créé sa propre agence de tourisme et propose des visites du Pantanal à la carte ( voir page pratique). Nous avions programmé une petite journée de navigation sur le rio Miranda, mais le temps pluvieux et la température tombée à 15° nous en a dissuadé. Dommage, Marcello est super sympa et connait bien son métier.

 

 

 

Dans les grands arbres qui poussent en face de chez lui, des centaines de Toucans viennent nicher pour la nuit. Entre 17 et 18 h c'est un véritable ballet de becs oranges.

 

Lorsque nous reprenons la route vers Corumba il bruine toujours. A Buraco de Piranhas, nous bifurquons sur l'ancienne route qui passe au milieu des marais et des oiseaux. A cause de la pluie, la piste est boueuse et glissante et en roulant doucement en 4x4, ça devrait passer, mais devant l'insistance de Claude qui a peur qu'on finisse dans le fossé, nous faisons demi-tour.

 

 

Construite sur les rives du rio Paraguay, Corumba fut un des plus important port fluvial du monde dans la première moitié du 19 ième, mais l'arrivée du chemin de fer tua le commerce. Il reste aujourd'hui quelques bâtiments coloniaux et une ville endormie qui survit grâce aux mines de fer et de manganèse et aux trafics de toute sorte avec la Bolivie toute proche.

Nous comptions faire quelques courses de produits frais avant d'entrer en Bolivie, mais malgré ses 90 000 habitants, nous ne trouvons aucun supermarché bien achalandé à Corumba.

 

 

Le Brésil est un grand pays, nous n'en avons visité qu'une petite partie, mais nous avons quand même parcouru 8300 kms en 66 jours. 

 

Total cumulé: 9700 km.   Dépenses dans le pays : 2200 €

                                          Samedi 31 mai 2008, le voyage se poursuit en Bolivie.