ARGENTINE 2ème séjour 

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1_CARTE_ARG_copie

 

39 millions d'habitants

 

5 fois la superficie de la France

 

Capitale : Buenos Aires dite Capital Federal

 

Religion : catholique

 

Monnaie : peso argentin

 

 

 

 

Lundi 28 juillet 2008

 

Entrée en Argentine par la douane de Paso Jama à 4200 m d'altitude.  Aucun problème, les douaniers sont sympas, ils nous octroient 8 mois.

Longue et belle descente jusqu'à San Salvador de Jujuy (1400 m) à travers la Quebrada de Humahuaca classée Patrimoine mondial pour sa biodiversité et son histoire.

 

Nous prenons rendez-vous chez Fiat pour l'entretien et retournons camper au camping "El Refugio" de Yala à15 kms au nord de Jujuy.

Chez Fiat ils sont bien gentils, mais pas très efficaces ; à part la vidange..... Impossible de changer le joint spi arrière (qui n'a plus l'air de fuir) ni l'entraînement du câble du compteur, car les Fiat Ducato qui circulent ici sont fabriqués au Brésil et de nombreuses pièces diffèrent. Ça à l'air d'être la même choses pour les autres marques ; un ami a cassé l'embrayage sur son Ford, il a du faire un aller retour en France pour se procurer la pièce et lorsqu'ils ont voulu la changer, il se sont aperçus que ce n'était pas la bonne – les boules !

 

Ici, contrairement à la Bolivie, pas de problème pour faire les courses, il y a des supermarchés (surtout des Carrefours) à tous les coins de rue. Pas si bien achalandés que ça, on a pas encore trouvé le Nutella !

 

Jeudi 31 juillet 2008

 

SALTA_2SALTA_1Nous prenons la Ruta 9, sinueuse à souhait pour nous rendre à Salta. Lorsque nous arrivons au camping municipal, nous sommes un peu déçus, car même s'il y a quelques voyageurs, aucune connaissance, alors qu'il y a 2/3 semaines il y avait une concentration de Français : les Apprentis voyageurs (de Sevrier), Nocybb, Jules et Jim....

 

 

Dommage que la piscine soit fermée, elle doit bien faire 250 m de long. Claude en profite pour faire la lessive et mettre le site en ligne, moi, comme d'habitude, je bricole : chauffage, rallonge électrique, compresseur d'air...c'est fou tout ce qui tombe en panne !

 

 

 

 

Mercredi 4 août 2008

ARBRES_EN_FLEURSNous prenons la direction des MFOURS_A_CHARBONissions, une route droite et plate d'environ 900 kms jusqu'à Corrientes, jalonnée d'immenses fermes et de centaines de fours à charbon de bois. Malgré l'hiver, le temps est doux et agréable et les arbres sont en fleurs. Étape reposante sur une belle pelouse au bord du Rio Parana, immense fleuve de 4100 km de long dans lequel viennent se jeter les chutes d'Iguazu.

 

 

CUISINE

 

Aujourd'hui, nous avons faillit tomber en panne de gasoil alors que le réservoir secondaire était plein ! Lorsqu'on a voulu transvaser, la pompe de transfert était en panne - démontage - douche de gasoil - mais la pompe de rechange ne se monte pas - on récupère quand même un peu de carburant pour rejoindre la prochaine station - qui est à sec – on prend les 3 litres du réservoir de la plaque de cuisson – sauvés.

Ce soir, Claude s'est mise à la cuisine ! Si ça continue je vais être obligé d'agrandir la cuisine !

 

 

 

En 1609, la Mission Jésuite de San Ignacio est la première des 30 missions à être construite dans la région. Elles regrouperont jusqu'à 142 000 Indiens Guarani dans les années 1730. Les Indiens bénéficient d'avantages incroyables pour l'époque ; journées de travail de 6 heures (culture et élevage collectif), hôpitaux, écoles, formation professionnelle... Les Guarani excellent dans les travaux manuels comme la sculpture, la fabrication d'instruments de musique ou de montres. Leur temps libre est consacré aux sports, la danse, la musique et bien entendu la prière. La société Guarani est la première au monde à être totalement alphabétisée

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Mais en 1756 les portugais exigent le départ des Guarani qui se révoltent et "l'utopie" se termine dans un bain de sang.

Le film "Mission" (de Roland Joffé, 1986) donne une bonne idée de l'histoire des Missions, même si pour la beauté du film, les images ont été tournées un peu plus au nord, près des chutes d'Iguazu.

 

De la mission ARBRESde Santa Ana, vieille de près de 400 ans, ne subsiste que quelques ruines et un curieux ANTIQUIT2Scimetière où les arbres retiennent les murs après les avoir brisés. Claude qui adore fureter à la recherche "d'antiquités" est tout à son affaire !

Samedi 9 août 2008

Lorsque nous arrivons au camping "Complejo Americano" de Puerto Iguazu, nous retrouvons la famille Tabert que nous avons quittée à La Paz. Ils arrivent du Brésil via la Bolivie, et comme pour tous les camping-cars un peu gros et surchargés, les pistes boliviennes ont été cassantes ; pare-chocs arraché et suspension avant défoncée pour le leur, essieu arrière tordu pour les autres ! Tout compte fait, vu notre itinéraire, on s'en sort pas trop mal !


Après avoir parcouru plus de 1300 km, le fleuve Iguaçu s'élargit jusqu'à 1,5 km, oblique vers le Sud en formant un ample U qui se termine par une faille abrupte qui constitue les chutes d'Iguaçu. Sur plus 2,5 km, 19 grands sauts parmi 300 chutes, dont certaines atteignent 80 m de hauteur ; un décor ahurissant pour un spectacle époustouflant. L'infrastructure est telle que des kilomètres de passerelles permettent de s'avancer jusqu'au cœur des chutes. Mais si comme nous, vous voulez les voir d'encore plus près, vous pouvez emprunter les gros zodiacs de 500 cv qui remontent les gorges jusque sous les chutes. Vagues gigantesques, écume bouillonnante, bruit assourdissant et la plus grande douche de tous les temps ! Bon, malgré les K-way, il faut bien le reste de la journée pour se faire sécher !

 

 

Mardi 12 août

Et maintenant, si on allait voir les chutes côté Brésilien ?

Hier après-midi, Claude a aidé une petite fille à monter dans le bus qui nous ramenait des chutes ; aujourd'hui en regardant les photos du site http://letourdenocybb.blogspot.com/ on s'aperçoit que c'était une fille de la famille Guichard avec qui on correspond par Internet. Trop tard ! Faut dire qu'on ne pensait pas les trouver là, leur camping-car étant en panne d'embrayage à Buenos Aires.

 

OISEAUX_3

 

Aujourd'hui, le temps est orageux, aussi préférons nous attendre pour aller aux chutes. En attendant nous passons la matinée aux parc des oiseaux. Ce parc de 17 ha permet d'admirer de près toucans, aras, colibris, flamants....en tout 900 oiseaux tropicaux.

 

barrage

 

Le barrage d'Itaipu, "la pierre qui chante" en Indien, construit sur le rio Parana en collaboration avec le Paraguay voisin est le plus grand du monde. Il peut fournir jusqu'à 75% de l'électricité nécessaire au Brésil et 100% pour le Haranguât.

 

 

Après avoir patienté 2 jours au camping de FosVUE_PANO Iguaçu, où nous sommes les seuls clients, le soleil est enfin revenu. Comme les chutes sont sur la rive Argentine du fleuve, du Brésil, la vue est panoramique, mais un peu lointaine. D'ailleurs, si nous sommes retournés 2 jours de suite côté Argentin, 2 heures suffisent pour visiter le côté Brésilien.

 

 

VILLAGE_DE_PLANCHES

 

La province Argentine de Mission es, cette étroite langue de terre qui serpente sur plus de 360 km entre les rios Parana (frontière du Paraguay) et Uruguay (frontière de l'Uruguay) jusqu'au sud du Brésil, vit surtout de l'exploitation forestière. Elle est parsemée de nombreux petits villages de planches construits en bordure de la forêt tropicale et habités par une population d'origine Indienne pauvre dont la nombreuse progéniture en guenille circule pieds nus sur les chemins boueux.

 

A Wanda, villag2_m_DE_HAUTe de mineurs d'origine Indienne, situé à 40 km au sud de Puerto Iguaçu, nous visitons une mine de pierrMINE_DE_PIERRE_1e semi-précieuses ; améthystes et agates de toutes les couleurs. Il y a environ 60 ans, une femme qui faisait la lessive au bord d'un rio perdit son savon dans un trou ; elle avait découvert une géode (pierre creuse tapissée de cristaux). S'il reste quelques exploitations à ciel ouvert, la plupart des mines sont creusées dans la roche à coup de dynamite. Il suffit de repérer une veine et de la suivre pour trouver de merveilleuses géodes dont certaines mesures plus de 2 mètres de haut.

 

 

El Gauchito, priez pour nous !

C'est dans la prGIL_1ovince de Corrientes, qu'en 1847 naquit le gaucho Antonio Gil, d'où son surnom El GauGIL_2chito (le petit gaucho). La légende raconte qu'après avoir servit loyalement 5 ans dans l'armée argentine durant la guerre de la Triple Alliance, Gil refusa de rejoindre l'armée fédérale et déserta.

Durant une année, il vola du bétail aux riches propriétaires et le distribua aux pauvres qui le nourrissaient et l'hébergeaient, jusqu'au jour où il fut arrêté et pendu.

Un nouveau Robin des Bois était né !

Juste avant sa mort, El Gauchito annonça à son bourreau, dont le fils était gravement malade, que si son sang arrivait jusqu'à Dieu, il lui viendrait en aide ainsi qu'à tous ceux qui le lui demanderaient. Le bourreau enterra donc son corps, lui construisit un petit sanctuaire et le pria d'agir auprès de Dieu. Le fils guéri rapidement et donna naissance à la légende.

Depuis, dans tout le pays, ont "fleuri" des milliers d'autels ornés de bougies, de fleurs et de drapeaux rouges où des fidèles ont déposé des offrandes : eau d137e vie et statuettes le représentant.

 

Nous faisons une étape devant la gare du petit village de Bonpland, qui malgré son nom, est pauvre, gris, fatigué, usé, à l'image du temps, de sa gare, de son train et de ses voitures.

Étape suivante sur une plage du lac Salto Grande, large retenue d'eau sur le fleuve Parana. Nous pensions rester quelques jours et gonfler le zodiac, mais le temps pluvieux et le lac agité ne nous retiennent pas. Pas plus que Concordia, la grande ville voisine, qui semble sombrer dans un inévitable déclin ; petites maisons, place centrale laissée à l'abandon et voitures des années 50 à bout de souffle.

 

                   KIOSQUE

MUNICIPALITE

 

 

 

Victoria, elle, au contraire, se refait une beauté. Élégante place centrale avec son authentique kiosque à musique, sa municipalité restaurée d'où partent en quadra les rues bordées de bâtiments coloniaux.

 

 

QUADRAS

 

En Amérique du Sud, mais plus particulièrement en Argentine à cause de son relief plat, toutes les villes et les villages sont construits en quadras, c'est à dire en blocs réguliers de 100 mètres x 100 mètres dont toutes les rues se croisent à angle droit. En partant de la mairie, en général sur la place centrale, chaque maison est numérotée de 0 à 100 dans le premier quadra, de 101 à 200 dans le deuxième, etc.

 

ZONE_MAR2CAGE

 

 

Entre Victoria et Romarin, sur environ 70 km, on circule sur des digues et des ponts pour traverser une longue zone marécageuse en bordure du rio Parana qui ressemble à si méprendre au Pantanal Brésilien.

 

 

 

 

BIDONVILLE

Nous rentrons le point GPS donné par un ami, pour nous rendre au camping municipal de Granadero Baigorria dans la banlieue de Rosario, mais arrivons au milieu d'un bidonville pas très rassurant où les "cartonneros" sont à l'œuvre. En fait il s'est un peu mélangé les pinceaux, mais grâce à la cartographie de notre GPS où figure tous les centres d'intérêts (supermarchés, restos, hôtels, campings), nous retrouvons vite le bon chemin.

 

 

A cette époque de l'année, le camping est calme, seulement quelques tentes de jeunes qui fabriquent un peu d'artisanat (colliers, pendentifs, etc) et une famille Allemande en camion qui commence un tour d'Amérique du Sud.

Je profite du branchement 220 v pour avancer un peu le montage du film vidéo, mais avec l'ordinateur qui rame, la semaine n'y suffira pas ! Pendant ce temps là, Claude en profite pour pianoter sur Internet, il faut bien s'occuper.

 

 

Avec sa promenade au bord du rio Parana et ses immeubles du XIXe, Rosario est une ville agréable. Ne pas rater la visite du magasin Falabella du centre ville

(av Cordoba) qui a conservé ses lustres d'antan.

 

Nous traversons la ville de Buenos Aires du nord au sud (70 km, 3 heures) pour prendre contact avec les futurs gardiens de notre camping-car, avant de nous rendre à notre "camping" habituel dans une rue du quartier chic de Puerto Madéro à Buenos Aires. Même si nous sommes dans la rue, nous ne sommes pas malheureux, grandes pelouses environnantes, Internet Wifi et même livraison de pizzas à domicile.

 

 

STEPHANE

 

 

 

Nous avons plusieurs visites de Stéphane, (nocybb) qui attend l'embarquement. Son camping-car ayant des problèmes mécaniques, il est obligé de l'accompagner jusqu'en France.

 

 

 

 

Nous en profitons pour visiter le quartier de Recoleta, restos sélects, architecture européenne et parcs ombragés où se presse le dimanche des centaines d'artisans qui travaillent tous les matériaux imaginables. Mais le clou du "spectacle", c'est le cimetière de Recoleta, ce "Père Lachaise latino-américain" dessiné par un Français et ouvert en 1822.

EVITA

 

 

 

CENTAINES_D4ARTISANS

CIMETIERE

 

 

 

 

 

 

 

 

Un véritable petit village qui abrite de somptueux caveaux et monuments funéraires.

Plus de 50 ans après sa mort, le plus fleuri reste toujours celui d'Evita Perón, la femme du  Président qui fit beaucoup pour les pauvres.

 

 

 

Mardi 2 septembre 2008

Nous rejoignons le quartier de Burzaco au Sud de Buenos Aires où nous stationnons notre véhicule entre les 4x4 de Français, Suisses, Allemands et Hollandais, qui comme nous, rentrent en Europe pour l'été.

 

 

   

Retour en France du 3 septembre au 17 novembre 2008

 

Lundi 17 novembre BRICOLAGE

FRED__ANNERetour en Argentine. Ca tombe mal, Air France a justement décidé de faire grève aujourd'hui !

Du coup, nous changeons nos billets pour un vol Alitalia : Genève / Rome / Buenos Aires  et malgré un confort sommaire, nous arrivons 17 heures plus tard à destination. Un peu de bricolage avec les divers accessoires que nous avons ramené et rencontre avec nos voisins de parking Fred et Anne, http://zigzagcruiser.blogs-de-voyage.fr/ , qui sont aussi de retour.

 

En route pour Puerto Madero, notre bivouac préféré de Buenos Aires. Fred et Anne nous rejoignent rapidement et nous rencontrons les Gasull, des voisins de l’Ain qui « tournent » dans « notre » quartier. Pas étonnant, ils lisent eux aussi Exploracy !

 

LA_BOCAMais tous les quartiers de la capitale n’ont pas l’air aussi calme ! Alors que nous sommes à Caminito, que le soleil est encore haut et chaud (28°), nous décidons de rentrer à pied en traversant le quartier de La Boca. La Boca, le stade, Maradonna, ça vous dit quelque chose !

 

Un Argentin, un peu illuminé (par Dieu à priori) nous conseille de ne pas poursuivre dans cette direction, trop dangereux ! Cent mètres plus loin, un policier, pourtant armé et muni d’un gilet pare balles,  nous intime de faire demi tour ! Claude lui demande s’il ne voudrait pas plutôt nous accompagner ; c’est non. Du coup, on monte dans un taxi qui s’empresse de fermer les portes à clé et de faire un grand détour pour éviter le quartier ! Pas très rassurant tout ça !

 

Après quelques courses, quelques bouffes, quelques connexions Wifi pour donner des nouvelles, c’est le départ vers le Sud et la Patagonie.

 

Nous traversons des centaMOISSONNERines de kilomètres de Pampa, où s’égraine d’immenses Estancias dont les fermes, souvent très éloignées, nous restent invisibles. Le vent, la sécheresse et la température qui flirte avec les 34° a fait blondir les blés, les prairies mais aussi les jeunes pousses de maïs ! Des paysans itinérants, qui partent moissonner de ferme en ferme se déplacent  toujours avec leurs caravanes.

 

RIO_NEGRO

 

 

Mardi 25 novembre 2008 

Le Rio Negro et son vieux pont métallique marque l’entrée nord de la Patagonie.

Nous stationnons sur la côte Patagone en bordure de l’océan Atlantique au Balneario El Condor.

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C’est dans ici, dans une longue falaise percée comme un gruyère que nichent plus de 35000 perroquets verts. C‘est le plus grand rassemblement du monde. Dès l’aube, ils s’envolent en vagues ondulantes et assourdissantes à la recherche de nourriture. Du bas de la falaise, le spectacle est sans cesse renouvelé ; pendant que certains chassent les intrus, d’autres se reposent, tandis que les couples, eux, se fond des mamours. Mais dès que l’on s’approche un peu trop, tous crient à tue tête pour nous éloigner. Attendrissant !

 

 

Nous continuons notre descente vers le sud en empruntant la piste de ripio qui longe la côte au plus près. Lorsque que vers 8 heures, le vent se calme et que le soleil est encore chaud, nous piquons une tête dans l’océan. Pas trop longtemps quand même, on n’est encore pas dans les Caraïbes ! PELLES

 

 

Aujourd’hui, on a voulu bivouaquer trop près de la mer !

Malgré le 4x4, les vitesses courtes et le blocage de différentiel, rien n’y fait, il faut sortir les plaques. D'autant qu'on veut pas trop forcer, car depuis quelques jours la boite grogne un peu. 

Dégonflage, pelles et plaques à sables ; après une demi heure d’efforts, on s’en sort,

 

 

On s’arrête quand même à La Loboria où des centaines de lions de mers LIONS_1LIONS_2(appelés aussi otaries de Steller) se prélassent sur la plage pendant que d’autres s’amusent dans des piscines naturelles au milieu des rochers. Les plus gros d’entre eux, les mâles, peuvent mesurer jusqu’à 4 mètres de longueur et peser plus de 400 kgs. Du haut de la falaise où une passerelle a été aménagée pour mieux les observer, leurs grognements rauques font vibrer l’air au milieu des bourrasques de vent.

 

 

 

P_CHEURSDans ces régions inhospitalières sans aucun abri sûr, où les vents peuvent se déchainer en quelques heures, les pêcheurs sont obligés de remonter leurs bateaux à l’aide des tracteurs.

 

 

 

 

.Lundi 1 décembre 2008

Nous arrivons  à Trelew, où Maurice, un Argentin d’origine française est mécanicien, ce qui va bien nous faciliter les choses. Changement du roulement de roue AVG qui grogne un peu, puis démontage et graissage du démarreur. Pour mes problèmes de boite de vitesse, Maurice préfère m’accompagner chez un de ses collègues spécialisé dans les boites. Pas facile ! Le premier part en vacances, le deuxième est surbooké, mais le troisième, Mario, accepte de démonter la boite.

 

Dans notre malheur, alors que nous sommes au fin fond d'une zone artisanale à moitié déserte, nous avons une connexion wifi excellente.

 

Mardi matin, debout à 5 heures pour passer quelques coups de téléphone ; à Philippe, notre ami mécano de St Martin Bellevue qui connait bien les boites ; à Dangel, qui après 3 /4 appels, fini par nous envoyer un schéma de la boite et la procédure pour la  démonter. Heureusement, car nous n’aurions jamais trouvé la goupille cachée au fond d’un trou, qui bloquait tout. 

 

Après démontage, vous pouvez voir ce qu’il reste de la boite ! D’aille1_SEUL_VEHICULEurs, je me disais bien que nous avions le seul véhicule en état du garage !  1_RESTE_DE_BOITE

A la vérité, ils nous ont bien dépanné, en France, alors qu’il aurait fallu acheter à prix d’or les deux engrenages grippés, ils se sont contentés de rectifier les portées pour un moindre coût. D’après eux, la panne est due  aux morceaux de la came du compteur de vitesse qui s’est cassée et dont les morceaux sont venus se coincer dans les engrenages. C’est vrai que depuis un moment, on se demandait bien ou était passé cette came !

 

Vendredi 5 décembre 2008  

Les réparations terminées, nous remontons jusqu’à la péninsule Valdés, une presqu’île où une poignée d’estancias élèvent guanacos et moutons mérinos par milliers, l’herbe étant trop rare pour l’élevage bovin.

 

Mais la péninsule Valdès est avant tout une réserve naturelle où se concentre un nombre impressionnant d’animaux marins :

 

1_ELEPHANT_21_ELEPHANT-les éléphants de mer, phoques pouvant peser jusqu’à 4 tonnes pour 6m de

long,    dont les mâles restent entre eux, d’ou l’expression ...  comme un phoque.

-les lions de mer, plus petits, et qui contrairement aux phoques qui sur terre se déplacent comme les chenilles, s’appuient sur leurs nageoires. 

  

 

-les baleines franches, que nous avons la ch1_BALEINE_MONTAGEance de voir juste devant notre bivouac au port de Piramides, sont les plus grosses que l’on puisse observer ; 12 m de long pour un poids de 30 tonnes, elles peuvent plonger jusqu’à 1500 m de profondeur.

 

1_TATOU_MONTAGE

 

 

 

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Sur le parking, un tatou velu (el pichi) qui ressemble à un animal préhistorique, vient quémander de la nourriture

 

 

. 1_PUTOIS_MONTAGE

Quand au putois, nous ne le verrons pas, mais d’après les panneaux d’informations, leurs pets sentent tellement mauvais, que pour se débarrasser de l’odeur, le seul moyen est de laver les vêtements avec de l’ammoniaque, de la sauce tomate ou de les enterrer un certain temps !

 

 

Après une nuit au camping de Puerto Piramides afin de nous décrasser après 4 jours passés dans les garages, nous bivouaquons sur la plage de Pardelas. L’eau n’est pas bien chaude, mais la température extérieure nous invite quand même à la baignade. L’endroit est si désert que les maillots de bain sont superflus !

 

 

 

 

 

 

Bon, c’est pas tout, la marée monte et il faut décamper ! 

    

 

Mercredi 12 décembre 2008  

Retour à la case départ, c’est à dire à Trelew, la boite de vitesse Fiat « pisse » l’huile et il y a un bruit à l’intérieur.

 

 

On a le temps de d’aller jusqu’à la gare routière et de se faire une idée des transports en commun……..d’antan, car rassurez vous, les nouveaux modèles sont ultras modernes.

 

 

On a aussi le temps de prendre des nouvelles de nos amis voyageurs :

 

« Roulmaloute », Annick et Bruno qui pédalent du nord au sud du Chili ont déjà fait 4800 kms et sont actuellement en révision à St Martin de Los Andes (ce sera surement plus simple que pour nous). « Passagers du monde », Pascale et Michel qui voyagent en sidecar et se sont envoler pour l’Afrique du Sud. Les Gasull, Claude et José nos voisins de l’Ain qui circulent en Uruguay à bord de leur Toy/Logemobile. «Fraval », Valérie et François avec leur Toyota Hiace qui bullent toujours sur les plages de Thaïlande en attendant la fin de la mousson. « Cheminsdumonde », Géraldine et Yann avec leur vieux HY Citroën qui mécaniquent en Malaisie. « Zigzagcruizer », Fred et Anne et Renata et Bruno qui se sont retrouvés dans la pampa Patagone. « Bagheerafrica », Evelyne et Marc avec leur Ivéco 4x4 qui bullent sur une plage Tanzanienne mais qui entendent des bruits dans la boite de vitesse ! Ca me rappelle quelqu’un ! « Pestelif », Annie et Daniel avec leur Ford 4x4, que nous avons rencontrés à Trelew la semaine dernière. « Latortuesélène » Nanou et Denis et leurs enfants qui trainent leur carapace désarticulée quelque part entre la Malaisie et la Thaïlande, mais qui restent bien silencieux depuis quelques jours ; manque de wifi à priori ! « Vivresonrêve » la famille Tabbert et « Célaventure » la famille Motte qui rembarquent  pour la France à la fin du mois. « Landandino » Marie-Paule et Jacques qui sont en Patagonie à une centaine de kilomètres d’ici et qui ont bien des problèmes avec leur Land-Rover ; je vois déjà les Toyotistes qui sourient ; mais non, il ne s’agit pas de problèmes mécanique ! Ils ont dépassé de quelques semaines la durée maximum (8 mois) d’importation temporaire d’un véhicule sur le sol Argentin (hospitalisation en France, retard du bateau de retour…) et maintenant la douane leur réclame 10 000 $US (ramené à 4500 $US après l’intervention d’un avocat) pour récupérer leur véhicule ! La vraie galère. Quand je pense qu’il a faillit nous arriver la même chose en Bolivie pour un jour de retard, mais que le douanier, sympa, nous a demandé une facture de mécanique (bidon) pour justifier notre retard et nous éviter l’amende.

 

1_PLAGEEt puis bien d’autres qui circulent au Chili, Pérou, Bolivie, Equateur, Uruguay,  Brésil, en Afrique ou en Asie, mais la liste serait trop longue pour les citer tous. En tous cas, bonne route à tous, et « suerte ». (qui signifie “ bonne chance“  et que tous les argentins nous souhaitent dès qu’ils nous rencontrent.

 

 

trelew_011

 

En attendant notre rendez-vous de lundi chez Mario, notre mécano « préféré », (enfin, si on pouvait s’en éloigner un peu…), on rejoint Rawson pour passer le week-end à la plage. A part quelques camping-cars locaux, la petite station balnéaire est encore calme, les vacances ne commencent réellement que d’ici une quinzaine.

 

En fin d’après-midi, alors que nous sommes installés sur la plage, nous avons la visite d’un couple de retraités argentins qui avaient relevé le nom de notre site la semaine dernière à Puerto Piramides. Depuis, ils l’ont épluché de long en large et connaissent tout de nous et de notre camping-car. Du coup, ils sont très heureux de le visiter, d’autant plus qu’ils en possèdent un qu’ils ont entièrement construit.

 

Mercredi 18 décembre 2008  1_BOITE

 

 

Ca fait déjà 3 jours que nous sommes au garage, ça commence à bien faire ! Ils ont déposé et ouvert la boite de vitesse pour contrôle et nettoyage ; il restait quelques morceaux  métalliques provenant toujours du pignon de compteur cassé, mais rien de plus. On attend simplement le joint spi qui devrait arriver aujourd’hui de Bahia Blanca.

 

1_CAMPING_DS_GARAGE

 

 

 

La nuit on habite dans notre camping-car dans le garage, c’est pratique, tranquille, mais pas très romantique ! En plus, le matin il faut se lever tôt, (alors qu’on n’a rien à faire)  car les ouvriers attaquent dès 8 heures pour terminer la journée à 19 heures. Ils n’ont pas une avance terrible, mais ça fait quand même 10 heures de travail par jour.

 

 

 

Pendant ce temps là, on s’emmerde un peu ; Claude surf sur Internet, lit, tricote, va faire les courses (4 kms à pied, ça use, ça use…), et s’est mise à la cuisine. Pendant ce temps la, j’en profite pour recomposer le site afin d’en faire une version PDF imprimable. Gros boulot.

 

Samedi 20 décembre 2008  

21 heures, ça y est, on est arrivé au bout du monde avec un temps de fin du monde

 

Bon, ou j’en étais resté ? A oui, nous étions toujours au garage.  Jeudi à la tombée de la nuit, la boite enfin remontée, on prend la route sans plus attendre. Malheureusement, je m ‘aperçois très vite que la boite de vitesse fuit toujours, mais en plus je n’ai plus de syncros ! Que faire, continuer ou revenir ?

 

Seulement, voilà, notre ami Patrick et sa copine Anne, qui naviguaient autour du Cap Horn nous attendent demain soir à Ushuaia à 1800 kms d’ici pour faire un bout de route avec nous. Démontage du carénage, contrôle des niveaux, puis on continue, quitte à revenir courant janvier.

 

1_MILLION_DE_PINGUOINS

Arrêt rapide à Punta Tombo où un million de pingouins (manchots de Magellan) sont réunis ; la plus grande colonie au monde. Ils sont arrivés là un beau jour de 1947 sans que l’on sache pourquoi, et depuis, ils reviennent tous les étés.

Pendant que les uns se dandinent, d’autres se reposent ou nourrissent leurs petits nés le mois dernier. Pendant que je prend ses congénères en photo il y en a un qui m’attrape les mollets.

 

1_PETROL

La ruta 3 continue, interminablement plate et rectiligne à travers d’immenses plaines recouvertes  d’une végétation rabougrie que broutent quelques guanacos et les milliers de moutons.

 

Descente sur Comodoro Rivadavia, où depuis 1907, les pompes à balancier aspirent inlassablement le pétrole.

 

1_DETROIT_MAG

Après avoir longé la côte sur plusieurs centaines de kilomètres, on quitte l’Argentine pour le Chili, puis, quelques kilomètres plus loin, on traverse le détroit de Magellan pour rejoindre la Terre de Feu qui est une île.

 

En 1520, lorsque Magellan arriva à l’extrême sud de l’Amérique et qu’il vit les innombrables feux de camp allumés par les Indiens Yamana pour se réchauffer, le nom de la région était tout trouvé.

 

 

Bientôt, la bonne route fait place à une piste de ripio (cailloux) peu entretenue ; pas étonnant, cette route chilienne n’est utilisée que par les argentins qui se rendent à Ushuaia, et entre chiliens et Argentins, ce n’est pas le grand amour, toujours des histoires de frontière…

 1_FORET

 

Dès qu’on entre de nouveau en Argentine à San Sébastien, le relief s’accentue, la route se tortille, les forêts recouvrent les vallées, les maisons colorées s’accrochent aux collines ; puis au loin, les hauts sommets de la queue de la Cordelière des Andes accrochent les nuages.

 

 

 

331___CopiePluie, neige, vent violent, ciel bouché, c’est une vision de fin du monde ; puis une longue descente dans une pénombre d’apocalypse et la mythique Ushuaia apparaît. Magique.

 

 

 

Pari gagné, on a fait 1800 kilomètres en deux jours (avec 2 frontières à passer), on est à l’heure au rendez vous.

 

1_MAISONS

 

 

La petite ville d’Ushuaia (70000 habitants) s’étire le long du canal de Beagle qui relie l’Atlantique au Pacifique. Juste deux ou trois rues principales bordées de nombreuses maisons recouvertes de bois ou de tôles peintes de couleurs vives qui datent du début du siècle dernier.

 

 

 

.Dans quelques bars, c1_BARSomme le El Almacen où Patrick nous offre le café, le temps a suspendu son vol ; planchers anciens, comptoirs de vielle épicerie, jouets anciens, rien ne date d’hier.

Ushuaia est un grand port de commerce, mais aussi le principal port touristique d’ou partent les paquebots de croisière en direction de l’Antarctique.

 

 

1_PENITENCIER

 

 

Visite du musée qui retrace l’histoire de l’ancien bagne dans lequel il est installé et des expéditions légendaires en Terre de Feu. En construisant ce pénitencier à Ushuaia en 1902, les autorités avaient comme but de peupler et d’exploiter ce coin perdu d’Argentine.

 

 

 

 

Camping nature et ballades agréables sous un ciel presque bleu dans  le Parc National de la Terre de Feu au milieu de forêts d’arbres morts aux couleurs 1_FIN_DU_MONDEgris clair.

1_COURIER

C’est en arrivant au bord de la petite baie de Latapia que se termine la ruta 3,  à 3079 kms de Buenos Aires. C’est fine del mundo.

 

Dans la baie d’Ensenada Zaratiegui, une cabane bureau de poste d’où part le courrier le plus austral du monde

 

 

 

Ce soir nous rejoignons le camping La Pista del Andino où nous trouvons une concentration de  voyageurs Français tout à fait incroyable. L’émission de Nicholas Hulot doit y être pour quelque chose !

 

 

Retrouvailles avec certains, premier contact humain avec des correspondants Internet et premières rencontres avec d’autres.

L’apéritif, chaleureux  et animé, est le bien venu pour nous réchauffer un peu.

 

 

 

 

1_HABERTON1_CANAL_BEAGLESituée au bord de l’eau dans une crique abritée du canal de Beagle (qui relie l’atlantique au Pacifique), l’estancia Haberton est la plus ancienne de la Terre de Feu.

 

 

Fondée en 1886 par le pasteur Thomas Bridges qui fut le premier Européen à vivre en Terre de Feu, elle servit de refuge aux Indiens Yamana pourchassés par les chasseurs de têtes.

 

 

1_ANNE

1_PATRICKEn cours de route, pendant que Claude surveille, Anne répare les ponts (avec du bois encore plus pourri que celui d’origine),

 

Patrick fait de la mécanique (ça doit bien être la première fois !).

 

 

 

Quelques images de la Terre de Feu :                          

 

 

1_IMAGE

 

 

 

 

 

 

Nous avons passé 73 jours en Argentine. Dépenses : 3300 € (dont 1000 € d'entretien c-car; pneus, boite de vitesse, roulement).

 

Nous avons parcouru 10 000 kms. Total cumulé : 26300 kms.

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                                                     Le 24 décembre 2008, le voyage se poursuit au Chili.