MEXIQUE 2  

 

 

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Capitale : Mexico                       

Superficie : 1 967 0000 km2

soit  4 fois  la France.

 

Population : 108 000 000 habitants      

Langue : Espagnol         

Monnaie : Peso : m$

_____ Mexique 1

______ Mexique 2

 

Lundi 20 décembre 2010  - 18/28° eau 26°, passages nuageux.

Nous sommes de retour de Cuba.

Les "Mabille", Françoise et Dominique, www.quinquaventure.com  qui nous attendent depuis quelques jours à Cancun se proposent de venir nous chercher à l'aéroport. Ma foi, c'est pas de refus !

 

 

 

Nous nous occupons de l'assurance de notre véhicule et rejoignons la famille Roux qui nous attend à Majahual.

 

 

Les filles, Manon et Fanny, contentes de nous retrouver viennent dormir dans notre camping-car. Quant à Océane, qu'on appelle la môme "ben oui" (c'est sa réponse préférée), elle est devenue championne des perles et du "uno".

 

 

 

Longeant la plage, la petit village de Majahual est généralement bien calme et la plupart des commerces sont carrément fermés, mais les jours où les bateaux de croisière y font escale, c'est la croisière s'amuse ! Une marée de croisiéristes afflue vers les bars, les bijouteries et les pseudos centres d'artisanats qui s'ouvrent miraculeusement. Ils défilent  bien sagement à la queue leu leu au volant de quads et buggy de location en soulevant des volutes de poussière qui nous "pourrissent" les camping-cars en nous font des grands signes de victoire, heureux de leur sortie "Paris Dakar";  affligeant ! Et en plus, ils se font bien plumer, les tableaux (peintures) que nous payons 60 $us leur sont proposés à 840 $us; ils peuvent seulement marchander...

 

   

 

Vendredi 24 décembre 2010  - 18/28° eau 26°, passages nuageux.

En chemin, les Mabille  rencontrent la famille Binet http://labinetaventure.canalblog.com/ au hasard d'un stationnement. Du coup, nous nous retrouvons à 4 camping-cars. Pas facile de trouver un bivouac correct pour loger tout ce petit monde! La plupart des "spots" du bord de mer sont soit privés et non accessibles, ou les plages sont jonchées de détritus.

Après une reconnaissance fructueuse, Denis trouve un pseudo camping avec palapa (abri) près de la plage. L'endroit idéal pour un réveillon entre amis du bout du monde.

 

 

 

Apéritifs au choix

Pastis, Rhum de cuba, Vins blancs

 

Menu Gastronomique

Canapés de Foie Gras du Sud Ouest

Confit de Canard en Boite

Pommes de terre aux oignons frais cuit  à la graisse de canard

Salade de fruits du Mexique

Vins blancs et rouges Chiliens à volonté

                                                                         ___________________

 

Samedi 25 décembre 2010 - ciel bleu 27°, mer bleue 26°, baignade agréable.

Pas pour tout le monde ! Alors que les enfants jouent dans l'eau, nous sommes attirés par les cris de Noah qui se plaint d'une brulure au zizi. Après moult observations les parents s'apercevront qu'il a une méduse coincée dans le maillot de bain. Pas de chance, car nous n'en avons pas vu une seule. L' affaire est sérieuse et la famille nous quitte momentanément pour une nuit d'observation à l'hôpital.

 

 

 

Les massifs coralliens situés à quelques dizaines de mètres du rivage abritent quelques beaux coraux et de nombreux poissons.

 

 

 

Mardi 28 décembre 2010 - 15°/26°, eau 26°, beau temps avec quelques passages nuageux.

Après 2 jours passés sur les rives de la Laguna Bacalar, nos amis continuent leur voyage vers le Belize. Nous décidons de rester encore quelques jours dans cet endroit paradisiaque.

 

 

Vendredi  31 décembre 2010  -  20/30°, eau 26°, ciel bleu.

Hier nous avons décidé de prendre la route pour faire le réveillon à Campeche avec nos amis Willy, Patrick, Patou, Marie jo et Salvator.

 

 

 

Nous souhaitons une bonne et heureuse année à nos deux grandes filles, à notre famille et à tous nos amis.

 

                                               

 

Nous passons quelques jours dans le jardin de Willy, les pieds dans l'eau.

Nos amis sont des pros de la cuisine ; pendant que Salva pêche les poulpes, Willy prépare l'accompagnement. Ici, il n'y a pas que le boulot qui compte !

 

 

 

Tous les jours, il faut aller en mer sur les cages afin de contrôler les filets de protection et nourrir les poissons qui sont en "grossissement".

 

   

Pendant que les pêcheurs remontent les filets, pélicans et cormorans leurs disputent les poissons.

 

   

 

Comme tous les soirs, coucher de soleil radieux sur le golfe de Campeche. Avec 30° la journée et 20° la nuit, la température est idéale ; et malgré une eau à 26°, nos amis  disent qu'il fait trop froid pour se baigner !

 

Vendredi 7 janvier 2011 -  20/30°, ciel bleu.

Après cette longue étape à Campeche, nous reprenons la route en direction de Oaxaca. Quelques kilomètres après Frontera, nous quittons la nationale pour longer la côte.  (Voir page pratique).

 

 

 

Sur plus de 120 km, une merveilleuse petite route longe la Barra de Tupilco. Une langue de sable couverte de cocotiers s'étire entre une succession de lagunes, de rios, de canaux ou de mangroves. L'eau est partout, si ce n'était les cocotiers, on pourrait se croire en Camargue.

 

   

Un magnifique voyage qui permet de longer une suite ininterrompue de plages de sable bordées de cocotiers, survolées d'aigles pêcheurs et de pélicans.

 

 

 

Sur certains tronçons, la route avalée par la mer  a été remplacée par des pistes sablonneuses remblayées de gousses de cocos pour éviter les ensablements. Lorsqu'elles traversent des cocoteraies privées, les propriétaires en profitent pour faire payer un petit droit de passage.

 

 

 

Dans les petits villages, il faut se faufiler entre les cocotiers et les maisons de planches.

 

   

 

Des églises de toutes confessions s'alignent sur notre passage. En dehors de la pêche, les villageois vivent de la récolte des cocos. Une fois débarrassée de leur gangue, la pulpe est mise à sécher, ensachée et envoyée dans les usines de traitement. 

 

   

 

Paraiso, centre de villégiature pour les populations du Tabasco occidental profite profite du développement des infrastructures pétrolières.

 

   

 

Dès 1200 av. J.-C., dans la région du golfe du Mexique, s'épanouit un peuple qui influencera toutes les civilisations de la Méso- Amérique, les Olmèques. La Venta, ancien centre cérémoniel  Olmèque, a livré de nombreuses preuves archéologiques du haut degré de développement de cette civilisation qui durera près de 1000 ans.

 

   

 

Au départ, on pensait bivouaquer sur le parking du site, mais il ferme la nuit. Nous sommes donc allés en face, sur le terrain de foot, mais un feu de feuilles mortes puait. Nous nous sommes donc rapprochés de l'église Pentecôtiste, mais vers 5 heures,  ils ont commencé la messe et par peur que ça dure toute la nuit, on a repris la route.  

Pour finir, on a "atterri" dans une station service Pemex (comme toutes les stations mexicaines). C'est pas ce qu'il y a de plus romantique, mais ça dépanne.

 

 

 

Au petit matin, un employé de la station me demande si on a vu les éléphants ! On regarde derrière les bâtiments, derrière les arbres, rien ! En fait, c'était les arbustes qu'il fallait regarder.

 

Lundi 10 janvier 2011 - 1500m, sec, 12° / 25°, 2 jours nuageux, puis ciel bleu.

Après avoir traversé des prairies, des forêts d'hévéas, des cultures d'ananas, d'agaves (pour faire la Tequila), de canne à sucre ; on entre dans la "Sierra Madre de Oaxaca". La route serpente en milliers de virages au milieu de forêt de pins et grimpe dans le brouillard jusqu'à 2950 m d'altitude avant de redescendre brusquement.

 

   

 

Les freins chauffent, il fait presque nuit, vite, il faut trouver un bivouac. Et c'est Claude qui trouve un vaste terrain plat dans un centre d'éducation un peu désaffecté. Enfin un bivouac tranquille.

Pas une station service dans ce coin perdu, heureusement qu'on avait fait le plein de gasoil avant d'attaquer la montagne.

 

Oaxaca, à 1550 m d'altitude, s'étend au fond d'une immense vallée cernée de montagnes et jouit d'un climat tempéré et sec toute l'année. Son emplacement privilégié à la croisée des grandes civilisations méso-américaines, a contribué à son rayonnement culturel. Les Espagnols y ont édifié de somptueuses demeures coloniales et près d'une trentaines d'églises aux façades de style baroque.

 

 

Le Teatro Macedonio Alcala, construit en 1903, est un rappel de l'architecture française en vogue à cette époque.

 

   

 

Lorsque nous arrivons au camping de Oaxaca, nous retrouvons 2 couples de français qui ont acheté leurs camping-cars aux USA. Puis arrive un jeune couple français, qui eux aussi descendent vers l'Amérique du Sud.

 

 

 

Pour moi, c'est séance mécanique, je me disais aussi que ça faisait longtemps... Le radiateur refait en Equateur s'est dessoudé et fuit. Démontage, soudage et remontage, une petite journée de boulot et le tour est joué.

 

 

 

A 10 km de Oaxaca, la petite bourgade de Santa Maria el Tule attire une foule de visiteurs; son Arbol del Tule, sorte de cyprès, est considéré comme le plus grand du monde. Avec ses 2000 ans, ses 42 m de hauteur et ses 58 m de circonférence, la belle église du XVIIe parait bien minuscule.

 

 

Non loin de là, Monte Alban, l'ancienne capitale Zapotèque se dresse sur un plateau qui surplombe la vallée de Oaxaca. Fondée autour de 500 av. J.-C., Monte Alban, centre administratif et religieux, fut l'une des premières cités du Nouveau Monde. A son apogée, vers le 5e s., elle regroupe près de 30 000 habitants.

La Gran Plazza, longue de 300 m x 200 m constituait le centre de la ville.

 

   

 

Dimanche 16 janvier 2011 - 20/30°, eau 26°, ciel bleu.

Nous rejoignons la côte Pacifique et séjournons quelques jours à Zipolite. Jadis simple village de pêcheurs, Zipolite fut l'une des destinations mythiques du mouvement hippie des années 1970. Aujourd'hui, les routards continuent d'y affluer dans des cabanas faites de bric et de broc. Un bivouac très agréable pour ceux qui cherchent la tranquillité.

 

 

 

 

Idéale pour le surf avec ses grosses vagues, la plage est très dangereuse pour la baignade à cause de ses forts courants. Aujourd'hui, sans l'intervention du sauveteur, un couple se serait noyé.

 

 

Même si Puerto Escandido mériterait une plus longue visite, le bivouac bruyant nous incite à poursuivre notre route en direction d'Acapulco.

 

 

 

A quelques kilomètres d'Acapulco, sur la "baja vieja", Israël et Jeannette, un charmant couple de Mexicains,  nous accueillent quelques jours près de leur restaurant "Playa Aventura". Cocos de bienvenue, douche et piscine à volonté, que du bonheur ! Merci à Denis et Sarah pour ce bon tuyau.

 

Samedi 22 janvier 2011 - 20/32° eau 27°, beau temps.

A peine sommes nous arrivés à Acapulco que des flics ripoux nous arrêtent et nous parlent de "multa" (amende), pour avoir grillé un feu rouge, ce qui n'est pas vrai, car vu leur réputation, nous étions aux agués. Ils nous demandent le permis de conduire - veulent nous le confisquer - s'aperçoivent que c'est une photocopie - veulent l'original - on leur explique que vu les nombreux voleurs, nous l'avons laissé chez nos amis - voyant qu'ils n'ont pas de prise sur nous, la mort dans l'âme, nous laissent repartir. Cinq minutes après ça recommence, on leur dit que ça suffit, ils nous souhaitent bon voyage et nous laissent aller.

 

 

 

Nous rejoignons nos amis d'Annecy, Simone et Jean-Paul, en villégiature pour l'hiver sous le soleil d'Acapulco. Nous squattons le parking gardé de la résidence, calme et idéalement placé au dessus de la "playa Caleta".

 

 

Acapulco (1million d'habitants) occupe un étroit ruban côtier de 11 km le long de la Bahia de Acapulco. Les plages de sable blond, un climat idéal et la vie nocturne animée font toujours recette, surtout auprès des nombreux Québécois qui investissent la ville en masse durant les grands frimas d'hiver. C'est l'occasion de soirées hamburger entre "cousins".

 

 

 

Cette jolie baie, surnommée "la perle du Pacifique" mérite bien son nom, surtout la nuit lorsque les lumières de la ville dessinent un arc scintillant au pied de la "Sierra Madre del Sur". 

 

 

Sur les plages, les vendeurs ambulants  proposent souvenirs, vêtements, glaces, boissons, gilets de sauvetages, coquillages, maquettes, vases...

Sur la petite île escarpée de Roquetta, juste en face de notre "camping", quelques possibilité de snorkeling.

Mais comment parler d'Acapulco sans parler des "clavadistas", ces plongeurs qui animent "La Quebrada" depuis 1934. Après avoir escaladé la falaise en faisant preuve d'une agilité impressionnante, chaque plongeur se recueille devant l'autel placé au sommet, avant de prendre place au bord du vide à 35 m de hauteur ; saut périlleux impeccable, saut de l'ange en duo millimétré, les "clavadistas" atteignent l'eau au moment précis du retour de la vague.

En ville, les distances étant considérables, on se déplace rarement à pied. Les autobus un peu kamikazes, circulent très fréquemment. Les pancartes installées sur le pare-brise indiquent les destinations.

 

Les petits taxis, nombreux, sont souvent ces petites Coccinelles.

Mais la ville n'a pas toujours très bonne réputation. Les trafiquants utilisent la côte du Guerrero (province) pour introduire la cocaïne en provenance de Colombie. La violence entre cartels rivaux ou avec la police fait rage.

 

Les règlements de compte sont légions. Deux jours avant notre arrivée, deux trafiquants ont été exécutés en bas de notre immeuble. Toute la journée, les pickup  avec policiers armés et cagoulés sillonnent les rues d'Acapulco. ( 2 jours après, le journal montre une photo d'un cadavre en plusieurs morceaux sur une plage d'Acapulco, règlement de compte entre bandes rivales ???-)

Ceci étant, en tout cas pour l'instant, les touristes qui se cantonnent  aux quartiers proches des plages ont d'avantage à craindre des vagues de l'océan ou des eaux troubles qui se déversent dans la mer après de fortes pluies.

Jeudi 27 janvier  - 18/27° beau temps.

Grace à sa végétation tropicale, sa température moyenne de 27° et ses jolies plages, Ixtapa, qui en 1970, n'était qu'une vaste cocoteraie, fut choisie pour devenir une station balnéaire de luxe.

 

 

La langue de sable qui sert de parking à l'embarcadère pour "Isla Ixtapa" nous offre un bivouac parfait ; légère brise marine, la mer devant et derrière et juste un peu d'animation la journée pour ne pas s'ennuyer. Claude en profite pour s'amuser avec  la moto.

 

   

 

Juste derrière, la mangrove abrite une faune variée : crocodiles, iguanes, tortues d'eau douce qui se repose sur le dos d'un crocodile,

 

 

ainsi que de nombreux oiseaux.

 

 

L'ile d'Ixtapa, juste en face de notre bivouac, offre quelques bons spots de snorkeling malgré une mer un peu trop agitée.

 

 

 

Dimanche 30 janvier 2011

Aujourd'hui, comme c'est l'élection du gouverneur de l'état du Guerrero, nous préférons ne pas circuler et rejoindre le Trailer Park voisin afin de bénéficier du wifi et de faire les corvées : lavage du linge, du véhicule, du chiotte...

 

  

 

Bon, c'est vrai qu'a côté des mastodontes canadiens, on a l'air un peu ridicule, avec une loupe, vous pouvez nous voir au fond de la photo!!!!

 

 

 

Nous remontons la côte jusqu'à Playa Colola, près de Maruata où se reproduisent et nichent plus de 70% de la population mondiale des tortues Negra.

 

   

 

Chaque nuit, entre avril et septembre, les tortues font un incroyable chemin pour venir pondre à l'abri des vagues. Lorsqu'elles ont trouvé l'endroit idéal, elles font un trou d'environ 70 cm de profondeur et y pondent entre 80 et 100 œufs qu'elles enfouissent  avec leurs nageoires. La plage est un véritable gruyère.

 

   

 

Accompagnés d'un garde, nous déplaçons la tortue qui vient de pondre afin de récupérer ses œufs. Il faut ensuite les compter avant de les enterrer profondément dans la nurserie.  Après 45 jours, toujours de nuit, les petites tortues sortent du sable, il ne reste plus qu'à les remettre à l'eau en prenant soin d'éloigner les oiseaux qui voudraient bien faire un festin. Cette action permet d'augmenter très fortement la natalité.

 

   

 

L'état du Michoacan est l'un des plus beau du Mexique. La route côtière permet de longer des côtes escarpées qui ressemblent à la Bretagne ainsi que des dizaines de plages idéales pour les bivouacs.

 

 

 

Cocotiers, manguiers, papayers, avocatiers et bananeraies bordent la route.

 

   

 

En route pour Angahuan, nous bivouaquons au lac de barrage Infiernillo avec en toile de fond les pics de la Sierra Madre del Sur.

 

 

 

Mercredi 2 février 2011 - 2650 m, 5/25°, beau le matin, nuageux l'après-midi.

Située à 2650 m d'altitude, Angahuan est une petite bourgade Indienne Purépecha typique avec ses maisons de bois et ses ruelles poussiéreuses où les chevaux sont plus nombreux que les voitures.

Pour nous, c'est l'occasion de ressortir la couette, les 5° nocturne (12°dans le camping-car) nous changent des nuits douces du Pacifique.

 

   

 

Angahuan est avant tout notre base de départ pour explorer le volcan Paricutin, un des plus jeune volcan actif du monde, et le seul que l'homme aurait vu naître. (A gauche sur la photo).

 

 

Dans l'après-midi du 20 février 1943, un volcan commença à surgir sous les pieds d'un paysan Purépecha qui labourait son champ. Le volcan continua à cracher de la lave jusqu'en 1952. Aujourd'hui, son grand cône noir qui culmine à 3170 m reste muet et n'émet plus que quelques bouffées de vapeur.

 

Au départ d'Angahuan, 2650 m d'altitude, l'expédition au volcan, éloigné d'environ 14 km, prend environ 6 h 30. Et n'allez pas croire que les 5 heures en selle sont de tout repos, nos fesses s'en souviendront quelques jours ! 

Les dénivelées sont importantes et les bourrasques de vent soulèvent une poussière de lave qui nous recouvre par moment.

 

 

 

Arrivés à la base du cône d'éruption, il reste encore 400 m à gravir à pied sur un sable mou qui s'éboule, et ce vent violent, de face, qui tente de nous faire reculer. Et là, c'est les jambes qui s'en souviendront !

 

   

 

La vue du sommet est admirable, et la descente du cône sur une trace directe, rapide et amusante.

 

 

 

Au retour, nous passons par le village de San Juan Parangaricutiro, dont la seule trace visible est le sommet de l'église qui émerge au milieu des champs de lave solidifiée.

 

 

 

Mais le Michoacan, c'est aussi ses villes coloniales.

 

 

Patzcuaro au cœur du pays Purépecha est le joyau du Michoacan. Le centre colonial de cette jolie ville se compose de places paisibles, d'églises imposantes, de rues pavées et de maisons d'adobe peintes en blanc et brique couvertes de tuiles ocres.

 

 

 

A 3 km au nord de la ville, le lac Patzcuaro, l'un des plus grand du pays, est cerné de villages de pêcheurs et ponctué de 3 îles habitées. L'isla de Janitzio, entièrement vouée au tourisme est dominée par l'immense statue qui représente le héros de l'indépendance.

 

 

Environ 125000 Indiens Purépechas habitent le région du lac de Patzcuaro et parlent leur propre langue. Ils sont expert dans le travail des métaux, du bois, du textile et de la poterie qu'ils viennent vendre sur les marchés de la ville.

 

 

 

 

Peu d'images évoquent autant l'âme du Mexique que les groupes de fiers mariachis vêtus de leurs larges sombreros. Ils jouent leurs balades traditionnelles sur les places, les marchés, dans les bus, dans les rues ou les restaurants.

 

 

 

Dimanche 6 février 2011- 2200m, 10/20°, temps sec, ensoleillé avec passages nuageux.

Morelia, la glorieuse capitale du Michoacan possède tant de bâtiments coloniaux bien préservés, que son centre a été classé patrimoine de l'humanité. Ses édifices baroques en pierre rose bordent la plupart des rues du centre ville.

 

   

 

Mardi 8 février 2011

Construite autour de la source "El Chorro" (photo en bas à gauche), les anciens lavoirs publiques, la petite ville de San Miguel de Allende, patrimoine mondial, est connue dans le monde entier pour sa lumière magnifique, son architecture coloniale, ses galeries d'art et ses artistes.

Sur les places publiques, les musiciens égrainent quelques notes, et dans les rues pavées qui grimpent sec, les livraisons de bois se font toujours à dos de bourricot.

 

La Fabrica Aurora, ancienne usine de coton, reconvertie en galerie d'art contemporain, expose une variété d'artistes impressionnante dans un cadre industriel extrêmement bien rénové. Son vaste parking ombragé, nous accueille gracieusement pour un bivouac agréable.

 

A la sortie de la ville, l'usine de verre soufflé "Guajuye", emploie 200 personnes, produit de la vaisselle, des vases, des photophores et de multiples objets de décoration.

Si une part du verre est constitué des déchets d'une usine de bocaux, tout le reste provient du tri sélectif des poubelles par des récupérateurs qui monnaient leur fourniture.

Ici, chacun a sa tâche, l'un cueille, l'autre forme, et tout le monde se croise dans un balai parfaitement orchestré pour produire plus de 3 tonnes d'objets en verre à une cadence impressionnante.

 

Construite à flanc de colline à 1840 m d'altitude, San Miguel de Allende bénéficie toute l'année d'un climat doux et ensoleillé qui ont attiré de nombreux étrangers, notamment des Américains, qui y ont construit de belles demeures.

 

A 2 kilomètres du centre historique, le jardin botanique "el charco del ingenio" (le bassin du génie), s'étend au sommet d'une colline semi-aride où  sont conservées une grande quantité de cactus et de plantes étranges. C'est au Mexique que subsiste la plus grande variété de cactus au monde.

 

 

L'un des plus fabuleux gisements d'argent et d'or de l'hémisphère fut découvert en 1558 à la mine "La Valenciana", qui pendant 250 ans, fournit 20 % de la production mondiale d'argent.

Malgré une topographie impraticable, la ville de Guanajuato, enserrée entre les pentes escarpées d'un ravin, se développe rapidement dans les méandres et sur les flancs d'une étroite vallée.

 

Imaginez une cité construite sur plusieurs niveaux ; une myriade de maisons colorées au 1er étage sur les pentes des collines, les rues commerçantes au rez-de-chaussée et les grandes voies de circulation au sous-sol dans des tunnels. La plupart des édifices coloniaux  construits grâce à cette opulence  sont demeurés intactes et témoignent de la prospérité d'antan.

La route panoramique d'une vingtaine de kilomètres offre un panorama spectaculaire sur la ville.

 

La casa de Diego Rivera (1886-1957) est une modeste demeure du 18e où le peintre, figure du mouvement muraliste, naquit et passa sa petite enfance.

Y sont exposés entre autre des tableaux du maître qui représentent des scènes de vies des paysans et des indiens, d'autres qui rappellent l'éruption de 1943 du volcan Paricutin ainsi qu'un nu de Frida Kahlo qui fut son épouse jusqu'à sa mort.

 

 

 

Les billets de banque de 500 pesos rendent hommage aux deux artistes ainsi que le très beau film "Frida", sorti en 2002.

 

Vendredi 11 février 2011  - 10/20°, beau temps.

En redescendant sur la côte Pacifique, nous faisons une étape sur les rives du Lago de Chapala, le plus grand lac naturel du Mexique. La ville de Chapala (1550 m) est aujourd'hui une halte touristique essentiellement peuplée de retraités ( Américains, Canadiens et Mexicains) qui viennent y vivre une retraite tempérée.

 

   

 

Ajjic, sa charmante voisine lacustre est sillonnée de rues pavées, de boutiques touristiques aux façades colorées et accueille une communauté considérable d'artistes.

 

 

Nous rencontrons Chris et sa famille, http://willeatom.canalblog.com/ qui après avoir acheté un camping-car aux Etats-Unis, sillonnent l'Amérique du nord pendant leur année sabbatique. Rencontre trop courte avec cette gentille famille, mais leur temps est compté et nos directions sont opposées. 

 

Depuis 2 jours, les pistes d'Amérique du Sud et les "topes" mexicains ont eut raison de nos suspensions avant, elles pissent l'huile et un changement rapide s'impose. En plus, les disques de freins avant sont usés, une visite chez un concessionnaire Fiat (ou Peugeot) s'impose. Il y en a bien un pas très loin, dans la grande ville de Gualalajara, mais Claude propose que nous rejoignons Puerto Vallarta, sur la côte Pacifique, où un agent Peugeot, Français de surcroit, pourrait nous dépanner. Il avait bien dépanné nos amis "Les apprentis voyageurs" il y a 3 ans. 

 

Dimanche 13 février 2011 - 18/30°, ciel bleu.

Après 500 kms, nous voila à Puerto Vallarta ; au lieu de profiter de la mer de cette riche station balnéaire, nous passons la journée à chercher ce p... d'agent, pour s'apercevoir en fin de journée, qu'il n'existe plus.

 

Galère ! Après maintes recherches sur Internet, il semblerait que les derniers concessionnaires Fiat ou Peugeot un peu achalandés soient bien à Gualalajara. Il ne nous reste plus qu'à refaire 300 km en sens inverse ! Autoroute et fissa !

Avec tout ça, on va surement rater nos amis "Gasull" qui viennent du Canada et des USA et qui auraient pu nous filer quelques tuyaux et les guides qui nous manquent !

 

 

 

Lundi première heure, nous sommes devant le garage Fiat/Peugeot. Ils sont assez sympas pour s'occuper de nous rapidement et en plus on négocie de pouvoir passer la nuit dans le camping-car dans le garage. Par contre, ils ne se font pas "suer", le prix des pièces est plus élevé qu'en France, heureusement qu'ils ne les avaient pas toutes........Il va quand même falloir qu'on se fasse envoyer les amortisseurs Av depuis la France.

 

Sur la route du retour, dans les environs de la petite ville de Tequila, les champs d'agave omniprésents colorent les vallons d'une douce lumière bleue.

 

   

 

Ville d'origine de l'alcool du même nom, la boisson nationale Mexicaine a une longue histoire car les conquistadores ont cultivé l'agave bleu dès 1550.

Après 8 ans, lorsque l'agave arrive à maturité, le cœur, qui peut atteindre 40 kg, est récolté et coupé en morceaux. Après être cuite, et pressée, la pulpe est mise en fermentation et distillée.

 

   

 

Le superbe complexe de la distillerie de Mundo Cuervo produit la Tequila depuis plus de 150 ans, et même si on a pas tout compris lors de la visite en Espagnol, on est ressorti pratiquement bourrés !

 

   

 

 

Jeudi 17 février 2011, 15/25°, ciel bleu.  Mazatlan, côte Pacifique, rencontre du 6ième type !

 

Durant nos 3 ans de voyage, c'est la 6ième fois  nous croisons nos amis les "Gasull". La dernière fois, c'était en mai 2010, au Nicaragua lorsqu'ils nous ont ramené des pièces détachées de France, puis ensuite, ils ont filé rapidement vers le Canada et l'Alaska, et maintenant ils redescendent tranquillement (enfin, je veux dire moins vite) vers Panama, terminus de leur périple.

La journée est bien occupée - on échange des nouvelles des autres voyageurs qu'on a croisé - on parle de nos expériences, de nos coups de cœurs et on échange les bons tuyaux....

 

Dimanche 20 février 2011 - 10/26°, eau 20°, ciel bleu, vent frais.

 

 

Le petit village de Costa Azul ne ressemble pas vraiment à notre Côte d'Azur. Ca aurait plutôt un petit air de Camargue où la mangrove a remplacé les dunes, et les pélicans, les flamands roses.

 

   

 

Lundi 21février 2011 - 10/26°, légèrement nuageux.

Ce soir, bivouac devant la gare de El Fuerte, demain nous prenons le train "Chihuahua Pacifico".

 

 

El Fuerte, ça vous dit surement rien, mais Chihuahua - oui - c'est dans cette région qu'il y a une centaine d'années, furent découvert ces minuscules chiens de compagnie.

 

   

 

Mais ce ne sont pas pour voir ces chiens que nous sommes venus dans cette région, mais pour visiter la "Barranca del Cobre"- le Canyon du Cuivre.

 

Entre El Fuerte et Creel - une balade de 350 km - le train est le meilleur moyen pour découvrir cette zone quasiment inaccessible - une série de plus de 20 canyons spectaculaires qui embrassent une zone 4 fois plus grande que le Grand Canyon d'Arizona et  jusqu'à 1880 m de profondeur par endroits.

 

   

 

Le "Chihuahua Pacifico", l'un des plus beaux trajets ferroviaires au monde est aussi une magnifique œuvre d'ingénierie. La ligne, inaugurée en 1960 après plusieurs dizaines d'années de travaux comporte 36 ponts et 87 tunnels.

 

 

   

 

Par endroits le train monte en zigzag pour grimper à l'assaut des montagnes, on voit la voie ferrée partout,  devant, derrière, au dessus et en dessous. Avant d'arriver à Creel, vers 2400 m d'altitude, le train fait même un looping, presque comme dans les dessins animés. Un voyage extraordinaire.

 

   

 

Mais dans ces vallées reculées,  c'est encore le Far-West et chaque canyon est propice à une embuscade.  Suite aux attaques répétées des indiens Raramuri, des cow-boys, fortement armés, escortent maintenant le train.

 

Plus de 50 000 Indiens Raramuri peuplent les nombreux canyons de la Sierra Tarahumara et la plupart d'entre eux travaillent dur pour pour survivre dans ces contrées désolées. Pendant que les femmes tressent des paniers et vendent leur artisanat, les hommes exploitent le bois dans les immenses forêts de pins.

 

   

 

Si les hommes ont délaissé le pagne traditionnel, mais conservé leur chapeaux de cow-boy, les femmes portent toujours des jupes et des chemises bariolées. Malgré le froid et l'altitude, la plupart des Indiens sont toujours chaussés de nus pieds traditionnels, dont les semelles, taillées dans de vieux pneus, sont retenues par des lanières de cuir.

 

 

Dans le village de Creel, à 2330 m d'Altitude, les nuits sont glaciales (0°) et malgré un beau ciel bleu, un vent froid venu du nord, nous oblige à rester couvert, mais fait le bonheur des enfants qui jouent au cerf-volant.

 

   

 

Mais cette charmante petite bourgade entourée de forêts de pins et d'étranges formations rocheuses est le point idéal pour explorer les environs.

 

 

Bon nombre des Raramuri  restent encore isolés et vivent toujours dans des grottes ou de petits chalets le long des cascades dans de profonds canyons ou au milieu d'impressionnantes formations rocheuses.

 

Vendredi 25 février 2011

Avant de s'embarquer sur le ferry Santa Marcela pour une nuit de navigation sur la mer de Cortes, en direction de la Baja California, nous complétons nos provisions au Wal-mart de Los Mochis et profitons d'une bonne connexion Wifi consulter nos comptes et mettre notre site à jour.

 

 

 

Quelques bivouacs :

 

       Majahual            Laguna Bacalar             Chiltepec                   Zipolite             Puerto Escondido          Acapulco

    Playa Colola                 Morelia                 Mazatlán                   Ceuta                     Costa Azul              El Fuerte

 

          

                                            Le voyage se poursuit en Baja California, page MEXIQUE 3