ALASKA  CANADA

 

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ALASKA   49ième état des Usa

 

Capitale de l'état : Juneau

 

Superficie : 1 530700 km2 (3 fois la France)

 

Population : 634 000 dont 260 000 à Anchorage

 

Langue officielle : Anglais

 

Monnaie : Dollar Us = $

 

 

CANADA

 

Capitale : Ottawa

 

Superficie : 10 millions km2 = 20 fois la France

 

Population : 32 millions

 

Langue officielle : Anglais / Français

 

Monnaie : Dollar Canadien = $c

 

 Parcours  :  CANADA  ALASKA

 Parcours  :  ALASKA  CANADA 

 

Vendredi 24 juin 2011, beau temps, 15° / 26°

                                          

 

                                                      WELCOME TO ALASKA (2ième entrée).

 

 

Alaska, la dernière frontière.

L'Alaska impressionne par son immensité et sa diversité. Trois fois la superficie de la France avec moins de 650 000 habitants, aussi bien Amérindiens, Russes, Asiatiques qu'Américains. Douze grands fleuves, 39 chaines de montagnes, 80 volcans, 1800 îles, 100 000 glaciers et 3 millions de lacs. Températures extrêmes de + 38° à Fort Yukon à - 60° à Prospect Creek, précipitations annuelles de 4 cm à Barrow à 8,50 m sur les îles et 24 m de neige à Thompson Pass.  Tout ici est grand et démesuré.

 

 

 

Que ce soit au Yukon ou en Alaska, le terrain de jeu est immense et les possibilités innombrables : randonner des jours entiers sans rencontrer personne, gravir des montagnes restées vierges, explorer les nombreux glaciers, pédaler sur les milliers de sentiers, descendre des rivière en raft, canoter sur les millions de lacs, pêcher le saumon ou l'inconnu (poisson) dans la "No Name Creek" (la rivière sans nom) , chasser le caribou ou le cygne d'Alaska, partir à la recherche des ours ou des orignaux ; ici les sports de plein air sont sans limites et les gens qui vivent ici aiment ça. 

 

   

 

 

On dit qu'en Alaska une personne sur huit a le brevet de pilote et qu'une sur cinquante possède un avion ou hydravion.

 

 

 

Pas étonnant qu'ils aient des casses et des ateliers de réparation. Neuf cylindres en étoile, les amoureux de la belle mécanique apprécieront.

 

 

Chitina, sur la Copper river, les pêcheurs de saumon sont déjà à pied d'œuvre.

 

 

 

Ils installent  de grandes roues à aube équipées de paniers, qui, entrainées par le courant, attraperons des saumons de 10 à 30 kilos lorsqu'ils remonterons les rivières courant juillet /août.   

 

 

Dimanche 26 juin, beau temps, mais ça pourrait de ne pas durer ! ! !

 

Après 95 kilomètres de piste qui longe la Copper River (rivière du cuivre), nous arrivons à Kennicott, la plus grande ville fantôme d'Amérique du Nord. En 1900, 2 prospecteurs arrivèrent au glacier et trouvèrent des filons de cuivre avec une teneur exceptionnelle sur la montagne qui surplombe les glaciers.

 

 

 

Avec la construction du chemin de fer qui dura 5 ans, et son achèvement en 1911, l'endroit prospéra rapidement.

 

 

Un grand complexe de couleur rouge fut érigé à flan de montagne avec usine, bureaux, magasins, école, dortoirs et hôpital. De 1911 à 1938, les mines employèrent jusqu'à 600 ouvriers et extrait près de 590 000 tonnes de cuivre, une bonne affaire malgré les investissements et les conditions climatiques extrêmes.

 

 

Le temps restant clément, nous décidons de rester une journée de plus pour randonner sur le "Glacier Trail" d'où les vues sont spectaculaires.

 

 

  

Mardi 28 juin 2011, temps légèrement nuageux, 18°.

 

Valdez, le petit port de pêche sur la côte Sud de l'Alaska, vous connaissez ? Et si je vous dis Exxon, non plus ? Mais si je vous dis Exxon Valdez, ça vous dit quelque chose... C'est ici que le 24 mars 1989, le pétrolier géant s'échoua dans la baie et entraina une des plus grande catastrophe écologique de l'histoire.

 

 

En 1964, Valdez avait déjà fait la une de la presse mondiale à la suite du tremblement de terre et du ras de marée qui rasa le village. Résultat, le déplacement de la ville dans un lieu plus sûr de la baie.

 

 

A 12h15 précise le "M/V Chenega" largue les amarres. Les moteurs vrombissent, la fumée noire obscurcit le ciel, la mer bouillonne, la vitesse est déjà impressionnante, et ça accélère toujours !

 

 

Avec 4 turbines au cul et 36,5 nœuds de vitesse de croisière, 68 km/h, même les gardes côtes, avec leur gros Zodiac de 500 cv peinent à nous dépasser ! On avait jamais pris un ferry aussi rapide. Dommage, car la croisière qui durait 7 heures il y a quelques années ne dure plus qu'un peu plus de 2 h 30 !

 

 

 

Pour rejoindre la péninsule du Kenai et Anchorage, on avait 2 solutions ; faire 600 km de route ou prendre le ferry (150 km) qui rejoint Whittier en traversant l'immense baie de "Prince William Sound", dans laquelle vient se jeter des dizaines de glaciers.

 

 

Comme le temps est beau, on a choisit la deuxième solution. Pour le prix d'un ferry on se paie une mini croisière au milieu des îles, des glaciers, des phoques et des groller, ces gros glaçons qui se sont détachés des glaciers.

 

 

Whittier, lovée au fond d'un fjord doit son existence à l'armée Américaine qui y construisit une base secrète en 1943. Maintenant qu'elle a déserté les lieux, cette petite ville de 500 habitants vit de la pêche et  du tourisme, surtout depuis 2000 lorsque le tunnel ferroviaire de 4 km fut ouvert à la circulation. Comme il n'a qu'une seule voie, le trafic se fait en alternance avec ceux qui viennent en face et le l'Alaska Railroad (train).

 

 

Les longues journées et le soleil aidant, on attaque immédiatement la petite rando qui mène au "Byron Glacier" ; par ici la météo est tellement changeante... (On a bien fait, le lendemain il bruine).

 

 

 

Vendredi 1 juillet 2011

Hier, c'était journée pyjama, le temps était trop mauvais pour entreprendre quelque chose ; sous ces latitudes, le temps et les températures changent très vite et il faut savoir patienter.

 

 

Aujourd'hui, un petit créneau ensoleillé nous permet de faire la balade en bateau jusqu'au pied du "Portage Glacier"

 

Dimanche 3 juillet, beau et chaud

Voilà 2 jours que nous sommes à Anchorage, la plus grande ville d'Alaska, (250 000 hab.) même si ce n'est pas la capitale.

 

 

 

Pour une fois, j'aurais pu faire 3 photos de bivouacs la même nuit, un record. Eh oui, on s'est fait virer 2 fois ; à minuit et à une heure du matin ! (On a fini dans une impasse tranquille).

 

 

Comme les "Walmart" (supermarchés) d'Anchorage interdisent clairement le bivouac, on était chez "Targett", mauvais plan, ce soir on essaye "Fred Meyer" ! Encore un mauvais plan ! En fait les supermarché ont reçu pour consigne de renvoyer tous les camping-cars dans les camping. Faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!

 

 

Nous sommes allés à "l'Alaska Native Heritage Center", un musée vivant où les peuples Indigènes œuvrent pour faire connaitre leur culture. Bon, ça manque un peu de vie, et c'est vrai qu'on ne comprend pas tout !

 

Cet après midi, profitant du beau temps, nous sommes allés au Parc "Kincaid" à l'ouest de la ville et j'ai pris un "moose" dans le "nose" ; comprenez un Orignal dans le nez.

 

 

Alors que je revenais de prendre des photos d'une mère et son petit, je n'ai pas vu un Orignal couché dans l'herbe qui, se sentant probablement agressé, m'a foncé dessus. 700 kg quand même !  Résultat le nez en compote (peut être bien cassé), la hanche tuméfiée et une petite douleur à la main, enfin ça aurait pu être pire.

 

Lundi 4 juillet  18° beau temps

Nous restons un jour de plus à Anchorage pour assister aux parades de "Independance Day".

 

 

 

Il y en a pour tout le monde,  défilés militaires, Miss tous modèles, écossais et cornemuse, vieilles voitures, motos et même le berger avec son caribou....

 

 

 

Le plus drôle ou le plus triste, c'est que les Marshal, les gouverneurs et autres autorités parades en cabriolets Allemands, Porsche, Audi, BMW....

 

 

A une soixantaine de kilomètres d'Anchorage, la petite bourgade de Girwood voit sa population exploser durant les mois d'hiver (et Dieu sait s'il y en a), elle possède la seule station d'Alaska, Alyeska. Départ des pistes à 90 m d'altitude, toutes les pistes sont éclairées et les télésièges sont signés Poma et le chasse-neige est de taille !

 

Mardi 5 juillet 2011 20° ciel bleu

Direction la péninsule du "Kenaï", une presqu'île au sud d'Anchorage.

 

 

 

Arrêt au Glacier Exit qui, comme les autres, recule inexorablement ; en 1998, il arrivait jusqu'au panneau (en bas à gauche).

 

 

 

Le "Mount Marathon" domine la petite ville de Seward et offre un panorama extraordinaire sur la baie. Chaque année, depuis 1915, le 4 juillet, jour de l'Independance Day, la ville accueille la plus célèbre course de l'Alaska. 1200 coureurs partent du centre ville pour rejoindre le sommet 1000 m plus haut et revenir. La pente est extrêmement raide, le "sentier" glissant et caillouteux. Le meilleur met 44 mn, alors que nous avons mis 1 h 30 sans atteindre le sommet.  Avis aux amateurs.

 

 

 

Seward est bien agréable par beau temps. Suite au tremblement de terre et au tsunami de 1964 qui ravagea toute la côte, la ville a été reconstruite quelques centaines de mètres plus loin.

 

 

Ce qui fait le bonheur des centaines de camping-caristes qui investissent les bords de "Resurrection Bay", moyennant une somme fort acceptable.

 

 

 

Les meilleurs coins de pêche du monde, titre les publicités locales ! On ne sait pas si c'est vrai, mais ce qui est sur, c'est que les touristes pêcheurs rentrent le soir, les résultats sont là ; des kilos de saumons, de flétans (Pacific Halibut) et quelques autres espèces.  

 

   

 

L'Alaska Sealife Center, un centre de recherche ouvert au public, permet d'observer de très près macareux, otaries et autres animaux marins. 

  

Avec ses 7000 habitants, la petite ville de Kenaï est la plus grande de la péninsule. En 1791, de nombreux marchands de fourrures s'y installèrent et elle devint le deuxième plus important comptoir russe de la région. De cette époque, il reste un fort russe, quelques maisons, et les églises Orthodoxe.

 

Vu le nombre d'orignaux tués en une année sur les routes de la péninsule, pas étonnant qu'on en rencontre jusque dans les jardins des villas. Enfin, maintenant, je ne les prends en photo qu' abrité derrière les vitres du camping-car !

   

La majorité des 700 habitants de Ninilichik sont toujours d'origine Russe. Lorsqu'on les croise dans les magasins, on les reconnait facilement à leur blondeur et leur habitudes vestimentaires. D'ailleurs, le nom des défunts du petit cimetière qui entoure l'église Orthodoxe, ne laisse aucun doute quand à leurs origines.

   

A "Kalfornski Beach", les pêcheurs dressent leurs immenses épuisettes en travers du courant afin d'attraper les saumons qui remontent frayer dans la "Kisilof River".

 

A "Anchor Point", où passe la route la plus à l'ouest du monde (pour nous), les viscères rejetées par les pêcheurs attirent des centaines mouettes, des aigles à tête blanche et quelques bébés aigles dont le plumage est chiné. 

 

Vendredi 8 juillet 2011  frais, temps couvert

Homer se trouve à la pointe sud de la péninsule du Kenaï. Cette ville est connue comme étant la capitale mondiale de la pêche au flétan (Halibut).

 

   

 

Elle est également célèbre pour son "spit", cette langue de terre qui s'avance vers l'océan où se trouve le port et toutes les activités liées à la pêche.

 

   

 

C'est ici que nous rencontrons John et Linda, des routards Américains qui habitent dans leur bus sur le parking du port. A l'origine, John était constructeur de "cabin" (chalets), ce qui explique que son camping-car et son bus d'habitation, (en fait son ancien camping-car) soient tous deux construit en bois !

 

Dimanche 10 juillet , 20°, temps ensoleillé à couvert.

Sur les conseils avisés de John, nous faisons une étape "Russian River Campground". La "Russian River", un affluent de la Kenaï River voit défiler des milliers de saumons qui vont frayer dans les eaux calme du "Russian Lake".

 

 

 

En amont du camping, la "Russian River" devient torrent et le débit impressionnant ; pourtant les saumons sont nombreux à remonter ces rapides qui semblent infranchissables pour aller frayer dans les eaux calmes du lac et y mourir. Incroyable ! 

 

Si les pêcheurs sont les plus nombreux, les Grizzlys ne sont pas rares. Si leur régime alimentaire est composé de 80% de végétaux, ils le complètent volontiers avec du saumon, plus rarement avec des pêcheurs ! Heureusement. Bon, il faut quand même faire très attention, et prendre la poudre d'escampette à la moindre alerte, surtout quand une mère est avec son rejeton. Un touriste a été tué la semaine dernière à Yellowstone (Usa) un parc pourtant fréquenté par des milliers de touristes.

 

     

 

Un pêcheur, à quelques dizaines de mètres de nous, qui a du laisser sa gaule précipitamment, l'a retrouvée dans un triste état. L'ourson qui la regardait par curiosité, a finit par se prendre les pieds dans le fil et l'a secouée dans tous les sens pour s'en débarrasser.

 

   

 

Le lendemain, nous avons du fuir devant un ours noir qui voulait inspecter les affaires d'un autre pêcheur ! A voir les traces que les griffes laissent dans la boue, on n'a pas trop envie de discuter. Nous étions à moins de 10 m de lui, le doigt sur le spray anti-ours !

 

   

 

Près de Girwood, nous visitons le "Wildlife Center", un zoo à ciel ouvert où l'on peut approcher ours, bisons, bœufs musqués, caribous, élans... Moins grisant que les rencontres à l'état sauvage, mais sans danger !

 

   

 

Dès que Claude voit un magasin de quilting ou de tissu, c'est arrêt obligatoire !

Pendant que je me lave les mains à la rivière après une chute dans la gadoue, Claude, prudente, préfère passer à 4 pattes.

 

Mercredi 13 juillet 2011   18 / 20°, ciel couvert avec éclaircies

Après un cours arrêt à Anchorage pour l'internet et les courses, nous prenons la route de Fairbanks pour rejoindre le "Denali National Park", le plus vieux parc (1917) et le plus fréquenté de l'Alaska. Comme souvent il abrite un Visitor Center étonnant.

 

   

 

Outre la faune sauvage, il englobe le Mont Mac Kinley, le plus haut sommet des Usa avec ses 6194 m. Même si environ 600 alpinistes de toutes nationalités le gravissent chaque années, nous on va s'entrainer encore un peu...

c'est quand même 3 semaines d'expédition en hivernale et en autonomie complète !

 

 

 

 

Coup de chance, nous partons avec la pluie et arrivons avec le beau temps. Ici, inutile de prendre la météo, le temps change très rapidement et les prévisions ne sont jamais justes! Il faut seulement avoir un peu de chance.

 

     

 

     

 

A part des spermophiles, des marmottes et des oiseaux, nous voyons aussi quelques animaux sauvages, mais vu le nombre de bus qui circulent, ils se tiennent à distance. Ceux que nous verrons le mieux sont ces orignaux qui broutent les pousses dans le camping ! Cette fois ci, je me protège derrière un camping-car pour éviter l'attaque.

 

     

 

Dimanche 17 juillet, beau temps, 20°

Fairbanks, deuxième ville de l'Alaska avec ses 40 000 habitants, accueille plus de 400 000 touristes par an. Comme toujours, le "Visitor Center" est très intéressant et l'accueil chaleureux.

 

 

 

   

 

A part le beau parc qui longe la Chena River, le centre ville se réduit à quelques commerces dispersés. Et ne croyez pas que Claude s'est mise au vélo, elle se repose simplement sur un des gare-vélos !

 

     

 

 

Chaque année, durant le mois de mars, les championnat du monde de sculpture sur glace réunit des artistes du monde entier. Ces œuvres éphémères, dont certaines sont gigantesques sont exposées tout l'hiver dans un grand parc de la ville. Les plus petites d'entre elles, (jusqu'à une tonne quand même) sont ensuite exposées dans un musée. Anorak conseillé pour la visite !

   

 

Pour le bivouac, pas de problème, on fait comme tous les Américains, on investit  un (grand) coin du parking du magasin Wal-Mart ; et il y en a qui prennent plus de place que d'autres...

 

 

 

Ne croyez pas que je fais la sieste dans le placard, je travaille comme un forçat à refaire l'isolation de la capucine en attendant que le beau temps revienne.

 

 

Fairbanks est un des meilleurs endroit au monde pour observer les aurores boréales, mais comme en ce moment il ne fait pratiquement jamais nuit, il faudrait revenir cet hiver, mais avec des températures moyennes de - 20°, on va encore réfléchir... A défaut d'aurore boréale, nous avons droit à un arc en ciel à minuit.

 

 

 

A 8 heures ce matin, qu'elle ne fut pas notre surprise de voir le Volkswagen vert de nos amis Danois, Lars et Janni ! Quatrième rencontre depuis que nous avons fait connaissance au Pérou, la dernière fois c'était en décembre au Mexique. Décidément, on arrivera jamais à les semer ! ! !

 

Mardi 19 juillet, 15°, pluie

Nous prenons la Alaska Highway en direction du Canada.

Nous croisons le pipeline Trans-Alaska achevé en 1977.  Il relie Prudhoe Bay (Océan Arctique) à Valdez (Océan Pacifique) et traverse à cet endroit la Tanana River.

 

 

 

Un projet pharaonique qui employa 72000 personnes et qui dura 3 ans : 1288 km de tubes chauffants de 1,20 m de diamètre qui traversent 3 chaines de montagnes, 800 rivières, le plus souvent suspendus à 3 m de hauteur pour laisser passer les animaux et éviter de faire fondre le permafrost.

 

Les 335 km de la "Top of the world Highway" qui relie Tok à Dawson City  ne sont que partiellement goudronnés, mais aujourd'hui il fait beau et liste est roulante.

Le hameau de Chicken (Poulet), un haut lieu de la ruée vers l'or, a conservé sa drague et autres engins de cette glorieuse époque.

 

   

 

 

                                           3 ième ENTREE AU CANADA (20 juillet 2011)

 

 

Mercredi 20 juillet, ciel bleu.

La piste serpente au milieu de maigres forêts d'épinettes. Seule distraction, les quelques concessions de chercheurs d'or qui jalonnent les cours d'eau. Si le prix de l'or continue à monter, on pourrait bien assister à une ultime ruée !

 

 

 

En 1898, pour de nombreux prospecteurs, Dawson City représentait la terre promise. Située à la confluence du Yukon et de la Klondike River, Dawson, jusque là simple comptoir de trappeurs Tr'ondëk Hwëch, vit sa population passer de 1500 âmes à 30 000 habitants en l'espace de quelques mois (voir Ruée vers l'or du Klondike page : 25-Canada Alaska).

 

   

 

Dawson City est aujourd'hui une charmante petite ville de 2000 personnes qui vit du tourisme et d'une centaine de "claim" (mines d'or) toujours en activité.

 

   

 

De nombreux témoignages de ce glorieux passé jalonne les rues en terre battue de la cité : magasins, bordels, hôtels, théâtre et ainsi que le premier casino cabaret du Canada : le "Diamond Tooth Gerties". Baptisé ainsi en l'honneur de "Gertie Lovejoy" qui portait un diamant entre les dents, il offre toujours un spectacle coquin de qualité.

 

 

 

Dans ces régions nordiques, le sous sol est resté gelé depuis la dernière période glaciaire, c'est le phénomène du permafrost. Ici, toutes les constructions sont bâties sur pilotis afin d'éviter que le chauffage des bâtiments ne fasse pas fondre la glace. Lorsque la glace fond, les constructions s'enfoncent inexorablement et l'église St Andrew n'y a pas échappé malgré les nombreuses prières de ses fidèles !

 

 

 

Dans les années 1910, alors que la ruée vers l'or était terminée depuis près d'une décennie, les grosses sociétés industrielles ont commencé à exploiter l'or au moyen de dragues gigantesques. La drague N°4, la plus grosse drague à ossature bois d'Amérique du Nord (60 m de long pour 3000 tonnes) qui a fonctionné jusqu'en 1959, a extrait l'équivalent de 8,6 millions de dollars en or sur 46 ans et laissé derrière elle des millions de m3 de gravier lavé qui défigure la région à jamais.

 

 

 

Bon, maintenant je vais vous laisser, on doit aller faire les courses chez le quincaillier du coin pour acheter tout le matériel de prospection ; il parait qu'il y a toujours de l'or dans la Bonanza River (celle qui fut à l'origine de la ruée du Klondike) et si on veut continuer à voyager, il faudrait mieux que le filon soit bon ! !

 

 

 

 

Vendredi 22 juillet 2011, beau temps jusqu'à dimanche, 20°, ensuite grosses averses.

Nous empruntons la Dempster Highway, cette piste de 750 km qui doit nous conduire jusqu'à Inuvik, la ville la plus nord du Canada accessible par voie terrestre en été.

 

 

 

Par temps sec, à part quelques passages caillouteux, la piste est très roulante, mais lorsque la pluie survient, elle devint glissante et il faut lever le pied ! D'ailleurs, Claude a pris le volant, trouvant que j'avais le pied encore trop lourd !

 

   

 

En chemin, nous récupérons Ted, un jeune autostoppeur Américain (Polonais d'origine) qui va rejoindre sa copine dans le grand nord.  En fin de journée, nous bivouaquons sur le Cercle Arctique à la latitude de 66°33'.

 

   

 

Sur la piste, quelques ours, renards et loups croisent notre route. un peu déçus tout de même de ne pas avoir croisé de hordes de caribous.

 

   

 

Située dans les "Territoire de Nord-Ouest", en bordure du delta du Mackenzie, Inuvik est la ville la plus nordique du Canada accessible par voie terrestre à cette période de l'année.

C'est la ville du soleil de minuit par excellence. Presque 2 mois, sans que le soleil se couche. Avec cette clarté ininterrompue, les journées se prolongent tard (ou tôt), et les levés sont difficiles.

 

   

 

Les 3500 habitants d'Inuvik sont pour la plupart des Inuits qui vivaient traditionnellement de la chasse et de la pêche, mais le développement du tourisme, la découverte de pétrole et de gaz naturel dans la mer de Beaufort toute proche amène de rapides changements.

 

   

 

Avec cet afflux massif d'argent frais, elle jouit aujourd'hui de tout le confort moderne : chauffage urbain, eau courante, et collecteur d'eaux usées. Mais comme dans tout le delta, le pergélisol affleure, obligeant des constructions sur pilotis, sinon les surfaces chauffées des habitations auraient tôt fait de dégeler le sol et d'affaisser les bâtiments. De même, les canalisations ne peuvent pas être enterrées sous peine de geler ; réunies en gaine unique appelée "utilidor", elles sillonnent la ville, passant d'un bâtiment à l'autre au dessus du sol obligeant les rues à faire le dos d'âne à maints endroits.

 

 

 

Au centre ville, "Our Lady of Victory", l'église Notre Dame de la Victoire, est construite en forme de igloo.

 

 

 

 

Vu d'avion, spectacle stupéfiant de cet enchevêtrement de chenaux boueux du delta du Mackenzie et des milliers de lacs aux eaux claires.

 

Situé par 69°27' de latitude Nord sur les rivages de la Mer de Beaufort, le petit village esquimau de Tuktoyaktuk n'est accessible qu'en avion durant les longues journées d'été. En hiver, une route glacée de 200 km tracée sur le fleuve Mackenzie gelé, la relie à Inuvik.

 

   

 

C'est un village typique du grand Nord  Arctique construit sur des ilots qui émergent à peine de la surface des eaux. Ici, les conditions de vie sont extrêmes tout au long de l'année ; vent, taons et moustiques par milliards en été ; journées courtes et froid polaire en hiver (de -40 à -60°). Seuls, quelques "Premières Nations" habituées à de telles conditions peuvent survivre dans des endroits pareils !

 

 

 

Ici, grâce au pergélisol qui affleure la surface, pas de problème de congélateur ! De puits verticaux creusés dans le sol, partent des galeries qui permettent de stocker poisson et nourriture tout au long de l'année. Les couches de sable noir mélangés à la glace forment des strates de toute beauté.

 

 

 

Ceci n'empêche pas de faire trempette dans l'Océan Arctique, et contrairement à ce que je pensais, l'eau n'est pas si froide que ça. J'ai regretté de ne pas avoir pris de maillot de bain pour tenter quelques brasses.

 

 

 

Mais la principale curiosité du delta du Mackenzie est d'abriter la plupart des mille "pingos" que compte le Nord Canadien. Ces étranges reliefs, buttes coniques hautes de plusieurs dizaines de mètres, pointent de la plate toundra comme de petits volcans, sous l'effet du pergélisol, qui forme par endroit d'énormes boules de glaces dure qui soulèvent le sol. Certains "pingos" du delta avoisinent 40 m de haut et 300 m de diamètre sont les plus impressionnants de tout l'Arctique.

 

En partant de très bonne heure d'Inuvik pour arriver dès 8 h à l'ouverture du premier "bac" qui traverse la Mackenzie River, et malgré la pluie qui s'est mise à tomber qui rendait la piste glissante, nous avons pratiquement fait les 750 km de la Dempster Highway dans la journée.

 

Mardi 26 juillet 2011, beau temps, 22°

Sur la Klondike Highway, le petit village de Carmacks s'établit sur les  bords du Yukon en 1893. Il doit son nom à George Carmack qui y ouvrit une mine de charbon à cette époque, le même qui  fut à l'origine de la ruée vers l'or du Klondike de 1896.

   

 

Placé sur le chemin du cimetière, le panneau semble dire "attention aux ours ou ce sera votre dernière visite".

 

Nous profitons de notre second passage à Whitehorse pour faire les corvées : lessive, internet, ménage, courses, lavage du camion (on a du laisser 20 kg de terre à la station de lavage) et quelques réparations :  la porte cellule qui menaçait de tomber, le klaxon qui était muet et les phares qui étaient borgnes.

 

On fait aussi réparer les 4 impacts qu'on a pris sur le pare-brise sur la Dempster Highway. Le boulot n'est pas trop bien fait, mais on espère que ça suffira pour que les fissures ne progressent pas. C'est qu'en Amérique du Nord ils ne connaissent ni Fiat ou ni Peugeot, il faut donc qu'il tienne jusqu'à notre retour !

 

Avant d'aller au Centre d'Interprétation de la Béringie de Whitehorse, nous n'avions jamais entendu parler de ce pays.  Mais rassurez vous, c'est pas comme l'Atlantide, elle a bien existé.

Au cours de la période glaciaire, la formation d'énormes glaciers ont entrainé la baisse des océans d'environ 150 m ce qui eut pour effet de créer une terre entre la Sibérie et l'Alaska qu'on nomme la Béringie. Cette terre, trop sèche pour avoir des glaciers, était recouverte d'herbe et de graminée ; c'était le berceau des géants de l'époque glaciaire, mammouths, ours géants, bisons des steppes, etc.

 

   

 

Lorsque le climat s'est réchauffé, il y a 14 000 ans, le détroit de Béring est né, la Béringie a disparu et les grands animaux aussi.

Les paléontologues peuvent remercier les nombreux chercheurs d'or de la région de Dawson City qui à l'aide de leurs puissants canons à eau ont fait fondre le pergélisol, décapé des milliers de mètres cube de falaises et dégagé ainsi de nombreux squelettes, ossements et défenses de mammouths que l'on voit un peu partout.   

 

Nous retournons à  la passe migratoire de Whitehorse sur le fleuve Yukon, mais pas de chance, les saumons sont aujourd'hui au niveau du village de Carmack et on estime qu'il leur faudra encore une semaine pour arriver jusqu'ici. C'est que 3200 km à remonter le courant sans rien manger pendant 2 mois, c'est pas une mince affaire !

 

 

 

Nous quittons Whitehorse en direction de Watson Lake sans attendre les saumons, on les verra plus loin.

 

Vendredi 29 juillet

Au bord du lac Teslin, les Premières Nations Tlingit, peuple des totems, qui sont venus aussi bien du Canada, d'Alaska que des Etats-Unis, se sont rassemblés pour remercier les Dieux qui font revenir le saumon chaque année.

 

   

 

Mais aujourd'hui, modernité oblige, les 500 kg de saumon nécessaire à la nourriture des participants, sont arrivés en hydravion. C'est vrai que le saumon du coin, qui a remonté le Yukon pendant 2 mois en puisant sur ses réserves, arrive un peu fatigué !

 

 

 

Tout le surplus de saumon est découpé en filets et fumé pour être conservé.

 

   

 

C'est aussi l'occasion de transmettre les techniques artisanales aux plus jeunes ; tissage de couvertures aux motifs traditionnels, de chapeaux en écorce de cèdre rouge, fabrication des raquettes, ou peintures caractéristiques des canoës.

 

   

 

 

La soirée se termine par quelques discours dans leur langue gutturale et de nombreuses danses traditionnelles accompagnées de chants et de tambours.

 

   

 

 

 

Dimanche 31 juillet, 20°, beau temps avec passages nuageux

A Watson Lake, avec leurs 5 églises de confession différentes, les 800 habitants n'ont que l'embarras du choix pour la messe du dimanche ; d'ailleurs, il y en a tellement, que de temps en temps, même Dieu est à vendre ! (for sale)

Au Canada, mais encore plus aux Usa, il n'est pas rare de trouver une dizaine d'églises de confession différentes dans une petite ville.

 

   

   

 

Mais Watson Lake est surtout connu pour sa forêt de panneaux. Le premier fut planté par un soldat Américain en 1942 ; il y indiqua le nom de son village et la distance qui l'en séparait. En 1987 lorsque notre guide "Michelin" est sorti , il y en avait 1300, il y en aurait maintenant 70 000, non, depuis cet après-midi, il y en a 70 001.

 

   

 

Bon, ça nous a occupé un bon moment, Claude a du trouver un morceau d'aquilux (plastique), ensuite j'ai fait le texte sur l'ordi., je l'ai imprimé sur du carton et découpé au cutter pour faire un pochoir. Un coup de spray noir, la visseuse et il ne reste plus qu'à grimper sur un poteau pour afficher notre œuvre qui j'espère passera à la postérité. Pour les curieux, il se trouve à la deuxième rangée à gauche de la porte "Sign Post Forest".

 

   

 

En quittant Watson Lake, nous pensions prendre "l'Alaska Highway" en direction de Fort Nelson et Fort St John, mais un téléphone avec nos amis Suisse nous convainquent de descendre plein sud par la "Cassiar Highway" où ils ont vu pas mal d'ours.

 

   

 

En effet, on en voit à 10 reprises, dont une mère avec ses 3 petits. Lorsqu'on sait que pour les voir, il faut qu'il fasse sec alors qu'il a plu la moitié de la journée, qu'ils aient décidé de venir brouter au bord de la route, que les bas côtés soient suffisamment dégagés et que les voitures qui nous précèdent ne les ait pas fait fuir, il doit y en avoir un sacré paquet !

 

Bivouac sympa au bord d'un lac, oui c'est vrai  qu'ici c'est pas très original, il doit y en avoir quelques millions!

 

 

 

Cette route nous permet aussi de passer à Stewart et Hyder en Alaska, situé au fin fond d'un fjord de plus de 100 km de profondeur.

 

   

 

Dans la Fish Creek, à Hyder, les "Dog" saumons  sont bien au rendez vous. Pendant que les mâles , plus gros et plus colorés, chassent leurs congénères trop entreprenant, les femelles se couchent sur le côté pour creuser des trous dans le gravier avec la queue afin d'y déposer ses œufs. Les males n'ont plus qu'à les couvrir de leur semence pour que les alvins naissent au printemps prochain.

 

 

 

Mais les ours guettent et se livrent à une pêche miraculeuse. Un grand plongeon, un coup de patte rapide et le saumon est dans la bouche.

 

   

 

Les aigles aussi prennent part au festin, seul les castors, impassibles, continuent leurs constructions. Quand à bébé ours, il renifle un peu partout pour retrouver sa mère. Si le loup l'attrape, il n'en fera qu'une bouchée !

 

 

 

On passe une soirée en compagnie de Michel et Marie-Claude qui en sont à leur sixième voyage dans cette région d'Amérique du Nord. A croire qu'ils aiment le coin !

 

 

Le panneau dit : Comment perdre la face (ou la vie) avec un ours. - aller dans la rivière avec l'ours - aller le photographier de trop près - pêcher le même poisson - se mettre en la mère et le bébé - marcher tranquillement et seul dans la forêt - camper sur le chemin des ours - laisser des déchets.  A part ça, on devrait pouvoir cohabiter !

 

 

Mardi 2 aout 2011, beau temps, 22°

Grandes étapes : Hyder / Burns Lake, 500 km - mercredi repos - Jeudi, Burns Lake / Dôme Creek, 400 km, des forêts, des lacs, des rivières bleues glacier, des forêts... Le bureau de poste de Dôme Creek doit être un des plus petits du Canada.

 

   

 

Vendredi 5 aout, beau temps, quelques nuages, 25°

Nous quittons la British Columbia pour entrer en Alberta et comme la nationale traverse les National Park (NP), nous sommes obligés d'en payer l'entrée, même si on ne veut pas visiter ! C'est la première fois qu'on nous fait le coup.

Prix à la journée 20$C ou carte annuelle à 136$C. Vu que nous allons quitter le Canada dans quelques jours on n'a pas envie de payer un pass à l'année. Nous qui comptions rester quelques jours dans la petite ville de Jasper (l'équivalent de notre Chamonix) pour y attendre des amis, c'est raté !

 

 

 

Tant qu'à payer, on visite un peu, c'est vrai que les Rocheuses sont une région de montagne exceptionnelle, même si nous autres Savoyards sommes bien servis toute l'année. Champs de glace gigantesques, sommets découpés, rivières, cascades, canyons....

 

Niché dans un écrin de forêt sombre, le lac Louise étend ses eaux couleur bleu émeraude au pied du glacier Victoria. L'eau vaseuse, faite de roches broyées par les glaciers, absorbe les couleurs de la lumière qui y pénètre, sauf le bleu turquoise qui se reflète à la surface de l'eau et lui donne cette incomparable couleur.

 

   

 

Dès 1890, avec l'arrivée du train, la Canadian Pacific Railroad fit construire un chalet hôtel pour accueillir les clients fortunés. Celui ci céda ensuite la place à l'hôtel Château Lake Louise qui permet d'accueillir 1100 clients. Comme à la belle époque, la maison de thé d'altitude est ravitaillée avec des caravanes de chevaux.

 

  

 

Le lac Moraine, deux fois plus grand que le lac Louise présente des eaux d'un bleu-vert encore plus intense. Il est niché au pied des pics "Wenkchemna" dont les parois s'élèvent à près de 1000 m.

 

   

 

Les petites villes de Jasper au nord et de Banff au sud ferment la vallée. Elles sont l'équivalent de notre Chamonix Haut Savoyard, ski en hiver, randonnées en été. En plein mois d'aout, les rues sont noires de monde. Le Banff Springs Hôtel, l'archétype de l'hôtel-château canadien accueil les clients fortunés.

 

   

   

 

Au cours de nos randonnées nous croisons quelques animaux sauvages : spermophiles à mante dorée, écureuils fouisseurs, mouflons d'Amérique, cerfs de Virginie et bébé ours qui secoue sa mère pour la réveiller, mais elle est endormie pour l'éternité.

 

Dimanche 7 aout 2011, beau temps, 23°

Nous arrivons à Canmore, une station de ski nordique au nord de Calgary.

On pensait retrouver la famille Paille http://laterreentrelespailles.blogspot.com/ , mais nous rencontrons la famille Flambard, http://cavadrouilleautourdumonde.web.officelive.com .

 

 

 

En fait, les Pailles nous ferons un e-mail pour nous dire qu'il nous ont croisé sur la route, mais comme ils ont un CC américain, nous ne les avons pas repéré. Peut-être nous retrouverons nous à Las Vegas !

 

   

 

Calgary, la capitale olympique des jeux de l'hiver 1988, est située dans le pays des ranchs de l'Alberta à l'est des Rocheuses. Cette ville dynamique vit de l'agriculture et de l'exploitation pétrolière depuis 1914. Même si la ville est très étendue à cause de l'habitat individuel, le centre ville se réduit à un petit quartier de gratte-ciel.

 

   

 

Nous visitons l' "Heritage Park Historical Village", qui avec ses 150 bâtiments, ses diligences, ses voitures d'époque et son train à vapeur, réussit à recréer l'atmosphère de l'Ouest canadien d'avant 1914.

 

    

 

"Head-Smashed-In Buffalo Jump" près de Fort Macleod, est l'un des sites Indiens les plus évocateurs du Canada.

Pendant plus de 5700 ans, les "Blackfeet", les Indiens des Plaines, ont poussé les troupeaux de bisons à sauter du haut de ces falaises. Une fois écrasés au bas de la falaise, les bisons étaient achevés au moyen de masses ou de lances. Après dépeçage, les peaux étaient tannées et la viande séchée.

Le carnage a été d'une telle ampleur, qu'il s'est formé des lits d'ossements de 10 à 12 mètres d'épaisseur au pied des falaises avant que les troupeaux ne finissent par disparaitre. 

 

     

 

 

 

Quelques Bivouacs :

 

    Vancouver              Ile de Victoria             Squamish               Gitwangak              Désolation Bay             Chitina

       Valdez                    Seward                    Fairbank               Arctic Cercle            Cassiar Hwy             Canmore

 

 

Les moins : Coût élevé de la vie, les grandes distances à parcourir, se prendre un Orignal dans la figure...

 

Les Plus : C'est géant...la nature, les lacs, les glaciers, le saumon (à manger), les saumons qui remontent les cascades, les ours, élans, aigles, etc, les bivouacs, les randos, les villes de chercheurs d'or, les mines, les Premières Nations, les "Visitor Center", le grand nord, le soleil de minuit, le beau temps en général...

 

Ce qui nous a étonné : le nombre de Camping-cars (CC) qui circulent dans ces régions, le poids et les dimensions des semi-remorques camping, le nombre impressionnant de pêcheurs, les volontaires qui entretiennent les campings contre la gratuité de l'emplacement, le nombre d'avions et d'hydravions qui volent, les casses d'avions ou de CC, le bordel qu'ils ont autour de leurs maisons (sauf en ville), épaves diverses, pièces détachées, bidons, engins, cabanes en ruine... et plus particulièrement en Alaska et aux USA : le nombre de centres commerciaux, le matériel qu'ils possèdent "voitures, remorques, camping-car, 4x4, cellule camper, bateaux, canoës, skidoos, quads", et le nombre de "storages" qu'il y a un peu partout pour stocker tout ça et plus... (Un "storage" est un ensemble de garages et de parking mis en location auprès des particuliers).

 

 

Bilan Canada / Alaska / Canada :  Séjour de 74 jours, (2.5 mois)

                                                      Dépenses : 4350 € dont  800 € de traversées maritimes et 300 € survol du Mackenzie.

 

Parcours de 12200 kms, cumul depuis le départ :  88590 kms          

 

 

                             Le mercredi 10 août 2011, le voyage se poursuit aux  USA Ouest 2