USA  Sud et Est

 

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      Capitale     : Washington DC

 

 

      Superficie   : 9 630 000 km2

                          17 fois la France

        Population : 308 millions

        Langue       : Anglaise

       Monnaie     : Dollar : $

        __    :  USA Ouest                    __   : USA Ouest 2

   __    : USA Sud et Est

 

Vendredi 6 avril 2012

 

Retour d'Hawaii. Guilaine, une connaissance française, qui vit à Las Vegas vient nous chercher à l'aéroport et nous emmène récupérer notre camping-car, toujours stationné au "storage".

Nous pensions passer quelques jours ensemble, mais en dernière minute, un ami vient de lui proposer de partir en croisière... Dommage, nous aurions bien aimé mieux faire connaissance.

 

Elle nous a trouvé un "mécano" mexicain, Naty, qui veut bien m'aider à faire la mécanique. C'est une chance, car les garagistes Américains ne se bousculent pas pour ouvrir le capot des mécaniques Européennes ; trop compliqué !

Nous changeons donc un roulement de roue, les amortisseurs et les silentbloc de suspensions Ar. Heureusement que j'ai amené des douilles et des outils de mesure (comparateur, micromètre), car notre ami Naty est plutôt adepte de la manière forte ; marteau et barre à mine !  Enfin, on a bien bossé et en fin de journée tout est terminé.

 

Maintenant notre gros soucis est de trouver des pneus. Nous avons fait plusieurs garages et il semblerait que nos dimensions soient introuvables aux USA. Je ne sais pas comment on va gérer ça ! Peut être quand nous serons plus au sud faudra t il faire un saut au Mexique, à moins qu'on trouve un équipage Français qui remonte du Mexique ! Wait and see...

 

Nous restons quelques jours à Las Vegas le temps de mettre le site à jour, de réparer les robinets qui fuient, retendre les stores qui s'enroulent mal, changer les taquets de porte usés.............. et coller nos nouveaux autocollants de la tour Effel juste sous les fenêtres du Paris-Las Vegas et puis s'il me reste un peu de temps, j'irais bien caresser la queue des petites lapines !

 

  

Nous en profitons pour revisiter les étonnantes cascades du Mirage, la magnifique architecture du Caesar Palace et admirer les formidables jardins  et les centaines de fleurs en verre soufflé ou la cascade de chocolat du Bellagio.

 

  

 

Mardi 10 avril 2012

Ce matin, surprise, un camping-car français s'arrête à notre hauteur et nous lance : "c'est vous les exploracy ?" C'est la famille  "Caracol" Nicolas et Nadège et les enfants www.caracolhome.fr qui arrivent d'Amérique du sud via le Mexique. Pas trop étonnant, puisqu'ils utilisent nos pages pratiques depuis bientôt 2 ans.

 

   

 

Le lendemain, c'est la famille "Paille", Olivier et Fabienne et leurs 2 enfants http://laterreentrelespailles.blogspot.com/ qui nous rejoignent sur le parking. Nous les avions déjà croisé l'été dernier au Canada, mais sans les voir car ils ont un véhicule Américain.......

 

Samedi 14 avril

En route pour le Grand Canyon en compagnie des "Caracol", un couple de cyclistes, Germain et Anne Julie http://www.pourvuquecaroule.blogspot.com/ arrêtés au bord de la route, nous font des grands signes...La route est monotone, le vent souffle en rafale et tout compte fait, ils feraient bien un bout de chemin en notre compagnie, d'autant plus qu'ils connaissent déjà le "Caracol".

 

   

 

Bon, c'est pas le tout, après une bonne nuit de repos, il leur faut remonter en selle !

 

Aujourd'hui nous empruntons quelques tronçons de la mythique Route 66, "The Mother Road". Débutée en 1926, c'est la première voie qui permis de relier Chicago à Santa Monica en Californie.

 

   

 

Vers la fin des années 60, le flot s'évapora vers les autoroutes et les boutiques fermèrent, les guirlandes lumineuses s'éteignirent ; mais c'était sans compter quelques nostalgiques de la belle époque qui essayent de redonner vie au passé.

 

     

 

Lundi 16 avril 2012,  beau temps, 20° le jour, 0 à 5° la nuit.

 

Après un bivouac tranquille dans une "National Forest", nous arrivons au Grand Canyon National Park en début de matinée. Heureusement, à cette époque, les camping ne sont pas complets.

 

 

Le Grand Canyon est un des phénomènes géologiques les plus étonnants du monde ; au fil des siècles , le Colorado s'est taillé une "route" sinueuse de plus de 445 km sur une profondeur qui atteint par certains endroits plus de 1800 m.

 

   

 

En avril sur la rive sud, à 2000 m d'altitude, nous sommes à la limite de la neige. Durant la journée, la température est idéale pour randonner, mais la nuit, une bonne couette reste la bienvenue.

 

   

 

Si les écureuils sont les animaux plus communs, nous croisons aussi quelques troupeaux de cerfs, et apercevons quelques Condors de Californie.

 

   

 

Deux jours après notre arrivée, nos amis cyclistes sont déjà la, aujourd'hui ils ont fait plus de 100 km de montée !

 

 

 

La petite réserve Hopi est entièrement encerclée par les terres Navajos. Traversée par la route 264,  elle occupe trois plateaux perchés à 2200 m, dominant de vastes étendues semi désertique. Rassemblés sur une dizaine de villages, les traditions restent vivaces ; au dernier recensement, 80% de la population parlait encore la langue Hopi. Très pacifiques, les Hopis sont depuis très longtemps sédentaires, agriculteurs ou éleveurs.

 

Vendredi 20 avril 2012

Petrified forest National Park est une des plus grandes forêt pétrifiée du monde, on y découvre une quantité invraisemblable de troncs d'arbres fossilisés. Vestiges d'une forêt qui dominait un environnement tropical il y a 225 millions d'années, ces arbres ont été ensevelis sous des cendres volcaniques et des sédiments. Privés d'oxygène, ils ne se sont pas désagrégés, mais ils se sont lentement transformés en quartz sous l'action de la silice apportée par les eaux.

 

     

 

Les troncs, transformés en quartz, présentent de superbes couleurs rouges, oranges, marron, ocre, vert qui parfois vire au bleu. A certains endroits, on croirait que des bucherons ont taillés des souches tellement les nombreux "copeaux" ressemblent à des vrais !

 

   

 

Un des troncs sert de pont, un autre auprès duquel se tient Claude, mesure plus de 35 m de longueur.... de quoi tailler quelques plateaux de tables tout à fait originaux.

 

   

 

A Blue Mesa, un sentier permet une agréable promenade au fond du canyon. Les dégradés de rouge et de violet proviennent d'oxydes de fer, de manganèse et d'aluminium, les tons blancs indiquent la présence de gypse et les teintes grisées celle de restes d'animaux ou de végétaux.

Sur le Newspaper Rock, plus d'un millier de pétroglyphes sont gravés dans la roche. Les plus anciens remontent à 5000 ans.

 

 

Pour aller à Albuquerque au Nouveau Mexique, nous préférons emprunter les quelques tronçons de la route historique 66 qui existent toujours, et nous voyons défiler des centaines de lodges, de motels et de restaurants qui ne sont plus que l'ombre de leur glorieux passé.

 

Samedi 21 avril 2012

Le Nouveau-Mexique est un des états qui offre les plus grands espaces vierges ; ici, 11% de la population est Indienne et 40% hispanique (mexicaine principalement).

 

   

 

Lorsque nous arrivons à Albuquerque, la ville fête son 306ième anniversaire (1706 - 2012). Dans le vieux quartier espagnol aux allures de pueblo indien, les différentes communautés offrent à cette occasion des spectacles de danse et de musique hauts en couleur.

 

   

 

En arrivant à Santa Fe, la capitale de l'état, nous sommes reçus par Sylvie, la sœur de Fred, qui habite ici depuis de nombreuses années. Fred et Anne, vous connaissez surement ... www.zigzagcruiser.eu, nos amis voyageurs spécialistes Toyota !

 

 

 

Après Saint Augustine en Floride, Santa Fe est la plus vieille ville de l'Union, fondée en 1610 par les Espagnols. Santa Fe est aussi l'une des villes les plus visitées des Etats-Unis ; touristes, artistes et pontes du show-biz californien aiment y passer leurs week-end. A 2000 m d'altitude (l'hiver on y fait du ski), les journées sont chaudes mais les nuits fraiches.

 

   

 

Avec sa "plaza" qui rappelle les "zocalos" des villes mexicaines, ses églises de l'époque coloniale, ses maisons du style pueblo, la cité contraste avec la plupart des villes américaines, anonymes et sans âme.

 

     

 

Santa Fe incarne avant tout l'art et la sophistication. Dans le centre  ville, tout autour de la place, se pressent des galeries d'art, des boutiques d'artisanat et de fringues hors de prix, des restaurants branchés et quelques superbes musées d'une richesse culturelle débordante.

 

Mais c'est "Canyon Road" qui forme le cœur artistique de la ville. Plus de 100 galeries d'art huppées, des ateliers, des boutiques et quelques restaurants bordent cette longue rue étroite. On y trouve toutes sortes d'œuvres étonnantes, de mobiles qui tournent au vent, des bronzes au réalisme frappant, des peintures modernes, des antiquités de tous pays, mais dont les  prix dépassent quelques fois les 100 000 euros !

 

 

 

   

 

Mais pour nous, Santa Fe est aussi une étape entretien mécanique...Modif de l'évent sur le pont arrière, changement de la "distribution" - pas facile pour des américains qui ne connaissent rien à la mécanique européenne ; bon, il était quand même temps pour la distribution, les galets pleins de poussière n'allaient pas tarder à nous lâcher, et le moteur avec !

 

   

 

Bivouac de rêve entre les bidons d'huile !

 

Ce matin c'est la clim qui fuit - mais en démontant le circuit pour le souder, un écrou grippe, le filet casse, plus de compresseur, plus de clim...               Bon, c'est pas grave, je vois Claude qui arrive avec la dépanneuse !

 

Pour les pneus, c'est en cours...une amie de Sylvie a pris contact avec un mécano d'El Paso (au Texas sur la frontière mexicaine) et qui pourrait nous les faire venir du Mexique. C'est à 500 km d'ici, mais ce serait toujours mieux que d'aller à  Ciudad Juarez considérée comme une plaque tournante du trafic de drogue et une des villes les plus dangereuses du Mexique.

 

Vendredi 27 avril 2012,    passages nuageux à couvert, 10° à 20°

En attendant, nous partons faire une boucle autour de Santa Fe.  Construit sur un plateau entre le Rio Grande et les Cristo Mountains qui culminent à 4011 m (sur lesquelles il a neigé cette nuit), Taos Pueblo  est occupé par les indiens depuis plus de 1000 ans. 

 

 

 

Ce village indien a toujours servi de lieu d'échange entre les Apaches, les Comanches et les Pueblos.

Ni eau courante, ni électricité - la vie et les rythmes sont les mêmes depuis dix siècles pour les 200 indiens Pueblos qui continuent à y vivre ! Et toujours risque de se faire scalper en cas de prises de vues d'indiens ! Du coup, on a pas essayé...

 

   

 

     

 

Sur le plateau de Taos, les énormes ranchs alignent leurs cavaliers sur le fronton de la porte d'entrée. Près de Très Piedras, quelques villages indiens fait de bric et de broc .

 

   

 

Into the wild (Nouveau Mexique)

 

 

Au delà du Rio Grande, la route longe un étrange village de maisons semi-enterrées. L'idée de "l'Earthship biotecture" remonte à la période hippie de années 1970 prônant le retour à la nature. Implanté sur un terrain de 640 hectares près de Tres Piedras (Nouveau Mexique), ce concept d'architecture écolo utilise uniquement des énergies renouvelables (solaire, éolien), et des matériaux naturels ou de récupération (vieux pneus, bouteilles, canettes alu...).

 

Ecolo à la sauce américaine...car le village est construit au milieu de rien et les habitants sont sans arrêt au volant de leurs pick-up V10 (20 litres au100) pour aller faire les courses ! Et puis il semblerait préférable de fondre les canettes pour récupérer l'alu et les bouteilles pour refaire du verre.

 

 

 

Village ghost

 

   

 

Jeudi 3 mai 2012

Nous quittons Santa Fe en direction du Texas.

Après une journée de route, nous arrivons aux White Sands Dunes. Coincées entre les San Andreas Mountains et le Chihahuan Desert, 700 km² de dunes blanches comme neige, ondulent au gré du vent.

 

 

Cette blancheur incroyable est due au fait qu'il s'agit de gypse, très rare sous forme de sable, car le gypse est normalement soluble dans l'eau.

 

 

Nous partons randonner sur l'Alkali Flat Trail, mais aux alentours de midi, le soleil tape dur, la réverbération est intense et la température avoisine les 38°. Au bout d'une bonne heure de marche, les balises ont disparu, probablement couchées par les vents dominants.

 

   

 

Dans ces conditions, difficile de se repérer, le plus simple est de faire demi-tour. Malgré quelques haltes, la bouche devient sèche et la langue devient pâteuse...   Bon, c'est vrai qu'on aurait pu prendre un peu d'eau !

 

     

 

Malgré l'incroyable sècheresse du Chihahuan Desert, quelques animaux, qui ne sortent que la nuit, arrivent a y survivre. Quelques rares fleurs arrivent à éclore et les fleurs de cactus sont d'un rouge incroyable.

 

    

...et puis il y a d'autres fleurs, qui si elles n'existent que par Photoshop, sont quand même très belles  ! 

 

 

Nuit bruyante au Western Sky's Rv park de Las Cruces ; pas étonnant, puisqu'il est situé le long de l'autoroute. Et en plus il y a les mouches et l'odeur des élevages bovins tout proche ! Pour l'odeur, on sait pas - mais pour la situation, on sait - si le camping est trop calme et trop loin de l'autoroute, les Américains ne s'y arrêtent pas ! Et c'est la même chose pour les bivouacs sur parking des supermarchés Walmart.

 

   

                         

Bref, lorsque nous entrons au Texas nous avons senti (assimilé) que c'est le pays des grands espaces, des cow-boys et de l'élevage bovin. Un autocollant sur le pare-choc d'un 4x4 nous rappelle que l'état du Texas est plus grand que la France.

 

Samedi 5 mai, beau temps 35°

El Paso, la plus grande ville "mexicaine" des Usa. Si ce n'est pas encore le Mexique, ça y ressemble déjà ; le nom, les magasins fourre tout, l'architecture et la langue et les habitants... et puis, il n'y a qu'à traverser le Rio Grande pour être au Mexique...

 

   

 

Si les mexicains rêvent d'escalader les grillages barbelés pour conquérir l'eldorado Américain, les Texans, eux, n'ont pas trop envie de se rendre à la ville mexicaine de Juarez, de l'autre côté... Même le prêtre de la mission Ysleta, avec qui nous  discutons (en français) n'est pas si sûr que la protection divine suffise !

 

     

 

Situées dans la vallée au Sud de El Paso, trois missions catholiques espagnoles qui furent construites à partir de 1681, rappellent qu'à cette époque, l'Europe se donnait pour tâche de convertir les Indiens.

 

   

 

Rien d'extraordinaire, mais il faut bien passer le temps en attendant des nouvelles de nos pneus ! 

 

En fait, notre plan pour les pneus à l'air de s'enliser et on commence vraiment à s'emmerder dans ce bled...On connait parfaitement tous les Walmart du coin ! On  relève les adresses des marchands de pneus d'El Paso sur Internet et on commence à en faire le tour - rien - rien - puis on trouve un marchand sympa qui à des potes vendeurs de pneus à Juarez au Mexique - il leur passe la commande - normalement ils seront disponibles jeudi - au Mexique évidement !

 

Jeudi 10 mai.     Temps orageux, un peu de pluie, mais ça rafraichit un peu !

Ca y est, on peut rouler, on a de nouvelles semelles - mais cette nuit on a mal dormi.

 

 

 

Américains ou mexicains, curés ou amis nous ont tellement répété que Cuidad Juarez était un coupe gorge, qu'on s'attendait à trouver une ville en état de siège, des bandits cagoulés à tous les coins de rue et des commerçants retranchés derrière des barreaux. Pour une fois, la fiction dépasse la réalité, on a même réussi à faire l'aller retour sans formalités aux frontières !

 

Depuis, on a repris la route vers l'est en longeant le Rio Grande, le fleuve qui fait la frontière avec le Mexique.

 

   

 

Comme la route est étroitement surveillée par des dizaines de voitures de la Police des frontières, nous allons éviter les bivouacs sauvages en plein désert. On aime pas trop les réveils brutaux !

 

     

 

Nous traversons d'immenses zones désertiques au milieu desquelles plus de 60 espèces de cactus arrivent à subsister, mais la sécheresse est telle que certains finissent par crever.

 

   

 

Avec à peine 2500 habitants, le petit bourg de Marfa a perdu une grande partie de son activité passée. Construite en 1881 comme point de ravitaillement en eau pour le train qui y passait et qui y passe toujours, elle reste aujourd'hui le point de conjonction des ranchs environnants.

 

   

 

Appelées ghostowns, les villes fantômes abondent au Texas, plus de 600 parait-il. Souvent érigées rapidement à la faveur d'une forte activité économique, elles ont connu une brutale baisse de leur population suite à un puits de pétrole qui ferme, une tornade dévastatrice, une grande entreprise qui boit le bouillon ou la ligne de chemin de fer qui cesse de fonctionner. Terlingua, ville fantôme perdue près de la frontière mexicaine est l'une d'entre elles.

 

 

Study Butte, village fantôme pour un bivouac fantôme... mais chose incroyable on a du wifi, fantôme probablement !

 

 

Bien préservé, le Big Bend National Park offre des paysages où se mêle le désert de Chihuahua, les montagnes de Chisos et les différents canyons du Rio Grande. Ce parc, peu fréquenté, l'est surtout par les randonneurs.

 

   

 

   

 

Malgré la dureté de l'environnement, les scientifiques y ont relevé plus de 1200 espèces de plantes et cactus. Au delà des  routes asphaltées, de nombreuses pistes praticables sillonnent le parc. Malheureusement, à la suite de gros orages tombés la veille, de nombreuses pistes sont fermées.

 

   

 

Le roadrunner (le coureur des routes) est l'oiseau emblématique de la région. Préférant la course au vol, cet oiseau est capable de courir à une vitesse de 35 km /h pour chasser lézards et autres reptiles pour se nourrir.

 

Dimanche 13 mai 2012

La route est longue pour rejoindre la petite ville Del Rio, mais les paysages semi-désertiques qui jalonnent le parcours n'offrent aucun intérêt et peu d'endroits intéressants pour bivouaquer.

A la rubrique "Del Rio" du guide touristique, il est noté : " à moins d'avoir quelque chose à y faire, comme saluer des amis, par exemple, il est peu probable qu'on veuille s'y attarder".... et bien, justement, nous avons une amie à saluer ; Véronique, Dream et Scani nous y attendent depuis quelques jours.

 

   

 

Bon, il faut qu'on vous explique : Scani, c'est le scania 26 tonnes 6x6, Dream, c'est le copilote (le chien) et Véronique c'est la patronne. Ca fait bien longtemps que nous correspondions par internet, mais nous étions déjà en Amérique Centrale lorsque Véro arrivait en Amérique du Sud...  et puis en un coup d'aile elle s'est retrouvée avant nous au Texas.

 

     

 

San Antonio est certainement la ville la plus agréable du Texas. Grace à son centre historique et à l'aménagement des bords de la rivière qui permettent parcourir la ville à "l'abri" des voitures, certains l'appellent même la Venise Américaine.

 

 

 

Mais pour les Américains, l'ancienne mission San Antonio évoque Fort Alamo et sa bataille. En mars 1836, 200 Mexicains et colons espagnols sont encerclés par l'armée mexicaine forte de 4000 hommes. Le siège dure 13 jours au terme duquel la plupart des défenseurs trouvent la mort - mais cette bataille favorisera le nationalisme texan et garantira un mois plus tard l'indépendance définitive du Texas.

 

 

Bivouac agréable sur les bords du lac Calaveras et réveil campagnard par le chant des oiseaux. Nous serions bien restés quelques jours, mais il fait chaud et le lac n'est pas baignable.

 

     

 

Vendredi 18 mai 2012.  Ciel bleu, 30° (16° la nuit), océan 26°.

Direction la mer qui commence à nous manquer. En arrivant par la 181, il faut d'abord franchir un long pont qui traverse une immense lagune, puis prendre un des huit ferries pour rejoindre Port Aransas sur Mustang Island.

 

 

   

 

Une bande de terre plate toute en longueur qui doit bien faire 350 km de long et des plages à l'infini.  A part le week-end qui attire les texans du continent, la côte a gardé un aspect relativement sauvage et les bivouacs libres le long de la plage sont parfaits.

 

 

C'est ici, à quelques 250 km au Sud de San Antonio, que Véro nous rejoint après deux jours d'errance. (On avait raté le rendez-vous de San Antonio).

 

      

 

Depuis qu'on bivouaque ensemble, on ne passe pas inaperçus - les Américains qui croyaient avoir tout vu n'ont jamais vu un engin pareil (je parle du Scania, pas de Véro). C'est un défilé perpétuel - les touristes, les texans, les shérifs, la police et même les pompiers - Claude est parfois obligée de faire le guide auprès des "clients" - elle a même mis une tirelire pour les pourboires, mais ça ne marche pas fort !!!

 

 En attendant, il faut quand faire les corvées - réparer la porte de notre camping-car qui menace de tomber, réparer le groupe de Scani qui chauffe (heureusement les heures de nuit sont payées double), faire la lessive ...

Bon il reste quand même un peu de temps pour la baignade.

 

 

 

Jeudi 24 mai...... Beau temps, 30° le jour, 25° la nuit, le vent forcit.

Le bivouac sur la plage était agréable et tempéré par la brise, calme, gratuit et avec du wifi, la température de l'eau à 28° - le rêve - mais depuis cette nuit, le vent a forci et ce matin le sable nous envahi.

 

   

 

C'est pas grave, on avait l'intention de changer d'air. On rince les véhicules "ensalés" et on reprend la route en longeant la côte.

 

 

L'économie du Texas est la deuxième plus importante du pays après la Californie. Elle repose essentiellement sur les hydrocarbures, les industries pétrochimiques, l'élevage et les hautes technologies (spatial).

 

    

 

Le pétrole est la ressource essentielle - de nombreuses stations de pompages terrestres et offshore jalonnent notre parcours -. pétroliers, barges de transports, raffineries envahissent le paysage.

 

 

Le ranch texan n'est pas qu'une image. Le Texas compte plus de fermes et de têtes de bétail que n'importe quel autre état. Elles produisent également une grosse quantité de coton, du maïs, mais aussi des pastèques.  

 

   

 

A partir de Texas City, on emprunte un grand pont (6 à 7 km de long)  pour atteindre Galveston sur Galveston Island, puis un ferry pour arriver sur Bolivar Island, longue de plus de 100 km. A propos de ferries, aux USA, ils sont considérés comme étant le prolongement de la route, donc toujours gratuits.

 

 

   

 

Dans la région, les Américains ont la mémoire courte ; alors que par le passé, la région a déjà subit de terribles ouragans avec des vents dépassant les 220 km/h, les maisons sont toujours construites  avec des allumettes au plus près de la côte. Même si elles sont bâties sur pilotis pour laisser passer les vagues, au premier coup de vent, elles s'envoleront comme de vulgaires fétus de paille.

 

 

 

 

Grace au site web "free campsite" (camping gratuit), nous trouvons un bivouac entre mer et lagune. Il s'agit d'un "no man's land" où les pêcheurs viennent pratiquer leur sport favori  - et ils sont équipés comme des ...américains ; pick-up, motor-homes, canots, voiturettes, groupes électrogènes et batterie de projecteurs pour la pêche au lamparo !

 

     

 

Grace aux eaux poissonneuses, hérons, pélicans, aigrettes, sternes et bien d'autres oiseaux viennent se nourrir.

 

   

 

     

 

Ici, on peut rouler sur les plages avec n'importe quel engin, mais la vitesse est limitée !

 

   

 

 

Lundi 28 mai 2012,  Plus de vent, beau et très chaud, 33°,   28° la nuit.

Bienvenue en Louisiane, c'est en français qu'on nous accueille, même si cela n'a pas toujours été le cas - entre 1916 et 1968, par soucis d'intégration le français était interdit à l'école ! Et pourtant, la Louisiane tient une place à part dans nos cœurs, car elle fait partie de l'histoire de la France.

 

   

 

En 1682, René Robert Cavelier, explorateur français descend le Mississipi et devient le premier Européen à parvenir à l'embouchure du fleuve et baptise ces nouvelles terres "Louisiane" en l'honneur de son roi, Louis XIV. En 1702, l'explorateur Pierre Le Moyne d'Iberville devient le premier gouverneur de Louisiane, mais ce n'est qu'en 1718 avec la fondation de la Nouvelle-Orléans que la colonie française prend son essor. Ces premiers immigrés seront bientôt rejoints par les Acadiens, qu'on nommera ensuite Cadiens puis enfin Cajuns.

 

A partir de 1755, c'est "le Grand Dérangement", une des plus grandes épuration ethnique. Plus de 10 000 français du Canada(les Acadiens) qui vivent en Nouvelle-France (qui deviendra sous les anglais Nova Scotia en 1713) sont chassés par les Anglais - les terres sont confisquées, le bétail volé, les familles séparées et les villages brûlés pour éviter tout retour.

Beaucoup mourront, d'autre regagnerons leur région d'origine - Belle-ile-en-mer et le Poitou - mais la plupart  débarqueront en Louisiane à la Nouvelle-Orléans et grossiront la colonie française. Au tournant du XIXe, les Acadiens d'Acadie sont devenus les Cajuns de Louisiane.

 

   

 

Près de Lafayette, capitale du pays Cajun, un village cajun reconstitué permet de remonter le temps en se replongeant dans la vie quotidienne du début du XIXe.

 

     

 

A l'époque, ils utilisaient déjà la machine à coudre Singer, "l'ami sincère" comme disait la publicité. Le panneau en cajun précise "banquette malegal", il faut comprendre "trottoir irrégulier".

 

Noyé par le Mississipi, le paysage de la Louisiane est fidèle à son image de pays verdoyant et sauvage. Les bayous, ces eaux peu profondes à faible courant ou stagnantes, plutôt hostiles à la nature humaine, sont partout.

 

   

 

Abbeville, la petite ville provinciale lovée au bord du bayou Vermillon fut fondée en 1843 par le père Maigret qui lui donna le nom de sa ville natale française. Depuis, la petite ville s'est endormie et on peut même apercevoir un squelette (peut être celui du proprio) au milieu d'un magasin déserté !

 

   

 

Après 250 ans d'histoire tourmentée et d'immersion en terre américaine, les Cajuns ont gardé leurs traditions bien vivaces - d'abord la langue, le vieux français encore parlé par de nombreuses personnes âgées, puis les traditions de musique, de danse et du "bien mangé". Emouvant, après plus de 250 ans.

 

Malheureusement, le véritable coup de grâce sera donné en 1916 avec l'interdiction de l'usage du français dans les écoles louisianaises. On soutient à l'époque, que c'est la langue des pauvres et qu'elle ne permet pas de trouver du travail. Du coup la nouvelle génération ne parle plus français et dans 10 ou 20 ans ..........

 

   

   

Accueil enthousiaste et en cajun à l'office du tourisme  de Breaux Bridge. Nous sommes même invités à venir y boire le café demain matin! Pont Breaux en Cajun, a su garder ses noms de rues en français et c'est aussi la capitale mondiale de l'écrevisse.

Les Cajuns de Louisiane disent : "laisse les bons temps rouler", profite du présent. Les traditions sont empruntes d'une certaine joie de vivre, on y mange bien - écrevisses, alligator et viande bovine - on y boit beaucoup et on y danse à la moindre occasion. Les mélodies rappellent celles des bourrées bretonnes auxquelles se mélangent des rythmes noirs américains.

 

     

 

Dans la soirée, alors que nous bivouaquons sur un parking en bordure du Bayou Teche, nous avons la visite du Shérif qui nous remet sa carte de visite au cas (bien improbable) où nous aurions un problème. On ne lui a pas dit que nous n'avions pas de téléphone, il ne nous aurait pas cru !

 

 

 

   

 

Même si la canne à sucre, le coton, le riz, le tabac et l'indigo ont toujours été les  cultures principales, la barbe espagnole (appelée ainsi à cause de sa ressemblance avec les longues barbes blanches des capucins espagnols) servit longtemps à  rembourrer coussins, fauteuils et mais aussi les sièges des Ford T.

 

Vendredi 1 juin 2012

 

   

 

Fondée en 1720, Opelousas, troisième plus vieille ville de Louisiane, est aussi la capitale mondiale du Zydeco - musique créole inspirée de l'harmonie cajun, du rhythm'n blues, de la country et de la soul.  Au festival d'Opelousas, musique cajun, zydeco font danser toutes les générations.

 

   

 

Au camping d'Opelousas, nos voisins créoles, sont venus en force avec 2 motor-homes et 3 caravanes et des monceaux de bouffe qu'ils cuisinent et mangent presque sans arrêt.  Mais au moment des repas, Jilo ne nous oublie pas et nous amène du "bon manger" comme il dit. Une sacrée bande de bons vivants !

 

Dimanche 3 juin 2012

A quelques kilomètres de Breaux Bridge, le Lake Martin est un petit lac d'une exceptionnelle beauté, essentiellement fréquenté par les pêcheurs et les chasseurs du coin.

 

 

 

   

 

Des milliers de cyprès qui poussent les pieds dans l'eau, sont envahis de "barbe espagnole" qui descend jusqu'à fleur d'eau.

 

     

 

Les nénuphars qui recouvrent une bonne partie du lac forment un étrange tapis qui sert de camouflage à de nombreuses espèces.

 

   

 

Si les castors et les ragondins se cachent, les tortues et surtout les alligators montrent facilement le bout de leur nez et même des fois leurs dents !!!.

 

 

     

 

Ce lac est aussi un véritable sanctuaire pour les oiseaux, une sorte de parc ornithologique naturel : 200 espèces s'y regroupent pour nicher. Au printemps, période de nidification, les arbres sont chargés d'oiseaux, en tout 70 000 couples ont choisi d'y nicher. Les spatules rosé sont certainement les plus gros et les plus beaux, mais se sont aussi les moins nombreux et les plus difficiles à voir.

 

     

 

Après une bonne partie de pêche, des dizaines de cormorans font sécher leurs ailes. Des libellules de toutes les couleurs viennent butiner les fleurs d'eau.

 

 

Quelle chaleur depuis quelques jours, 35 /36° la journée et autour de 30° la nuit, mais ils sont quand même bizarres ces Américains !

 

Bruyants : lorsqu'ils viennent camper dans un endroit nature super calme (au lac Martin par exemple), ils peuvent venir avec le ventilateur, la télévision grand écran et le groupe électrogène non insonorisé ! Et il tourne jour et nuit pour  faire marcher tout ça ! Bonjour l'ambiance ! C'est pas la première fois qu'on est obligé de s'éloigner à cause du bruit. 

La semaine dernière sur la plage de Gilchrist au Texas, une dizaine de groupes électrogènes de forte puissance ont tourné toute la nuit pour la pêche au lamparo. 

Quelques jours auparavant, alors que nous bivouaquions au calme (oui c'est possible, surtout lorsque le magasin à prévu un emplacement pour) sur un parking Walmart en compagnie de Véro, nous avons du fuir en pleine nuit, des camions sont  arrivés et ont laissé tourner leur moteur (toute la nuit) pour climatiser leur couchette cabine !

Sur les motor-homes, ils ont tous 2 ou 3 clim, mais le pire c'est qu'ils en ont même sur caravanes pliantes toile ! A Opelousas (c'est vrai qu'il faisait très chaud), plusieurs campeurs avaient des ventilateurs d'un mètre de diamètre sous l'auvent. Heureusement tout le monde était raccordé à l'électricité.

 

Fatigués : Au camping ou à la pêche, ils viennent souvent avec leur quads ou leur voiturette de golf, au cas ou il y aurait 2 ou 300 m à faire à pied. Un golfeur a frappé quelques balles sur la pelouse du camping, il a ensuite pris sa voiture et a roulé portière ouverte pour les ramasser !

 

Tout le monde connait les "drive thru" de Mac Do, mais ici, ils ont aussi inventé les "drive thru" bancaire, les magasins qu'on traverse de part en part pour faire les courses sans descendre de voiture, mais aussi les "Sonic", ces restaurants où on passe la commande  par micro qu'une hôtesse vient ensuite servir. Si avec tout ça ils n'étaient pas gros, on ne sais pas ce qu'il faudrait faire pour l'être !!!

 

 

 

Téméraires ???   Sur les routes nous rencontrons des grands voyageurs de diverses nationalités, mais jamais d'Américains, et lorsqu'on leur dit qu'on vient d'Amérique du Sud en passant par le Mexique, ils nous prennent pour des kamikazes ou des extraterrestres.

 

 

   

 

Saint Martinville fait partie de ces petites bourgades Cajuns assoupies au bord du bayou Teche, comme Opelousas, Breaux- Bridge, Jeanerette, Charenton ou Franklin. C'est même la ville qui possède officiellement le plus grand nombre de gens qui manient la langue de Molière.

 

   

 

Mais que serait St Martinville sans le mythe d'Evangeline ?  Elle débute en 1847 avec le poème d'Henry Longfellow qui raconte la déportation des Acadiens. Elle va devenir l'emblème de leur combat.

 

"A la veille de leur mariage, Gabriel est séparé d'Evangeline par les Anglais qui déportent les Acadiens. La jeune femme passe 3 longues années à chercher son fiancé, errant dans toute la Louisiane en soignant les pestiférés. Elle finira par retrouver son grand amour à Saint Martinville sous ce très vieux chêne (le deuxième plus vieux des USA), mais atteint lui aussi de la peste il meurt dans les bras de sa bien aimée".

 

 

 

Lake Fausse Pointe, on en parle beaucoup (surtout dans les guides),  mais il n'y a rien à voir et à l'arrivée, le camping est bien trop cher (26 $), par contre une bonne piste suit la levée et relie Lake Fausse Pointe à Franklin avec des possibilités de bivouacs le long des étangs ; quelques moustiques à la nuit tombée, mais pour nous pas de problème, nous avons un piège redoutable !!

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques jours, vers 16 h, s'abattent de violents orages tropicaux, la pluie tombe à verse, les éclairs zèbrent le ciel de tous côtés et le tonnerre gronde à en faire trembler le camping-car .... mais nous ça nous arrange bien, la température descend de 35 à 28° en 10 minutes alors qu'autrement il nous faudrait toute la nuit.

 

 

Franklin, une autre bourgade Cajun le long du Bayou Teche qui vit essentiellement de la canne à sucre.

 

   

 

 

Vendredi 8 juin 2012  Chaud, plusieurs orages durant le week-end.

 

En arrivant à la New-Orleans, on a la tête pleine d'airs de jazz - Cajun ou Zydeco, d'une certaine joie de vivre et de balcons en fer forgé. C'est qu'au fil des décennies, des influences multiples ont forgé le profil physique et humain de la ville.

 

 

C'est par le sud du fleuve Mississipi (troisième plus grand fleuve du monde) que nous abordons La Nouvelle-Orléans. Ca tombe bien, car Jacky et Françoise nous ont donné un bon plan - bivouaquer sur le parking du ferry situé au calme le long de la levée (levées = digues qui enserrent le Mississipi le long des zones basses de la ville). Ensuite, il n'y a plus qu'à prendre le ferry (gratuit) qui nous dépose, 5 minutes plus tard, au cœur historique de la cité.

 

   

 

La Nouvelle-Orléans, appelée aussi NOLA (Nouvelle-Orléans LouisiAne), cache une véritable perle architecturale, mise en valeur par une atmosphère absolument unique aux Etats-Unis ; The French Quarter (le quartier Français) aussi appelé "Vieux Carré", est le quartier historique et vivant de NOLA.

Il doit sa cohérence au fait qu'il a été dessiné par un architecte français au début du XVIIe siècle, avec l'idée d'en faire une sorte de village à la française.

 

 

 

Même si la période française fut finalement assez courte, 65 ans - de 1699 à 1762 et de 1800 à 1803, date à la quelle Napoléon vendit la Louisiane à l'Amérique, le French Quarter avec ses rues de Chartre, Toulouse, Royal et autres, perpétuent des traditions bien visibles.

 

   

 

Si les maisons ont plutôt un caractère hispanique avec ses balcons en fer forgé et ses cours intérieures décorées d'une fontaine, c'est que suite aux nombreux incendies, les maisons du Vieux Carré ont été reconstruites sous l'ère Espagnole.

 

     

 

De nombreux établissements ont conservé l'éclairage au gaz d'antan ainsi que les poteaux qui servaient à attacher les chevaux.

 

The French Market (le marché français), construit dans le Vieux Carré est le plus vieux marché américain. Il fut construit en 1791 pour permettre aux Indiens Choctaw et aux commerçants Allemands de vendre leur artisanat et leurs produits fermiers. Aujourd'hui, il permet aux chinois (comme partout) de vendre leurs saloperies aux touristes.

 

 

   

 

A La Nouvelle-Orléans, le caractère créole suinte de partout, à commencer par la sensualité des natifs, toujours prêts à faire la fête.  Ce week-end, c'est le "Creole Tomato Festival", un  des nombreux festival de musique Cajun et Zydeco.  Rien n'arrête les danseurs, même pas les orages qui s'abattent dimanche sur le festival...sauf lorsque les court circuit font taire définitivement la sono.

 

   

 

Aux USA, NOLA est une ville exceptionnelle par ses différences et sa joie de vivre - les gens jouent de la musique, chantent, boivent, dansent, s'amusent et plus si affinité - ça change de l'Amérique traditionnelle catho et coincée.

Elle déroute les Américains eux même. Ne disent ils pas que si on ne connait des States que La Nouvelle-Orléans, on ne connait pas les Etats-Unis !

 

 

 

Bourbon Street devint  au fil du temps l'axe commercial, puis musical. Si dans les années 50 les boites de jazz se succédaient,  aujourd'hui,  Bourbon est devenue la rue "chaude" où  les bars succèdent aux boites de strip-tease, aux vendeurs de hot-dogs, aux rock-cafés et aux pseudos boites de jazz.

 

   

 

Aujourd'hui, c'est au "Preservation Hall", dans cette petite salle mythique et décrépie des années 60 qu'il faut venir écouter du vrai jazz. Après avoir fait la queue devant un bâtiment qui tombe presque en ruine, on entre dans une pièce minuscule complètement décatie, la lumière est pâlotte, les vitres sont crasseuses et les tableaux jaunis, mais lorsque les musiciens entonnent les premières notes, c'est l'extase.  C'est le seul lieu de NOLA où les musiciens n'utilisent ni micros, ni amplis.....mais c'est vrai que nous sommes tellement près que ceux du premier rang doivent baisser la tête pour ne pas prendre un coup de trombone à coulisse !

 

   

 

Pour nous rendre à Garden District, nous empruntons "Un tramway nommé Désir" (célébré par Tennessee William dans son roman). Mis en service en 1833, c'est le plus vieux tramway du monde encore en circulation. D'abord tiré par des mules, il fut électrifié en 1893.

 

 

 

Garden District a été construit par les hommes d'affaires des Etats du Nord entre 1840 et 1900. Pour se démarquer, ils construisirent de magnifiques demeures du plus pur style colonial, d'influences grecques, victoriennes ou Alsaciennes.

 

 

 

   

 

En aout 2005, l'ouragan baptisé "Katrina", s'approche de la Nouvelle-Orléans. Plus de 80 % des habitants quittent la ville, mais finalement, sa route s'infléchit vers l'est et épargne pratiquement la NOLA. Mais ce que de nombreux spécialistes redoutaient se produit ; les digues qui sont sensées protéger la ville basse d'un débordement du lac Pontchartrain, cèdent sur 60 m de longueur. Tous les quartiers bas, pour la plupart habités par des Américains noirs (ils représentaient 50% des habitants de la ville), sont submergés. Les maisons en briques résistent plutôt bien, mais les maisons en bois flottent, chavirent et se disloquent. (image d'archives).

 

Le French Quarter, construit au dessus du niveau des eaux n'est pas touché.

Mais rapidement, des bandes de pillards armés venus des quartiers pauvres dévalisent les magasins et les hôtels. A tout malheur, bonheur est bon - le départ d'une bonne partie de cette population pauvre de couleur a fait chuter la courbe de la criminalité.

 

 

Mardi 12 juin

En Louisiane, les noirs représentent aujourd'hui environ 50 % de la population, alors qu'ils ne représentent que 2 ou 3 % dans les états de l'ouest américain.  C'est qu'à  partir de 1703, la Compagnie de Indes importe en Louisiane des esclaves en provenance du Sénégal.  Vers 1800, lorsque les colons abandonnent les cultures de tabac et d'indigo pour "bâtir" de gigantesques plantations de canne à sucre et de coton, le nombre d'esclaves augmente encore énormément. Certaines plantations en employaient plus de 200.

 

 

 

Entre New Orleans et Baton Rouge, de nombreuses plantations s'implantent le long du Mississipi, la terre ne manque pas et la proximité du fleuve permettait d'irriguer les cultures et de transporter les marchandises et les hommes. Les grands propriétaires terriens firent fortune et se firent construire de somptueuses demeures où se mélange allègrement les styles Créoles, Greek revival ou Victoriens.

 

 

 

La surenchère et le luxe contrastait cruellement avec la rudesse des cabanes de planches où s'entassait une dizaine d'esclaves.

 

   

 

Après le déclin provoqué par l'émancipation des esclaves, l'arrivée du chemin de fer qui mit le Mississipi en préretraite et la découverte de nouveaux textiles qui ébranlèrent le marché du coton, les plantations disparurent peu à peu, mais de nombreuses bâtisses restèrent debout.

 

 

Les années 1900 ont vu arriver de nouveaux voisins - des raffineries de pétrole et des usines chimiques. L'économie n'est plus aux champs de coton, mais au marché de l'or noir. Si pendant longtemps le Mississipi permit le transport du coton, il dessert maintenant les industries pétrochimiques de la région.

 

 

 

A Saint Francisville, dans une petite bourgade au milieu des plantations, Claude admire les boutons stockés dans un énorme coffre fort. L'ancienne banque a été recyclée en magasin.    

 

 

 

Jeudi 14 juin 2012

Située dans l'état du Mississipi, sur les rives du grand fleuve, Natchez est connue pour avoir été la deuxième ville la plus riche des Etats-Unis (après New-York).

 

   

 

Au début du XIXe s, avec l'apparition des vapeurs sur le fleuve, l'économie de Natchez s'orienta vers le commerce du coton, permettant à l'élite de la ville d'édifier un nombre considérable de luxueuses demeures, aujourd'hui appelées "ante bellum" (d'avant la guerre de sécession).

 

     

 

 

Avec un bivouac pareil, nous serions bien resté un jour de plus à Natchez, mais on vient d'apprendre que samedi, il y a un festival de Blues à Bentonia, alors....

 

 

 

Samedi 16 juin

Bentonia Blues Festival  se déroule dans un champ près du village de Bentonia. Ca aurait pu être bien, les groupes qui se succèdent sont plutôt bons, mais tout autour, il y a un autre festival...celui des groupes électrogènes !

 

   

 

Ils sont vraiment "beauf" ces américains - autour de la scène, il y a une espèce de kermesse (vente de vêtements, jouets, bouffe et boissons) avec 15 à 20 générateurs (pas insonorisés - ça doit coûter trop cher !) qui turbinent dans un bruit d'enfer ! A priori, ça ne gène pas grand monde, même pas les musiciens qui doivent être habitués à ce vacarme et sont juste obligés de monter un peu la sono, pour couvrir les bruits parasites !

 

   

 

Dans le champ qui nous sert de camping, c'est guère mieux - nos voisins campeurs ont amenés leurs génératrices pour faire tourner leurs gros ventilateurs (et c'est même pas sur que ça leur fasse fondre la graisse !) et les caravaniers du bout doivent les faire fonctionner jour et nuit pour tenir les bières au frais !

 

   

 

A part au Texas et en Louisiane où l'industrie pétrolière et chimique fourni de nombreux emplois, dans ces états du Sud, la principale richesse reste l'agriculture et notamment le riz, le coton, la canne, le maïs et le soja.

   

 

 

Il ne faut pas croire que tous les Américains habitent dans de belles villas comme il en existe pas mal en Californie ou dans les grandes agglomérations.

 

   

 

Dans ces régions agricoles du Sud, de nombreux Américains noirs, mais aussi des blancs, vivent le plus souvent dans des mobil-homes installés façon village, mais aussi dans des motor-homes ou caravanes installés sur des terrains privés ou des "RV park" à l'année.

 

 

Si un jour de 1968 Memphis (1.1 million d'habitant avec ses banlieues) fut brusquement sous les feux de la rampe avec l'assassinat du Pasteur Martin Luther King, suite à sa lutte pour l'égalité des noirs, c'est par le Blues qu'elle deviendra célèbre.

 

 

"Memphis Tennessee" de Chuck Berry, mais aussi "Saint Louis Blues" de W.C. Hardy et pour finir Elvis Presley, rendirent célèbre le nom de Memphis.

 

   

 

Memphis est une grosse ville de province qui semble vivre au rythme du fleuve Mississipi qui coule paresseusement et de ses vieux tramways qui sillonnent la ville tout doucement. 

 

 

 

Mais il ne faut pas s'y fier, car dès l'après-midi, dans "Beale Street", l'âme du Blues se réveille et hante la rue jusqu'au petit jour. C'est dans cette rue légendaire qu'a éclos le Blues.

 

     

 

Dans les années 1920, le quartier situé autour de "Beale street" est voué aux jeux, à la prostitution, aux bars et à la musique - c'est le lieu de plaisir de tous les fermiers, commerçants et habitants des rives du Mississipi.  Des orchestres noirs sillonnent les rues jouant surtout avec des instruments à cordes et une espèce de trompette rudimentaire, "le jug", qui n'est autre qu'une bouteille vide dont on souffle dedans.

 

   

 

 

Les cabarets du quartier vont distiller pendant des années les accents déchirants du Blues, mais le Blues noir ne percera dans le grand public que dans les années 50 avec la voix d'un blanc, Elvis Presley.

 

Elvis nait en 1935 dans le Mississipi, mais la famille part rapidement habiter à Memphis. Durant l'été 1953, Elvis, qui aime chanter, pousse la porte de Sun Studio où il enregistre pour 4 $, une chanson pour sa maman.

En écoutant Elvis, le directeur du studio a un déclic - c'est l'homme qu'il cherchait - un Blanc avec une voix proche de celle des chanteurs noirs.

C'est le début d'une carrière explosive. Avec sa voix extraordinaire, son sourire d'adolescent et son déhanchement provocateur dans une Amérique bien-pensante, son ascension est fulgurante.

 

 

 

Graceland, la maison de Memphis qu'il achète pour sa mère en 1957 est toujours, 35 ans après sa mort, un lieu de pèlerinage pour tous les fans du King.

 

     

 

De 1956 à 1958, lors de ses premières apparitions télévisées, ses costumes déments, ses mouvements de hanches, jambes écartées font scandale. Lors des concerts, des filles s'écroulent, d'autres pleurent, sautent ou deviennent hystériques, mais les disques d'or et de platine couvrent déjà tous les murs de la maison.

 

   

 

Dans le "garage", une dizaine de voitures, dont certaines conçues spécialement pour le King ; Cadillac mauve ou rose bonbon, Lincoln toit en croco doré, Rolls blanche et celle qu'il préférait, une Stutz Blackhawk.

 

   

 

Après avoir traversé une petite aérogare des années 70 reconstituée, on peut visiter deux avions qu'Elvis acheta en 1975, un petit Jet et surtout un Convair 880 qu'il aménagea en véritable petit palace : salle de réunion avec sièges en cuir et boucles de ceintures en or, salle de jeux de carte et chambres avec lavabos en or également.

 

 

Après une dizaine d'année d'absence sur scène, le King revient sur scène à Las Vegas en 1969. Le public qui l'a adulé toutes ses années est là, intact.

Boulimie de concerts, de gâteaux, de médicaments (narcotiques, sédatifs, amphétamines), Elvis prend du poids, il pèse plus de 110 kg, (150 kg diront certains)....

 

 En juin 1977, il donne son dernier concert à Indianapolis et 2 mois plus tard, après 30 000 pilules avalées, 111 albums et un milliard de disques vendus, Elvis Aaron Presley meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 42 ans.

 

 

Jeudi 21 juin 2012    beau et chaud, 33° - frais la nuit, 25°

 

 

Après quelques bivouacs bien agréables (après avoir chassé les moustiques quand même) à l'ombre des grands arbres du camping de TO Fuller Park de Memphis, nous reprenons l'autoroute pour Nashville (une fois n'est pas coutume), car nous voudrions être à Montréal autour du 3 ou 4 juillet.

 

   

 

Nashville, plantée en plein milieu du Tennessee (1.5 millions d'habitants avec ses banlieues), est un lieu mythique d'où sont issus les grands noms de la musique Américaine, c'est dans ses studios que les plus grands enregistrent leurs disques : Elvis, Johnny Cash, Bob Dylan... ainsi que  nos vedettes française comme notre Johnny national ou le Grand Schmoll.

 

 

Nashville est à la musique Country ce que Memphis est au Blues et La Nouvelle-Orléans au Jazz.

 

   

 

La country trouve ses origines dans le chant des premiers colons Irlandais et Ecossais. Longtemps considérée comme une musique de culs-terreux, la country est maintenant ancrée au plus profond des racines américaines. Elle chante le dur travail des champs, les éternelles histoires d'amour, les voitures rutilantes ou les mauvaises récoltes....

 

   

 

Les bars de Broadway St sont les meilleurs endroits pour écouter de la country. Les musiciens s'y succèdent dès la matinée, mais c'est en soirée que se produisent les meilleurs groupes. Pas de "cover charge", (billet d'entrée) il suffit de prendre une boisson et d'écouter ; et c'est avec plaisir que nous glissons quelques billets dans la cagnotte des musiciens, sachant que c'est leur seule rémunération.

 

Après la musique, la route....

 

     

 

Nous faisons une courte halte à Paris petite ville de 10 000 hab. au cœur du Kentucky. Fondée sous le nom d'Hopewell en 1775, elle fut rebaptisée Paris en 1790 en hommage à l'aide française fournie durant la guerre d'indépendance américaine.

 

   

 

Située dans la région du "Bluegrass" (herbe bleue), célèbre pour sa musique populaire et ses pâturages, elle vit toujours de l'élevage des chevaux et de la culture du tabac, même si son industrie a disparu.

 

Mercredi 27 juin 2012

Nous arrivons à Niagara, le temps est couvert et la température a bien chuté (22 /25°) et c'est tant mieux.

En 15  jours, nous avons traversé la Louisiane, le Mississipi, le Tennessee, le Kentucky, l'Ohio, la Pennsylvanie et l'état de New-York,  2700 km du sud au nord.

 

A part Memphis et Nashville, pas grand chose à voir - quelques villages historiques "Eastern", mais on en a déjà vu des dizaines - des forêts, quelques cultures, des fermes et de nombreuses prairies.

 

 

Aux Usa, même si certaines églises sont à vendre, la religion est encore une "affaire" qui marche !

Dans les villages, mais aussi en rase campagne, il n'est pas rare de rencontrer 10 ou 12 églises de confession différentes et le dimanche matin, les "brebis" se rassemblent toujours en grand nombre pour des sermons sans fin.

 

   

 

Pour en comprendre les raisons, il faut faire un retour en arrière de près de 400 ans. En 1620, les premiers colons qui débarquèrent du "Mayflower" étaient issus de communautés religieuses qui fuyaient les persécutions du vieux continent. Par la suite, l'Amérique du Nord devint un refuge pour toutes ces communautés et le pays grandit sous leur influence.

 

 

Jeudi 28 juin 2012

Si les chutes du Niagara sont les moins hautes (50 m) des 3 plus grandes chutes du monde (Iguaçu et Victoria), la puissance des eaux est tout de même impressionnante. (Il existe de par le monde des chutes bien plus hautes, mais avec des débits assez faibles).  Si elles sont aussi visibles des Etats-Unis, c'est du Canada que le panorama est le plus complet - aussi traversons nous le pont de "l'arc-en-ciel" qui enjambe la rivière Niagara pour rejoindre le côté canadien.

 

Contrairement aux autres chutes qui sont une fracture sur un fleuve, les chutes du Niagara sont le déversoir du lac Erié vers le lac Ontario en passant par les gorges de la Niagara River.

 

 

L'ile Américaine "Goat Island" divise la rivière en 2 bras - à gauche dévalent les chutes américaines larges de 300 m - à droite, les "Horseshoe Falls" les chutes canadiennes en fer à cheval s'étalent sur 800 m.

 

 

 

Eclairées dès la nuit tombée par des lumières multicolores, les chutes sont un spectacle permanent.

 

   

 

 

Durant les guerres coloniales au nord de l'Amérique, le Fort Niagara, à l'embouchure de la rivière Niagara (sur le lac Ontario) était vital, car il contrôlait l'accès aux Grands Lacs ainsi qu'à la route vers l'ouest menant au cœur du continent.

 

   

 

Les 3 drapeaux historiques commémorent les 3 nations qui ont occupé le fort : le drapeau blanc Français, le drapeau de l'Union Britannique et le drapeau Américain aux 15 étoiles.

 

   

 

A partir de 1679, les Français établirent les premiers forts dans la région. En 1726, ils construisirent l'impressionnant "Château Français" de Fort Niagara, une citadelle fortifiée capable de résister aux attaques Indiennes ennemies (Iroquois). Il est le plus vieil édifice de la région des Grands Lacs.

Il comprenait des réserves, une poudrière, une boulangerie, un corps de gardes, une chapelle et les appartements des officiers.

Le Fort Niagara était aussi de comptoir de commerce avec les Indiens amis. Les Micmacs  y venaient en grand nombre pour échanger leurs fourrures contre des objets manufacturés. 

   

 

Après un siège de 19 jours, les Anglais prirent le contrôle du fort en 1759, mais durent le céder aux Etats-Unis, par traité, en 1796.

 

                                                                   Quelques bivouacs en images

 

 

 

     Lac Mead             Petrified Forest         Walmart Gallup             Santa Fe               Amistad Lake         Calaveras Lake

 

 

     Port Arensas              Gilchrist                Martin Lake             New-Orleans               Natchez               Aberdeen Ohio

 

 

Les moins : Bivouacs libres pas toujours faciles, les interdictions de toutes sortes, tout est très réglementé, les prix affichés le sont hors taxes.

 

Les plus : La sécurité, le réseau routier et sa gratuité, le prix du carburant, les conducteurs courtois au volant, la possibilité de stationner sur les Walmart, grands espaces

 

On a aimé : les parcs de l'Ouest comme Grand Canyon, Arches, Monument Valley et  Yellowstone, mais aussi l'Alaska, la Louisiane et les villages Cajuns - la musique à New-Orléans, Memphis et Nashville.

Les bivouacs faciles et sympa au Texas et en Louisiane.

 

On a trouvé les Américains assez indifférents, mais tout compte fait, on les rencontre assez peu ; ils sont soit chez eux sous la clim ou assis sur la tondeuse, soit en train de faires les courses ou de manger dans leurs voitures.

Peu de chance d'en rencontrer qui font du sport - est-ce parce qu'ils sont obèses, ou sont-ils obèses parce qu'ils n'en font pas ?

Peu de chance non plus de les rencontrer sur les routes du monde, (sauf aux USA évidement), ils ont une peur bleue de voyager hors de leurs frontières et sont obnubilés par la sécurité.

 

Les villes et les villages sont sans vie (pas de centre ville, pas de place publique)  - ils se résument souvent à un alignement de villas et des grands centres commerciaux sur les routes d'accès.

 

Ils affichent un fort patriotisme et abordent volontiers le drapeau devant leur maison - ils travaillent beaucoup et jusqu'à un âge avancé - sont peu vindicatifs et respectent en général les lois sans les contester (contrairement aux Français).

 

 

L'écologie n'entre pas dans leurs préoccupations - gros consommateurs en général, les clim fonctionnent à fond partout dès que la température dépasse 20°, ils adorent tous les loisirs motorisés, les 4x4 ou camping-cars V8 ou V10 consomment entre 20 et 30 litres au 100 et les routiers n'hésitent pas à laisser leurs moteurs tourner  jour et nuit pour avoir la clim ou le chauffage à l'étape.

 

Agréable pour le tourisme, mais on ne voudrait pas y vivre.

 

 

Bilan USA Sud et Est : Séjour de 87 jours (environ 3 mois), dépenses : 4200 €  dont 1300 € d'entretien et 4 pneus + 100 Ass

 

Parcours USA Sud et Est : 9500 km, cumul depuis le départ : 102250 km

                            

 

 

Bilan global USA (hors Alaska et Hawaï) : 160 jours, dépenses totales : 8100 €  dont 1500 € d'entretien, 370 € Ass, 600 € storage et Nikon.

 

Parcours global USA (hors Alaska et Hawaï) : 19130 km  cumul depuis le départ 102250 km.         (145400) 

 

                                   

 

                                      Le lundi 2 juillet 2012, le voyage se poursuit au Canada

 

 

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