CANADA Est

 

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CANADA

 

Capitale : Ottawa 

 

Superficie : 10 millions km2 = 20 fois la France

 

Population : 32 millions

 

Langue officielle : Anglais / Français

 

Monnaie : Dollar Canadien = $c

 

 

 

 

QUEBEC Province francophone du Canada

 

Capitale : ville de Québec

 

Superficie : 1 660 000 km² (3 fois la France)

 

Population : 8 millions d'habitants

 

 

 

 

 

Lundi 2 juillet 2012    beau temps, 25°

Nous entrons au Canada par la petite douane de...  Notre passeport ayant déjà été tamponné lors de notre visite aux chutes de Niagara canadiennes, nous rentrons sans formalité. Du coup, nous ne savons même pas la durée qui nous est accordée !

   

Nous allons directement à Montréal, où habitent Serge et Anne (la nièce de Claude). Nous en profitons pour nous occuper des enfants, Paul et Lou que nous ne voyons pas souvent.

C'est vrai que sur la photo j'ai l'air un peu inquiet, mais il y a de quoi...le Loustique a décidé de m'aider à faire la maquette de notre futur maison et j'ai bien peur quelle soit un peu bancale !!!

   

Nous passons un agréable week-end dans les Laurentides sur les bords du lac Violon, les jeunes dans le camping-car et les vieux sous la tente. C'est aussi l'occasion d'inaugurer le canoë gonflable que nous venons d'acheter.

   

Vendredi 13 juillet, toujours très beau temps

Après une douzaine de jours passés dans la famille, nous reprenons la route vers la ville de Québec.

 

   

 

Nous avons rendez-vous au bivouac de Québec avec Nicolas, Nadège et leurs enfants, www.caracolhome.fr , avec qui nous avions bien sympathisé au printemps, à Las Vegas.

 

 

Coup de chance, nous nous retrouvons vers 21 h dans la queue pour assister au spectacle "Les chemins invisibles" présentés par une des troupes du "Cirque du Soleil". Etonnant spectacle qui allie jongleurs, trapézistes, chorégraphies, danses et musiques.

 

   

 

En 1608, Samuel de Champlain choisit le site de Québec pour y établir une colonie. Aujourd'hui, avec ses 600 000 habitants, la ville est restée à taille humaine.

 

   

 

Le quartier du Vieux Québec, entouré de fortifications, est installé sur un promontoire qui domine le fleuve Saint Laurent. Ses rues pittoresques sont bordées de solides bâtisses colorées aux toits pentus, de boutiques d'art ou d'artisanat et de nombreux restaurants et cafés-terrasse.

 

 

 

Perché sur le cap Diamant, face au St Laurent, le château de Frontenac est à Québec ce qu'est la Tour Eiffel à Paris, le symbole et la fierté de la ville. Orné de tourelles médiévales, d'échauguettes et de mâchicoulis typique du style "châteaux", cet hôtel fut construit en 1893 pour la compagnie des chemins de fer "Canadian Pacific" afin de développer le tourisme de luxe.

 

 

Au pied de la vielle ville, la rue du Petit-Champlain, où s'établirent commerçants et classe aisée du 18e siècle, a retrouvé son son aspect d'antan - maisons de pierres à deux étages, toits pentus percés de lucarnes, couvertes de planches, de bardeaux ou de tôles.  Des boutiques d'artisanat et quelques cafés animent ce quartier historique unique au Canada.

 

 

 

Au bout de la rue du Petit Champlain, la Place Royale, entourées de demeures à l'architecture malouine (St Malo) des XVII et XVIIIe est considérée comme le berceau de la civilisation française en Amérique du Nord.

 

 

 

En ce 14 juillet, le Vieux Port rassemble les meilleurs équipages des voiliers "classes 40 et Open" qui prendrons le départ de la Transat Québec - St Malo le 22 juillet prochain.

 

   

 

La première quinzaine de juillet est aussi le moment du Festival d'été de Québec, LA manifestation francophone  de la scène et de la rue en Amérique.

 

 

Lundi 16 juillet 2012 orageux, chaud 32°

La région touristique du "Bas St Laurent" s'étend sur la rive sud du St Laurent en direction de la Gaspésie.

 

     

 

Dans cette région, à cause du rétrécissement du fleuve, les marées sont amplifiées et une multitude de phares signalent les écueils. A marée basse, les voiliers du port reposent sur le fond.

 

 

 

Quelques passages sans relief sont jalonnés de grandes exploitations agricoles plantées d'immenses silos à grain.

 

 

 

Quelques villages d'artisanat jalonnent notre parcours, il faut bien occuper les longues nuits d'hivers !

 

 

 

Kamouraska, Notre Dame de Portage, Rivière du Loup, Cacouna, Trois Pistoles,  des villages qui furent autant de seigneuries au XVIIe siècle et qui sont aujourd'hui membre de l'association des plus beaux villages du Québec.

 

     

 

 

 

 

 

Mercredi / jeudi 19 juillet pluie et vent froid,17°

 

Vendredi 20 juillet au lundi 23 juillet 2012 ciel bleu 25°

La petite ville côtière de Matane, signifie "confluent" en langage indien Micmac (fleuve St Laurent et rivière Matane). Les Rochelais y faisaient déjà la traite des fourrures au début du XVIe siècle.

 

   

 

Elle nous accueille pour quelques jours sur son aire de bivouac libre idéalement située en bordure du St Laurent.

 

 

 

C'est ici que nous retrouvons la famille passe partout, http://famillepassepartout.top-depart.com/ et Chantal et Jean-Jack à bord de leur Ivéco, http://voyagez-avec-nous.fr/  qui vont sillonner les Amériques durant plusieurs années.

 

   

 

Chaque année, de juin à septembre, plus de 3000 saumons atlantiques vont rejoindre leur rivière natale, la Matane. Une échelle migratoire, construite à côté du barrage leur permet leur permet de remonter la rivière pour rejoindre leur zone de reproduction 100 km plus loin. Contrairement à leur cousins du Pacifique qui meurent après la fraie, les saumons Atlantique retrouvent l'océan au printemps suivant. Le plus vieux saumon enregistré à Matane, une femelle de 15 ans, a été repérée lors de son cinquième voyage.

 

 

 

Dimanche, journée aux urgences à l'hôpital de Matane, tarif d'entrée : 550 $c.

 

Dans la soirée, c'est Kevin et Maureen, des Camarguais, http://levoyagededudu.over-blog.com/, qui frappent à notre porte. Ils vont sillonner les routes d'Amérique du Nord  pendant une année.

 

     

 

Aujourd'hui lundi, les premiers voiliers de la Transat Québec / St Malo passent la bouée de Matane, située juste en face de notre "campement", et avec le beau temps par dessus le marché !

 

Mardi 24 juillet, beau temps

Nous venons de réserver notre retour en France avec le camping-car ; dépôt du véhicule au port d'Halifax le 13 septembre dans la matinée, envol le soir même d'Halifax pour Genève, départ du véhicule le 17 septembre et arrivée prévue à Anvers le 27 du même mois. (Voir page pratique Canada Est pour plus d'infos).

 

   

 

Comme il nous reste peu de temps, (à peine 2 mois !), nous n'irons pas jusqu'à Gaspé / Percé au fin fond de la Gaspésie.

Pas de regrets, nous l'avions déjà visité quelques années auparavant et nous voudrions visiter l'Acadie, la Nouvelle Ecosse et Terre Neuve.

 

   

 

Depuis Matane, nous roulons plein sud en empruntant la vallée sauvage de la Matapédia réputée pour ses saumons. Au Site des Chutes et Marais, sur la rivière Causapscal, une fosse protectrice retient plusieurs centaines de saumons en vue de leur reproduction. Contrairement à leurs cousins de l'Alaska qui meurent juste après la fraie, les saumons Atlantiques peuvent en une quinzaine d'années, remonter 4 ou 5 fois.

Pour cette année, la remontée des saumons est pratiquement terminée, il n'en passe plus que 8 ou 9 par jour? d'après les responsables. Et pourtant, en regardant les photos prises dans l'après-midi, un saumon en train de "sauter" la cascade de plus de 3 mètres de haut!

 

 

Nous empruntons le grand pont qui traverse la Baie des Chaleurs et arrivons en fin d'après-midi à Campbellton, le "port" d'entrée du New Brunswick. Petite ville agréable qui nous offre une aire de bivouac bien sympathique sur les bords de la Baie des Chaleurs.

 

   

 

Terre anglophone...en théorie du moins, car c'était sans compter sur les quelques 250 000 habitants (1/3 de la population de la province) de langue maternelle française. Acadiens pour la plupart, issus d'une immigration qui remonte au XVIIe S, ils entendent préserver leur identité avec force et vigueur. En 1969, après des années de "combats", le Nouveau Brunswick est devenu officiellement  la seule province bilingue du Canada.

 

Jeudi 26 juillet, beau et chaud, 30°

 

L'Acadie et les Acadiens.

Après le premier établissement en 1604 d'une petite colonie à l'Ile-Ste-Croix (sud ouest du New-Brunwick), c'est à partir de Port Royal (ouest de New-Scotland) que l'Acadie s'étendra sur la côte de la Baie Française (aujourd'hui baie de Fundy), jusqu'au Nouveau Brunswick.

A partir de1632, la population s'accroit considérablement et fonde de nombreux villages : Beaubassin, Grand-Pré, Cobequid, etc.  Mais la population est en butte à des attaques répétées des colonies de Nouvelle-Angleterre. En 1713, la région passera définitivement sous domination Anglaise.

En 1755, devant le refus des Acadiens de prêter serment d'allégeance au roi d'Angleterre, les autorités décrètent la confiscation de toutes leurs possessions et leur déportation. Une grande partie de la population (12000) sera déportée en France, en Angleterre et en Nouvelle-Angleterre (aujourd'hui les Usa, Caroline, Géorgie, Pennsylvanie, Massachussetts) ; les autres se cacherons ou prendrons la fuite vers le Québec ou la Louisiane.

Les descendants de ceux qui ont échappé à la déportation ou qui sont revenus s'établir dans la région, forment le noyau de la population Acadienne actuelle des provinces Maritimes .

 

     

 

Le drapeau Acadien, bleu-blanc-rouge agrémenté d'une étoile jaune flotte sur les maisons, les poteaux électriques. Bien souvent les noms des propriétaires figurent en toutes lettres sur des bannières, devant les maisons, comme s'ils étaient toujours à la recherche de la famille, "égarée" lors du grand dérangement.

L'étoile (jaune aux couleurs papales), est l'étoile de Marie qui sert à guider la petite colonie Acadienne à travers les orages et les écueils de la vie, elle montre aussi l'attachement de la communauté à la Sainte église.

Cette étoile figure aussi sur d'autres maisons non acadiennes (new-Brunswick au Canada, Texas / Louisiane aux USA)

 

   

 

Cages à oiseaux, fauteuils, bannières, maisons, bateaux ou chars (voitures) sont aussi tagués tricolores. En 2004, l'Acadie a fêté ses 400 ans. (établissement à l'Ile-Ste-Croix en 1604).  

 

   

 

Pas de doute, Grande Anse est Acadienne, son phare est la pour le signaler aux pêcheurs de passage.

 

   

Caraquet, capitale Acadienne fondée en 1757 par 34 familles fuyant le grand dérangement.....ils apprécient que leurs cousins français se souviennent enfin d'eux .

 

 

 

Un bivouac tranquille, comme on les aime bien, sur la plage de Caraquet. L'eau est quand même à 25° !

 

   

 

A l'entrée de Caraquet, le Village Historique Acadien est avant tout une reconstitution vivante de l'Acadie d'antan. Il symbolise l'acharnement et la ténacité des Acadien. Il est constitué d'une soixantaine de bâtiments datant de 1773 à 1949.

 

     

 

 

 

Chaque édifice est habité par des comédiens en costume qui pratiquent leur métier : instituteur, teinturière, imprimeur, commerçant....

 

Samedi 28 juillet , ciel toujours bleu, 28°

Nous continuons la descente du New-Brunswick en suivant la côte Acadienne. Dans l'anse de Néguac les ostréiculteurs profitent du cours été pour faire grossir les huitres.

 

 

 

Avant l'hiver, ils devront les transporter dans les eaux plus profondes du golf du St Laurent qui, contrairement à la baie peu profonde, ne gel pas.

 

   

 

Le village de Néguac a aussi désigné Capitale des Savoies... En tant que Savoyards, on ne comprenait pas qu'ils aient déplacé la capitale durant notre absence !!! tout compte fait il s'agit du patronyme du Savoie qui a peuplé la région en 1642 et qui laisse aujourd'hui de nombreux descendants.

 

   

 

Un petit détour par l'ile aux foins permet de découvrir son marais plein d'échassiers et d'observer cormorans et grands hérons.

 

     

 

La pêche au homard occupe tous les ports du littoral du golfe du St Laurent ; Selon les années, quelques 18 000 tonnes de homards y sont débarqués. Dans le petit port de Escuminac, les préparatifs vont bon train.

 

   

 

Un pêcheur Acadien nous a expliqué que la deuxième période de pêche devrait commencer d'ici quelques jours. En fait, on a pas tout compris ce qu'il disait, car ici ils parlent le "chiac", un mélange d'anglais et de français de 1700 ! ! !

 

Mardi 31 juillet 2012, beau temps, air 30°,  eau 20°      Mercredi : pluie à verse.

La route côtière nous conduit directement au Parc National Kouchibouguac qui abrite tourbières, marais salés et lagunes abritées par une dune de sable de 12 km de long.

 

 

   

 

Nous entrons dans le parc par le nord  de la rivière Kouchibouguac (pas de droit d'entée à acquitter), pour rejoindre le camping semi-sauvage de la "Côte à Fabien".

 

   

 

Nous pagayons dans les eaux calmes de la baie pour rejoindre la plage de Kellys, ouverte sur l'océan. A cette époque de l'année, la plage est "blindée" de monde...on se croirait presque à St Trop.

Nous comptions rester une journée de plus pour explorer la rivière, mais la pluie qui tombe à verse nous incite à poursuivre notre route.

 

   

 

Ravagée par des incendies à répétition alors qu'elle était encore en bois, la ville de Shédiac, autoproclamée capitale du mondiale du homard, ne présente plus de charme particulier, sauf peut être la plus grosse sculpture de homard du monde, 5m x 11 m.

 

Jeudi 2 aout, temps mitigé

La "baie de France" des Acadiens (aujourd'hui appelée baie de Fundy) s'étire sur 290 km et tous les géographes s'accordent à lui décerner la palme des plus grandes marées au monde. Elles atteignent 14 m à Hopewell Cape et 17 m en amont de la baie ;  la marée qui monte généralement à la vitesse de 2 m à l'heure, peut monter de 4 m à l'heure au moment des équinoxes.

Mieux vaut ne pas s'endormir ou courir vite !

 

 

 

La rivière Petitcodiac (appelée aussi rivière chocolat) qui  baigne la ville de Moncton, se jette 35 km plus loin dans la baie de Fundy. Deux fois par jour, à marée montante, l'onde de progression crée un mascaret d'une amplitude de 50 à 60 cm. D'abord un bruit de vague, puis la vague elle même qui fait monter le niveau de la rivière de 7,50 m en moins d'une heure !

 

     

 

En quelques minutes les berges de la rivière "chocolat" sont submergées et le courant contraire est tout simplement impressionnant.

 

   

 

A Hopewell Rocks, sur la baie de Fundy, des rochers à la base laminée par les eaux, évoquent des champignons coiffés de quelques arbres. Les canadiens les ont baptisés "pots de fleurs". Un petit petit petit Halong....  A marée basse la mer se retire tellement, qu'il est possible de se promener parmi les rochers.

 

 

 

La petite ville de Sackeville nous accueille pour la soirée ; il y a bien un festival pop/rock/punk, mais pas trop à notre goût...Une petite balade au milieu des marais, un plein d'eau à la meilleure source du village et hop...

 

   

 

Nous arrivons en Nouvelle-Ecosse (Nova Scotia), une province de la fin des terres appartenant naguère à l'Acadie, immense et peu peuplée.

 

Samedi 4 aout 2012,  beau et chaud, 30°

Les falaises de Joggins, érodées par l'action des grandes marées de la Baie de Fundy, du vent et des glaces lors de la débâcle, sont considérées comme le gisement fossilifère le plus important au monde pour la période Carbonifère (ou âge du Charbon, 300 à 360 millions d'années).

 

   

 

Quelques amphibiens, du charbon bien sur, mais surtout une grande quantité de végétaux et d'arbres aujourd'hui totalement disparus : Charbon, Calamites, Sigillaria, Lepidodendron....

 

     

     

 

Lundi 6 aout : beau mais venté, 28°  Mardi, crachin Breton, c'est vrai qu'on est pas loin du Cap Breton !

 

 

 

Le 15 septembre 1773, le Hector jetait l'ancre sur la côte Nord-Est de la Nouvelle-Ecosse, dans le port de ce qui est maintenant la ville de Pictou (ou Picsou !) . A son bord 200 passagers Ecossais, qui allaient former la première colonie de la région.

 

   

 

Dans les années 1990, pour commémorer ce voyage, la Pictou Corporation entrepris la construction d'une fidèle réplique du premier même du nom.

 

 

Baignade bien involontaire dans le port de Pictou..... l'eau est un peu épaisse, mais il a fallut que je me jette à l'eau pour récupérer les lunettes de Claude !!!!

 

 

 

 

Mercredi 8 aout, ciel bleu, air 29°, eau 21°

 

   

 

En ce jour de canicule (c'est comme ça qu'ils disent dès qu'il fait plus de 25°), la plage d'Arisaig est pratiquement bondée. Sur la pointe, le phare guide toujours les pêcheurs, mais ici, c'est le homard sert de sert de girouette !

 

   

 

Mais depuis fin juin, la pêche au homard est fermée, et c'est maintenant au tour du crabe ; 2 tonnes sur ce bateau pour la matinée !

 

 

Vendredi 10 aout, ciel bleu, air 28°, eau 24°

L'ile du Cap Breton est une grande ile amarrée à l'est de  la Nouvelle-Ecosse.

Peuplée d'Acadiens pêcheurs de morue dès le début du XVIIIe siècle, l'ile tombe définitivement aux mains des Anglais en 1758 et  tous les "Français" seront déportés.

 

Mais les irréductibles Gaulois ne baissent pas les bras et reviennent rapidement....l'Isle Madame, située au sud de l'ile du Cap Breton, est Acadienne à 80% !

 

     

 

Au village d'Arichat, une petite plage nous accueille pour un bivouac agréable. Ciel bleu, mer calme, ilots chargés de sternes et de cormorans, un endroit idéal pour canoter. Sur des ilots, un couple d'aigles surveille sa nichée.

 

   

Nous accueillons Georges et Elke qui viennent de "passer" du catamaran au camping-car. Nous avions beaucoup correspondu en France l'année dernière et c'est avec plaisir que nous les rencontrons enfin. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, nous mangeons au Mc Do, mais du Mc Lobster (homard).

 

   

 

Samedi et dimanche, jours de pluie ; nous ça ne nous arrange pas, mais les autochtones sont plutôt contents, la sècheresse commençait à sévir ! Nous reprenons quand même la route  du "Cabot Trail" avec nos amis.

 

 

Sur la côte Ouest du Cap Breton, Chéticamp est le principal village francophone de la région. On y vit essentiellement de la pêche et du tourisme, surtout l'été. Mais ici, le grand truc, c'est l'art du tapis Hooké.

 

   

 

Rivières,  lacs et de forêts sauvages à l'intérieur des terres, villages paisibles et petits ports de pêche entre les falaises qui se jettent dans l'océan sur le littoral.

Une mère orignal accompagnée de ses 2 petits surveille les touristes en attendant de pouvoir traverser.

Arrivés à Baddeck, nous prenons la route de Sidney alors que nos compagnons prennent celle de Montréal.

 

 

 

Jeudi 16 aout 2012, doux mais couvert et venté

 

Au début du XVIIIe, en raison de la pêche à la morue et du commerce, Louisbourg était l'un des ports les plus fréquentés de l'Amérique du Nord. Elle était à la fois une ville de garnison, un port et une place forte.

 

 

 

 

Nommée en l'honneur de Louis XIV, puis fortifiée et défendue par Louis XV, la capitale de l'ile Royale (aujourd'hui l'ile du Cap Breton) était une redoutable forteresse. Après trois décennies de prospérité et de paix relative, la guerre éclate à nouveau entre la France et l'Angleterre. Après une première attaque en 1745, la ville est définitivement rasée par les Anglais en 1760.

 

 

 

L'affaire aurait pu en rester là, mais en 1960, suite à la fermeture des mines de charbon, il faut recréer des emplois.

 

   

 

C'est ainsi que 200 ans après sa destruction, les Parcs du Canada décident de reconstruire fidèlement un cinquième de la ville forteresse.

Remparts, caserne, canons, commerces, auberges et comédiens costumés sont là pour recréer l'ambiance de la cité de 1744.

 

 

 

Terre-Neuve  (Newfoundland)

 

 

Si Terre-Neuve-et-Labrador est la province la plus à l'est du Canada, ce sont aussi des races de chiens connus pour leur force et leur gentillesse.

 

Terre-Neuve est une ile aux paysages nordiques coupées de fjords très profonds de 110 000 km² (1/5 de la France) pour environ 500 000 habitants. (dont 22000 qui parlent le français)

 

A 1 heure de ferry, au Sud Est de Terre-Neuve, les iles de St Pierre et de Miquelon abritent quelques  6000 de nos compatriotes.

 

Vendredi 17 aout, averses

Nous embarquons à bord d'un gros ferry qui, trois fois par semaine, fait la traversée de North Sydney en Nouvelle-Ecosse (Nova Scotia) à Argentia en une douzaine d'heures. (Voir pages pratiques).

 

 

En fait, à cause d'une panne, le bateau ne partira que le lendemain. Le départ, initialement prévu à 18 h est reculé à 3h du matin pour un départ effectif à 10 heures ! Résultat : ceux qui avaient réservé des cabines sur le bateau ont essayé de dormir dans leur voiture, alors que nous qui n'en avions pas pris, avons bien dormi dans notre camping-car !

 

 

Dimanche, éclaircies, 25°,

Tard dans la soirée, nous débarquons à Argentia, le port en eaux profondes de Plaisance. On avance les montres d'1/2 heure ! Pas banal comme fuseau horaire !

 

 

 

En 1660, les français fondent la colonie royale de Plaisance (Placentia aujourd'hui), et fortifient la colline selon les plans de Vauban. Mais en 1713, suite au traité d'Utrecht, les Plaisantins ( habitants de Plaisance) cèdent la ville et Terre-Neuve aux Anglais pour ne conserver que les iles voisines : St Pierre et Miquelon.

 

Et pourtant, les français gardent leurs droits de pêche sur la "French Shore" et les Terre-Neuvas, ces Bretons, Normands et  Basques qui chaque année quittaient les côtes européennes, ont pêché la morue jusqu'en 1904, date à laquelle les français ont échangé leurs droits de pêche aux Anglais contre des terres africaines.

 

 

Lundi 20 aout, brouillard, puis éclaircies, 23°, vent.

 

   

 

Nous établissons notre bivouac sur le parking de la réserve écologique de Witless Bay. A 9 h du matin, gros mouvement sur "notre" parking super calme... une équipe de "sauveteurs" viennent remettre à l'eau des petits guillemots après les avoir bagués et pesés.

 

 

   

 

St John's, la capitale de Terre-Neuve, avant tout un port de pêche, est située face à l'atlantique sur la péninsule d'Avallon.

La ville, très colorée est construite en amphithéâtre au bord d'une rade spectaculaire et remarquablement abritée.

 

 

 

Le port débouche sur l'océan par un étroit chenal encadré de hautes falaises qui atteignent 150 m de haut à Signal Hill, sur la rive nord.

 

Mercredi 22 aout, beau temps, 26°

 

L'ile, pourtant pas bien grande, compte plus de 9600 km de côte tellement elle est déchiquetée.

En 1534, lors de son escale à Terre-Neuve, Jacques Cartier dit de l'ile : "la terre que Dieu donna à Caïn" tant cette côte lui parut désolée et inhospitalière.

 

 

 

Nous, on aime bien - les côtes rocheuses ressemblent à la Bretagne, certains fjords très profonds  rappellent plutôt la Norvège et les maisons colorées évoquent des bouts du monde.

 

   

 

Les bivouacs sont faciles, calmes et souvent de toute beauté. En plus, on nous avait prédit un climat changeant et maussade, mais pour le moment nous sommes plutôt chanceux, le soleil brille la plupart du temps.

 

   

 

L'intérieur des terres, plus ingrat, est un plateau granitique semé de milliers de lacs et de tourbières, recouvert par endroits de forêt clairsemée et rabougrie. Gare aux orignaux qui traversent la route sans regarder ! !

 

   

 

Sur les plages de Lewisporte, la baignade est vivement déconseillée....

 

Dimanche 26 aout 2012, ciel bleu le matin, mais ça se gâte !

 

 

Nous roulons en direction de la ville de Grand Falls, lorsque un panneau annonce "Speed Way" et cet après-midi il y a une course sur l'anneau de vitesse.

 

   

 

Courses de voitures de "série" améliorées, puis départ des voitures customisées -  ne pas se fier aux apparences, avec des V8 elles sont impressionnantes - et lorsque les gros bolides "Nascar" doivent prendre le départ, la pluie se met à tomber, trop dangereux, la course est suspendue. Quelques "burn out" pour consoler les spectateurs !

 

Mardi 28 aout    20°, temps instable, ciel bleu, nuages noirs, averses pendant la nuit.

Nous avons longtemps hésité à aller visiter le Grand Morne National Park situé sur la grande péninsule du nord - on nous promet des paysages spectaculaires, des lacs bordés de falaises et des fjords profonds - en fait rien de bien nouveau.....

 

 

 

   

 

Dans "La baie des iles", nous trouvons un agréable bivouac à Frenchman's Cove (Crique des Français), un petit port de pêche où se côtoient quelques chalutiers et les nombreuses barques des pêcheurs de homards.

 

Mercredi, jeudi 30 aout 2012   20°, temps instable, ciel bleu avec passages nuageux.

De passage à Stephenville pour y faire quelques courses, nous rencontrons Gabrielle et Roby qui voyagent pour une année en Amérique du nord à bord de leur camping-car Chausson. Nous aurions pu les croiser à Las Vegas au printemps dernier, mais ils avaient quelques jours d'avance sur nous. Ils reprendront le bateau à Halifax / Anvers une semaine après nous.

 

 

La péninsule de Port-au-Port reliée au l'ile par un isthme étroit, est le berceau de la francophonie terre-neuvienne. Sur les 5000 habitants, plus de la moitié sont des descendants d'Acadiens ou de Français établis dans la région depuis plus de deux cent ans.

Avec le temps, les communautés franco-terre-neuviennes ont survécu, mais ont du s'adapter tout en conservant une culture bien à elles.

 

   

 

Le drapeau franco-terre-neuvien-et-labradorien a été adopté en 1986. Il s'inspire du drapeau français et de l'étoile jaune de du drapeau acadien. Les 2 voiles jaunes évoquent l'arrivée des pêcheurs français, la branche de Tamarack est l'emblème du Labrador et la fleur "sarracénie pourpre" celle de la province.

 

Vendredi jour de pluie

"La route des ancêtres français" (125 km) fait le tour de la péninsule.

 

   

 

En chemin, nous visitons les principaux villages francophones qui se nomment , L'anse-à-canards, Grand' terre, Lourdes...

 

   

 

mais aussi Cap St Georges où des Acadiens s'installèrent à la suite au "Grand Dérangement" (1755). Des établissements de pêche français existaient déjà tout le long de la baie que fréquentaient également des pêcheurs de St Pierre et Miquelon.

 

 

 

 

Au bout d'une piste défoncée de 25 km, tracée sur une langue de terre de quelques centaines de mètres de largeur, nous arrivons à Blue Beach, un petit port de pêche du bout du monde, battus par les vents violents du golfe du St Laurent.

 

Samedi 1 septembre 2012  fortes pluies et vent violent

 

 

 

Port aux Basques (ou Channel Port aux Basques) est situé au sud-ouest de l'ile de Terre-Neuve. Dès le XVIe siècle, l'endroit à servi de poste de pêche aux Français, aux Portugais et aux Basques.

 

 

C'est un joli village aux maisons colorées construit sur une péninsule accidentée entourée de bras de mers, de baies profondes et de petites criques. 

 

 

 

C'est aussi le port qui nous permet de prendre le ferry (6 heures de traversée) qui rejoint North-Sydney sur le continent Canadien.

 

Lundi 3 septembre  21°, beau temps.

Nous voilà de retour sur le continent, en Nouvelle-Ecosse en route pour Halifax.

 

 

 

Paysages côtiers : phare de Queensport de 1882 sur Rook Island, village fantôme....

 

   

 

Encore un bivouac agréable à Charlos Cove (Crique de Charles), un des 3 ou 4 villages Acadiens de la côte sud de Nova-Scotia.

 

Mercredi, sale temps : 18°, rafales de vent, visibilité réduite et pluie à verse toute la journée

 

Vendredi 7 septembre,  25°, très beau temps

 

   

 

A 50 km d'Halifax,  les gros rouleaux qui déferlent sur la plage de Martinique, font le bonheur des surfeurs.

 

 

Samedi 9 septembre, beau temps

Lorsque nous trouvons un super bivouac (avec wifi) au fond d'une profonde baie proche d'Halifax, nous envoyons un message à Bernard et Gill qui sont dans la région et seraient preneur d'un bon endroit pour passer quelques jours.

Dans la soirée un 4x4 nous approche et le conducteur nous informe que nous sommes sur son terrain...mais en fait, il nous souhaite la bienvenue et nous confirme qu'on peut rester le temps qu'on veut...et en plus il nous offre une bouteille de bon vin. Dans la nuit il vient même discrètement nous déposer un message nous informant des endroits à visiter dans la région et nous propose ses services en cas de besoin.  Merci bien à Austen Turner.

Ne sont-ils pas formidables ces Canadiens ! ! !

 

   

 

Comme pour nous il est temps qu'ils rentrent en France, la mécanique du Land est en train de rendre l'âme !

Bon, on n'est pas les seuls : Véro (aux USA) avec son Scania 6x6 26T a des difficultés pour trouver des pneus et des problèmes électriques récurrents ; Guy (aux USA) avec son Man 4x4 19T n'arrive pas non plus à trouver des pneus, Gérard (Amérique du Sud) avec son Toyota qui doit rentrer pour faire réparer sa boite, quand aux plus malchanceux, la famille Flambard avec son Ford Hymer, elle est au Pérou, moteur cassé (piston crevé), et personne n'est capable de réparer ....

 

 

Lundi 10 septembre, mauvais temps, beau et chaud par la suite

Nous rejoignons Halifax (400 000 habitants au sud de Nova-Scotia) afin de visiter la ville et de préparer notre prochain départ. Fondée en juin 1749, c'est l'une des plus vieilles villes du Canada, mais aussi l'un des plus grands port de pêche au monde. 

Même si en 1917 la ville a été détruite par la plus grande explosion créée par l'homme avant Hiroshima, (explosion du navire français Mont Blanc rempli de munitions), elle a depuis fait peau neuve.

 

   

 

Construite en 1803 sur la colline de la citadelle qui domine le centre ville, la tour de l'horloge est le symbole d'Halifax.

 

Dans les années 1820, les tensions entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis que les Anglais décident de construire un fort permanent qui assurera la protection de leur base navale. Comme les trois citadelles précédentes, elle ne sera jamais attaquée, et bientôt, les progrès de l’armement la rendront désuète.

 

   

 

De nombreux aménagements permettent de flâner sur les quais et d'admirer quelques vieux gréements mais aussi le P2, un des plus beaux voiliers du monde.

 

 

Jeudi 13 septembre 2012, ciel bleu 25°

C'est en compagnie de nos amis Bernard et Gill que nous rejoignons le port d'Halifax afin d'y déposer nos véhicules pour leur retour vers Anvers où nous irons les récupérer d'ici une dizaine de jours.

Le soir même, nous prenons un vol  Halifax Frankfort Genève qui nous ramène chez nous.

 

C'est ainsi que se termine 4,5 années de découverte des Amériques de Ushuaia (Argentine) à Tuktoyaktuk (Territoire du Nord-Ouest) dans le grand nord Canadien.

 

                                         

                                                           Quelques bivouacs en images

 

 

     Laurentides                 Matane                  Caraquet                   Arisaig                     Arichat                    Dingwall

 

 

 Hearths D Islingtor     Frenchman Cove          Lourdes                  Carlos Cove           Port Dufferin         Port aux Basques

 

 

Les moins : Coût de la vie élevé.

 

Les plus :  Accueil et gentillesse de la population Canadienne et Acadienne. Bivouacs libres sûrs, agréables et faciles. Nature à l'état pur.

 

Bilan Canada Est : Séjour de 74 jours, dépenses : 3700 € dont 415 € d'entretien.

 

Parcours Canada Est : 5800 km, cumul depuis le départ : 108000 km

 

 

                                       

                             Bilan général du voyage aux Amériques effectué sur 4,5 ans

 

                                                         du 8 janvier 2008 au 15 septembre 2012

 

Nombre de jours aux Amériques : 1190 jours soit 3 ans 3 mois sur place, 22 pays visités     Km parcourus : 115 000 km   

 

 

 

 

 

 

                         Bilan général des voyages Afrique et Amériques effectués sur 7 ans

                                                         

                                                         du 1er septembre 2005 au 14 septembre 2012

 

Nombre de jours à l'étranger : 1820 jours soit 5 années sur place et 54 pays visités     Km parcourus : 190 000 km   

 

 

                                                                      Vendredi 14 septembre 2012

 

Fin provisoire du voyage, nous reprendrons notre tour du monde en 2014 lorsque nous aurons fini d'équiper notre nouveau véhicule.

 

 

 

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