INDE

 

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Capitale : New Delhi

 

 

 

 

Superficie : 3 287 000 km²

 

soit : 6 fois la France

 

 

 

 

Population : 1,3 milliards

 

400 hab / km² soit 3,5 fois plus qu'en France

 

 

 

Langues : hindi ++++ et Anglais

Monnaie : Roupie = Rp

 

 

 

 

 

Lundi 6 novembre 2017   brouillard  25° / 17°

Y en a marre, on vient d'entrer en Inde et on pensait qu'avec les hautes clôtures, les barbelés et les gardes frontière le brouillard allait rester au Pakistan, mais pas du tout, ce matin on est toujours noyé au milieu d'un voile cotonneux.....

Entrée par Wagah / Attari, une bonne heure de formalités et nous sommes chez les Indous.

Entrée avant 15 h obligatoire, car ensuite cérémonie de fermeture des frontières - du grand cirque - sono à fond -  un "DJ" chauffe les spectateurs, la foule en délire scande son amour pour le pays (plus fort que ceux d'en face si possible), puis la cérémonie commence. Tel des danseurs, les gardes défilent en direction des lourdes portes dans un ballet bien réglé, toisent leurs frères ennemis, (désaccord sur le Cachemire) montrent les armes, leurs muscles et finissent par se serrer brièvement la main. Puis c'est la descente des drapeaux et la fermeture des  frontières.

 

Lundi 6 novembre 2017 à Amritsar     brouillard jusqu'à la mi journée puis ciel bleu : 22° / 16°

Amritsar,1,3 millions  est la première ville de la province du Pendjab après le passage de la frontière.

 

Nous nous installons pour quelques jours au "Mrs Bhandari's guest house", au milieu d'un grand jardin arboré et tranquille - un endroit bien connu des voyageurs. D'ailleurs, nos amis motards sont déjà là ainsi que 3 camions allemands.

Après tous les bivouacs pourris du Pakistan, des nuits calmes nous ferons du bien.

Les nuits seulement, car en journée, les courses en tuk-tuk sont stressantes -  klaxon à tue tête, zigzaguent entre les motos et voitures qui nous frôlent au milieu d'une circulation désordonnée.

Selon les distances, nous pouvons utiliser soit des tuk-tuk à crottin, à pédales, à moteur diesel et même de tuk-tuk électrique.

Et les courses, ici, ça prend du temps fou - achat de carte Sim, mais il faut faire deux magasins assez éloignés et revenir une fois de plus pour activer la recharge - pour les aliments, c'est encore plus compliqué vu qu'il n'y a presque rien dans chaque magasin.

Mais le pire, c'est le retrait d'argent et pourtant, des ATM il y en a partout - nous en faisons 5, 6, 7, 8, impossible de retirer la moindre roupie - en fait on apprend par email que notre carte est provisoirement bloquée pour présomption de fraude. Il faut appeler la plateforme de la banque pour lever le doute - faites le 1, puis le 3....un conseiller va vous répondre....oui, mais moi, en attendant, ça me coûte 3 € la minute !!!! Heureusement, on fini par trouver un N° accessible par skype, et là, la note est bien plus douce, quelques centimes seulement.

Pendant que Claude s'occupe de la lessive, je fais un peu d'entretien - lavage, graissage, gonflages, soufflage des filtres .....

 

Mais le Pendjab est avant tout le royaume des Sikhs qui arborent un magnifique turban qui maintient leurs longs cheveux, car les Sikhs ne se les coupent jamais, ni leur barbe d'ailleurs, puisqu'il s'agit d'un cadeau de Dieu. Le sikhisme est une religion monothéiste fondée dans le nord de l'Inde au XV e siècle par le Gurû Nanak

Situé au cœur de la ville d'Amritsar, le Temple d'Or  (Harmandir Sahib en pendjabi) dont la construction débuta en 1601 est l'édifice le plus sacré des Sikhs.

Le temple, construit au milieu d'un bassin sacré où les croyants viennent prier et se purifier, est entouré d'un vaste complexe comprenant des lieux de culte Sikh dont l'une des plus emblématiques est le Trône de l'Immortel, des réfectoires où des repas gratuits sont offerts aux pèlerins, un musée, etc.

Le temple est un majestueux pavillon de trois étages, dont les parties supérieures ont été recouvertes de 750 kg de plaques et de feuilles d'or au XIXe siècle sur ordre du mahârâja Ranjît Singh. Il reçoit chaque jour la visite de plus de 10 000 pèlerins venus du monde entier.

Tout l'édifice a été construit en marbre de différentes couleurs, incrusté de nacre et de pierres semi-précieuses. La terrasse, ornée de quatre chhatri (structures surmontées d'un dôme soutenu par quatre piliers), est surmontée par une coupole dorée en forme de lotus renversé.

 

Vendredi 10 novembre 2017   McLeod Ganj  1770 m ciel bleu 

Après 3 jours de repos, nous reprenons la route vers l'Himalaya, en direction de Dharamshala et McLeod Ganj, le "Tibet indien"

Depuis  qu'en1960, McLeod Ganj est devenue la résidence de Sa Sainteté le 14e Dalaï-lama, c'est un peu comme à Lourdes, mais avec des tibétains, des bouddhistes, des Shivas,  et les vaches qui foutent le bordel au milieu des rues !!!

 

Bien que le siège du gouvernement Tibétain en exil se situe quelques kilomètres plus bas, McLeod abrite une population tibétaine nombreuse, dont beaucoup de moines et de nonnes en robe bordeaux et est devenue un centre dynamique de la culture tibétaine et du bouddhisme.

Dans les ruelles qui descendent vers le grand temple de Tsuglagkhang, ce petit temple bouddhique très coloré est connu sous le nom de Chorten.

J'en profite pour faire le tour du Chorten en faisant tourner les moulins à prière, on ne sait jamais....

 

 

Le temple Bouddhique de Tsuglagkhang, construit en 1969, est pour les Tibétains en exil l’équivalent du temple de Jokhang à Lhassa. Sa figure centrale est une grande statue dorée de Shakyamuni, le Bouddha historique (le nom renvoie au lieu de naissance du Bouddha, Shakya).

Dans l'après midi, on peut voir les moines débattre vivement dans la cours du  monastère et marquer leurs arguments en tapant du pied ou en frappant théâtralement dans leurs mains.

 

Pendant ce temps la, Claude à trouvé une belle anglaise - une Royal Enfield, 350 cm3, le modèle phare de la marque. C'est l’une des plus anciennes marque de moto détenue par la compagnie indienne Eicher Motors.

Lancée en Angleterre en 1901, la production des Royal Enfield au Royaume Uni a pris fin en 1970, mais a repris en Inde où la marque s’est développée. En 2014 Royal Enfield a dépassé Harley-Davidson avec un record de 302 592 unités vendues et prévoit de produire 450 000 motos en 2015

 

Dimanche 12 novembre 2017  beau, alt 600 m     28° / 14°

230 km en 6 h (38 km/h de moyenne), c'est ce qu'on a pu faire de mieux aujourd'hui ! Route de montagne accidentée, des centaines de camions à bout de souffle, tronçons qui ne croisent pas, les bus qui manœuvrent dans les épingles et en plus c'est dimanche et de nombreux pèlerins viennent se recueillir dans les temples.

 

Dans cette région au climat tropical,  des centaines de singes attendent le long des routes que des croyants leur jettent de la nourriture - ah oui parce qu'en Inde, il n'y pas que les vaches qui soient sacrées, il y a aussi les chiens qui aboient toute la nuit et les singes qui veulent me manger ma glace - il a fallut que je débatte pour la manger en entier !

 

En Inde, la conduite est "sportive" et nécessite une attention de tous les instants  - motos qui zigzag, bus qui doublent en face (il faut se jeter sur le talus), voitures qui prennent les ronds-points à l'envers, qui doublent en troisième position, qui roulent sur 4 files là où il n'y en a que deux , tracteurs qui remontent les autoroutes en sens inverse et les vaches qui nous regardent d'air "vache" en restant au milieu de la chaussée - et tout le monde klaxon sans arrêt - bref, c'est un peu fatigués que nous arrivons à la gare de Kalka en milieu d'après midi.

 

Ce qui nous amène ici, c'est la ligne de train à voie étroite  Kalka / Shimla   construite dès 1903 (Patrimoine mondial de l'UNESCO). Un travail de titan pour 6 heures d'un voyage spectaculaire.

Demain matin départ à 5h20 par le Shivalik Deluxe Express (train n°52451), "classes molles", repas compris.

Séquence "des trains pas comme les autres".

5h30, on vient de se réveiller - Claude s'est trompée en mettant le réveil - on a raté le train !  On prend tranquillement le café et on file à la gare (juste à côté, on bivouaque sur le parking), et on rachète un ticket pour l'omnibus de 6h, (0,65 € / pers) mais en "classe dure". Lorsqu'on arrive sur le quai, notre train est toujours là - il a plus d'une demi heure de retard - alors, ce sera "classe molle" !

A 6 h il fait encore nuit - un employé de "l'Indian Railway" contrôle le niveau de pétrole, crac une allumette et allume les signaux lumineux - le long du parcours, des agents agitent des torches enflammées.... 

Départ de Kalka, 650 m d'altitude, arrivée à 2100 m. Le train grimpe directement à l'assaut des collines, il monte en lacet sur les coteaux, un peu comme la route qu'on suit de temps à autre, puis il se tortille à flan de colline et va jusqu'au fond, au bout du bout de dizaines de vallées, puis tourne en épingle et continue sur le versant opposé. Puis un replat sur une ligne de crête - à peine 10 m de largeur - avec un précipice de chaque côté - permet au train de plonger dans une autre vallée.

1090 ouvrages d'art sur 96 km - 102 tunnels (pas besoin des compter, ils sont numérotés)  - 988 ponts et plus de 900 virages, je n'aurais jamais cru qu'un train puisse se contorsionner de la sorte. La loco diesel peine et fume à perdre haleine.

Dans chaque wagon, (18 places maxi, nous ne sommes que 6), un "barmaid" sert boissons et repas - une fois le repas terminé, il ramasse barquettes, bouteilles, verres et couverts, ouvre la porte et balance tout sur les voies - après ce terrible effort, il s'endors, terrassé !!!!

 

Malgré l'altitude, l'éloignement, les difficultés d'accès et le manque de terres cultivables,  les pentes sont truffées de constructions. Partout les villes et les villages qui s'agrippent aux collines font un patchwork de couleur au milieu du couvert végétal. 

Vers 11 heures, après un voyage époustouflant, nous entrons en gare de Shimla. De 1864 à 1939, Shimla devint la capitale d'été de l'Inde britannique. Durant la moitié de l'année,  tout le gouvernement indien fuyait la chaleur étouffante des plaines.

Avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer Kalka-Shimla en 1906, Shimla devint la principale station climatique d’Inde et aujourd'hui encore, la ville est envahie par les touristes, indiens principalement.

La ville de 170 000 habitants s'étage entre 2000 et 2450 m. Les pentes sont tellement abruptes que des ascenseurs (l' équivalent de 20 étages) permettent de rejoindre le haut de la ville.

Interdit à la circulation sur une bonne partie de ses 7 km, le Mall, la longue et tortueuse rue principale est le cœur de Shimla, avec ses hôtels, ses boutiques et ses bâtiments de l’ère coloniale.

Juste au-dessus du Mall, une jolie folie abrite le bureau de poste (1883). Juste au dessus, une église britannique, la Christ Church, inaugurée en 1846 domine la ville.  C’est la plus ancienne église d’Inde du Nord.

Sur le Mall, une petite folie, le bureau de poste qui date de 188" et la postière est toujours là, mais elle ne date pas de la^même époque !!!

Le Gaiety Theatre, ouvert en 1877 et magnifiquement restauré, a longtemps été au centre de la vie sociale de Shimla, mais pas de chance pour nous, le lundi, les édifices publiques sont fermés à la visite.

Par endroit délabré, à d’autres rénové, le quartier du "Lakkar Bazaar" est toujours animé et bondé. Dans le dédale des ruelles du bazar qui descendent en pente raide jusqu’à Cart Rd,  certains magasins sont construits en encorbellement au dessus de la rue du dessous.

Les constructions s'empilent sur des hauteurs inimaginables dans un désordre indescriptible. La plupart des bâtiments construit au début du siècle dernier semblent en équilibre bien précaire.

Les singes, nombreux dans la ville, pas étonnant, un temple leur est même dédié,  utilisent les câbles électrique comme passerelles, les chenaux comme corde lisse et sautent de toit en toit sur des tôles mal fixées dans un ramdam épouvantable.

Le temple de Jakhu, le plus connu de Shimla, auquel on accède en 35 minutes par une montée très raide est dédié à Hanuman, le dieu-singe. Le temple abrite un petit autel entouré de bas-reliefs retraçant les aventures d’Hanuman tirées du Ramayana.

Des centaines de macaques rhésus y rôdent et harcèlent les dévots pour obtenir des offrandes de nourriture.

Non loin, une statue rose d’Hanuman, haute de 33 m, domine la ville, on la voit de presque partout dans Shimla. 

Nous redescendons en ville avec le télécabine (Suisse), la "petite" grimpette à 2450 m nous a épuisé.

 

Mardi 14 novembre 2017  ciel bleu au dessus de la brume   28° / 17°

Direction Agra, quelle circulation !!!! des camions à la queue leu leu.

Nous faisons un bref arrêt chez Mercédès pour supprimer le message "vidange" qui bip sans arrêt. Ils sont tellement contents de voir des français avec un Sprinter que nous sommes reçu comme des rois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le voyage se poursuit en