INDE 1

 

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Capitale : New Delhi

 

 

 

 

Superficie : 3 287 000 km²

 

soit : 6 fois la France

 

 

 

 

Population : 1,3 milliards

 

400 hab / km² soit 3,5 fois plus qu'en France

 

 

 

Langues : hindi ++++ et Anglais

Monnaie : Roupie = Rp

 

 

 

 

 

Lundi 6 novembre 2017   brouillard  25° / 17°

Y en a marre, on vient d'entrer en Inde et on pensait qu'avec les hautes clôtures, les barbelés et les gardes frontière le brouillard allait rester au Pakistan, mais pas du tout, ce matin on est toujours noyé au milieu d'un voile cotonneux.....

Entrée par Wagah / Attari, une bonne heure de formalités et nous sommes chez les Indous.

Entrée avant 15 h obligatoire, car ensuite, cérémonie de fermeture des frontières - du grand cirque - sono à fond -  un "DJ" chauffe les spectateurs, la foule en délire scande son amour pour le pays (plus fort que ceux d'en face si possible), puis la cérémonie commence. Tel des danseurs, les gardes défilent en direction des lourdes portes dans un ballet bien réglé, toisent leurs frères ennemis, (désaccord sur le Cachemire) montrent les armes, leurs muscles et finissent par se serrer brièvement la main. Puis c'est la descente des drapeaux et la fermeture des  frontières.

 

Lundi 6 novembre 2017 à Amritsar     brouillard jusqu'à la mi journée puis ciel bleu : 22° / 16°, moustiques

Amritsar,1,3 millions  est la première ville de la province du Pendjab après le passage de la frontière.

 

Nous nous installons pour quelques jours au "Mrs Bhandari's guest house", au milieu d'un grand jardin arboré et tranquille - un endroit bien connu des voyageurs. D'ailleurs, nos amis motards sont déjà là ainsi que 3 camions allemands.

Après tous les bivouacs pourris du Pakistan, des nuits calmes nous ferons du bien.

Les nuits seulement, car en journée, les courses en tuk-tuk sont stressantes -  klaxon à tue tête, zigzaguent entre les motos et voitures qui nous frôlent au milieu d'une circulation désordonnée.

Selon les distances, nous pouvons utiliser soit des tuk-tuks à crottin, à pédales, à moteur diesel et même des tuk-tuks électriques.

Et les courses, ici, ça prend du temps fou - achat de carte Sim, mais il faut faire deux magasins assez éloignés et revenir une fois de plus pour activer la recharge - pour les aliments, c'est encore plus compliqué vu qu'il n'y a presque rien dans chaque magasin.

Mais le pire, c'est le retrait d'argent et pourtant, des ATM il y en a partout - nous en faisons 5, 6, 7, 8, impossible de retirer la moindre roupie - en fait on apprend par email que notre carte est provisoirement bloquée pour présomption de fraude. Il faut appeler la plateforme de la banque pour lever le doute - faites le 1, puis le 3....un conseiller va vous répondre....oui, mais moi, en attendant, ça me coûte 3 € la minute !!!! Heureusement, on fini par trouver un N° accessible par skype, et là, la note est bien plus douce, quelques centimes seulement.

Pendant que Claude s'occupe de la lessive, je fais un peu d'entretien - lavage, graissage, gonflages, soufflage des filtres .....

 

Mais le Pendjab est avant tout le royaume des Sikhs qui arborent un magnifique turban qui maintient leurs longs cheveux, car les Sikhs ne se les coupent jamais, ni leur barbe d'ailleurs, puisqu'il s'agit d'un cadeau de Dieu. Le sikhisme est une religion monothéiste fondée dans le nord de l'Inde au XV e siècle par le Gurû Nanak

Situé au cœur de la ville d'Amritsar, le Temple d'Or  (Harmandir Sahib en pendjabi) dont la construction débuta en 1601 est l'édifice le plus sacré des Sikhs.

Le temple, construit au milieu d'un bassin sacré où les croyants viennent prier et se purifier, est entouré d'un vaste complexe comprenant des lieux de culte Sikh dont l'une des plus emblématiques est le Trône de l'Immortel, des réfectoires où des repas gratuits sont offerts aux pèlerins, un musée, etc.

Le temple est un majestueux pavillon de trois étages, dont les parties supérieures ont été recouvertes de 750 kg de plaques et de feuilles d'or au XIXe siècle sur ordre du mahârâja Ranjît Singh. Il reçoit chaque jour la visite de plus de 10 000 pélerins venus du monde entier.

Tout l'édifice a été construit en marbre de différentes couleurs, incrusté de nacre et de pierres semi-précieuses. La terrasse, ornée de quatre chhatri (structures surmontées d'un dôme soutenu par quatre piliers), est surmontée par une coupole dorée en forme de lotus renversé.

 

Vendredi 10 novembre 2017   McLeod Ganj  1770 m ciel bleu 

Après 3 jours de repos, nous reprenons la route vers l'Himalaya, en direction de Dharamshala et McLeod Ganj, le "Tibet indien"

Depuis  qu'en1960, McLeod Ganj est devenue la résidence de Sa Sainteté le 14e Dalaï-lama, c'est un peu comme à Lourdes, mais avec des tibétains, des bouddhistes, des Shivas,  et les vaches qui foutent le bordel au milieu des rues !!!

 

Bien que le siège du gouvernement Tibétain en exil se situe quelques kilomètres plus bas, McLeod abrite une population tibétaine nombreuse, dont beaucoup de moines et de nonnes en robe bordeaux et est devenue un centre dynamique de la culture tibétaine et du bouddhisme.

Dans les ruelles qui descendent vers le grand temple de Tsuglagkhang, ce petit temple bouddhique très coloré est connu sous le nom de Chorten.

J'en profite pour faire le tour du Chorten en faisant tourner les moulins à prière, on ne sait jamais....

Le temple Bouddhique de Tsuglagkhang, construit en 1969, est pour les Tibétains en exil l’équivalent du temple de Jokhang à Lhassa. Sa figure centrale est une grande statue dorée de Shakyamuni, le Bouddha historique (le nom renvoie au lieu de naissance du Bouddha, Shakya).

Dans l'après midi, on peut voir les moines débattre vivement dans la cour du  monastère et marquer leurs arguments en tapant du pied ou en frappant théâtralement dans leurs mains.

 

Pendant ce temps là, Claude a trouvé une belle anglaise - une Royal Enfield, Bullet 350 cm3, le modèle phare de la marque. Son slogan : Made like a gun, goes like a bullet (fabriquée comme un canon, rapide comme une boulet)

Lancée en Angleterre en 1901, la production des Royal Enfield au Royaume Uni a pris fin en 1970, mais a repris en Inde où la marque s’est développée. En 2014 Royal Enfield a dépassé Harley-Davidson avec un record de 302 592 unités vendues et prévoit de produire 450 000 motos en 2015

 

Dimanche 12 novembre 2017  beau, alt 600 m     28° / 14°

230 km en 6 h (38 km/h de moyenne), c'est ce qu'on a pu faire de mieux aujourd'hui ! Route de montagne accidentée, des centaines de camions à bout de souffle, tronçons qui ne croisent pas, les bus qui manœuvrent dans les épingles et en plus c'est dimanche et de nombreux pèlerins viennent se recueillir dans les temples.

 

Dans cette région au climat tropical,  des centaines de singes attendent le long des routes que des croyants leur jettent de la nourriture - ah oui parce qu'en Inde, il n'y pas que les vaches qui soient sacrées, il y a aussi les chiens qui aboient toute la nuit et les singes qui veulent me manger ma glace - il a fallut que je débatte pour la manger en entier !

 

En Inde, la conduite est "sportive" et nécessite une attention de tous les instants  - motos qui zigzaguent, bus qui doublent en face (il faut se jeter sur le talus), voitures qui prennent les ronds-points à l'envers, qui doublent en troisième position, qui roulent sur 4 files là où il n'y en a que deux , tracteurs qui remontent les autoroutes en sens inverse et les vaches qui nous regardent d'air "vache" en restant au milieu de la chaussée - et ça dans un concert de klaxon continu - heureusement qu'avant de partir on avait fait monter un vrai klaxon et attention, car c'est Claude qui est aux commandes - non mais quand même on va pas se laisser faire !

Bref, c'est un peu fatigués que nous arrivons à la gare de Kalka en milieu d'après midi.

 

Ce qui nous amène ici, c'est la ligne de train à voie étroite  Kalka / Shimla   construite dès 1903 (Patrimoine mondial de l'UNESCO). Un travail de titan pour 6 heures d'un voyage spectaculaire.

Demain matin départ à 5h20 par le Shivalik Deluxe Express (train n°52451), "classes molles", repas compris.

Séquence "des trains pas comme les autres".

5h30, on vient de se réveiller - Claude s'est trompée en mettant le réveil - on a raté le train !  On prend tranquillement le café et on file à la gare (juste à côté, on bivouaque sur le parking), et on rachète un ticket pour l'omnibus de 6h, (0,65 € / pers) mais en "classe dure". Lorsqu'on arrive sur le quai, notre train est toujours là - il a plus d'une demi heure de retard - alors, ce sera "classe molle" !

A 6 h il fait encore nuit - un employé de "l'Indian Railway" contrôle le niveau de pétrole, crac une allumette et allume les signaux lumineux - le long du parcours, des agents agitent des torches enflammées.... 

Départ de Kalka, 650 m d'altitude, arrivée à 2100 m. Le train grimpe directement à l'assaut des collines, il monte en lacet sur les coteaux, un peu comme la route qu'on suit de temps à autre, puis il se tortille à flan de colline et va jusqu'au fond, au bout du bout de dizaines de vallées, puis tourne en épingle et continue sur le versant opposé. Puis un replat sur une ligne de crête - à peine 10 m de largeur - avec un précipice de chaque côté - permet au train de plonger dans une autre vallée.

1090 ouvrages d'art sur 96 km - 102 tunnels (pas besoin des compter, ils sont numérotés)  - 988 ponts et plus de 900 virages, je n'aurais jamais cru qu'un train puisse se contorsionner de la sorte. La loco diesel peine et fume à perdre haleine.

Dans chaque wagon, (18 places maxi, nous ne sommes que 6), un "barmaid" sert boissons et repas - une fois le repas terminé, il ramasse barquettes, bouteilles, verres et couverts, ouvre la porte et balance tout sur les voies - après ce terrible effort, il s'endort, terrassé !!!!

 

Malgré l'altitude, l'éloignement, les difficultés d'accès et le manque de terres cultivables,  les pentes sont truffées de constructions. Partout les villes et les villages qui s'agrippent aux collines font un patchwork de couleur au milieu du couvert végétal. 

 

Vers 11 heures, après un voyage époustouflant, nous entrons en gare de Shimla. De 1864 à 1939, Shimla devint la capitale d'été de l'Inde britannique. Durant la moitié de l'année,  tout le gouvernement indien fuyait la chaleur étouffante des plaines.

Avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer Kalka-Shimla en 1906, Shimla devint la principale station climatique d’Inde et aujourd'hui encore, la ville est envahie par les touristes, indiens principalement.

La ville de 170 000 habitants s'étage entre 2000 et 2450 m. Les pentes sont tellement abruptes que des ascenseurs (l' équivalent de 20 étages) permettent de rejoindre le haut de la ville.

Interdit à la circulation sur une bonne partie de ses 7 km, le Mall, la longue et tortueuse rue principale est le cœur de Shimla, avec ses hôtels, ses boutiques et ses bâtiments de l’ère coloniale.

Juste au-dessus du Mall, une jolie folie abrite le bureau de poste (1883). Juste au dessus, une église britannique, la Christ Church, inaugurée en 1846 domine la ville.  C’est la plus ancienne église d’Inde du Nord.

Sur le Mall, une petite folie, le bureau de poste qui date de 188" et la postière est toujours là, mais elle ne date pas de la même époque !!!

Le Gaiety Theatre, ouvert en 1877 et magnifiquement restauré, a longtemps été au centre de la vie sociale de Shimla, mais pas de chance pour nous, le lundi, les édifices publics sont fermés à la visite.

Par endroit délabré, à d’autres rénové, le quartier du "Lakkar Bazaar" est toujours animé et bondé. Dans le dédale des ruelles du bazar qui descendent en pente raide jusqu’à Cart Rd,  certains magasins sont construits en encorbellement au dessus de la rue du dessous.

Les constructions s'empilent sur des hauteurs inimaginables dans un désordre indescriptible. La plupart des bâtiments construits au début du siècle dernier semblent en équilibre bien précaire.

Les singes, nombreux dans la ville, pas étonnant, un temple leur est même dédié,  utilisent les câbles électriques comme passerelles, les chenaux comme corde lisse et sautent de toit en toit sur des tôles mal fixées dans un ramdam épouvantable.

Le temple de Jakhu, le plus connu de Shimla, auquel on accède en 35 minutes par une montée très raide est dédié à Hanuman, le dieu-singe. Le temple abrite un petit autel entouré de bas-reliefs retraçant les aventures d’Hanuman tirées du Ramayana.

Des centaines de macaques rhésus y rôdent et harcèlent les dévots pour obtenir des offrandes de nourriture.

Non loin, une statue rose d’Hanuman, haute de 33 m, domine la ville, on la voit de presque partout dans Shimla. 

Nous redescendons en ville avec le télécabine (Suisse), la "petite" grimpette à 2450 m nous a épuisé.

 

Mardi 14 novembre 2017  ciel bleu au dessus de la brume   28° / 17°, moustiques

A part en haute montagne, ça fait plusieurs jours que nous sommes  noyés dans une brume laiteuse

Nous faisons un bref arrêt chez Mercedes pour supprimer le message "vidange" qui bip sans arrêt. Ils sont tellement contents de voir des français avec un Sprinter que nous sommes reçus comme des rois.

Direction Agra, mais beaucoup de circulation. Nous quittons "l'autoroute" pour chercher un bivouac, mais sur les routes de campagnes, c'est la récolte de la canne à sucre et les routes sont envahies par les chars à bœufs - chameaux - chevaux, les tracteurs et des centaines de camions qui forment des bouchons dans la moindre agglomération.

XXXXX

On essaye quelques chemins de terre au milieu des cannes, mais sans résultat, aucune place disponible, tout est cultivé. Et pourquoi pas une gare - normalement il y a un parking....Mauvaise pioche, de nombreux trains la nuit qui klaxonnent longuement - et quel klaxon -  c'est vraiment une maladie dans ce pays!!!

Sur les berges de canaux d'irrigation, les lavandiers lavent les tissus et les tentures des salons de fêtes et nous on fait laver le camion

 

Arrivés à Agra, par simplicité, nous suivons les infos du Gps - il nous fait passer dans des petites rues encombrées et pour facilité la conduite, il y a une  manifestation religieuse - ça passe au millimètre, enfin presque - il va quand même falloir que je passe un coup de polish....Ca ne se voit peut être pas sur la photo, mais la rue est bien double sens !

Avant d'aller visiter le Taj Mahal, on doit aller chez Airtel car notre carte SIM ne fonctionne plus - les jeunes employées rigolent beaucoup, mais ça ne bosse pas trop - ils font une manip et nous expliquent que ca va remarcher - comme ça ne marche toujours pas, ils nous expliquent que c'est le téléphone qui déconne - on va chez Samsung - évidement il fonctionne très bien - on revient et pour simplifier, on rachète une carte SIM et un forfait - bref on y a passé la journée !

 

Le Taj Mahal fut édifié par Shah Jahan en mémoire de son épouse Mumtaz Mahal morte en couche en 1631.

Sa construction, entreprise l'année suivante, ne s'acheva que 21 ans plus tard. Au total, 20 000 ouvriers et artisans d'Inde et d'Asie participèrent au chantier. Des spécialistes d'Europe furent employés pour concevoir les délicats treillis de marbre et les panneaux en "pietra dura", fait de milliers de pierres semi-précieuses incrustées dans le marbre.

Le Shah Jahan, renversé par son fils, fut emprisonné au fort d'Agra et ne pu admirer sa création qu'à travers une fenêtre de sa geôle. A sa mort en 1666, il fut inhumé auprès de son épouse.  

Le Taj Mahal se dresse sur une plateforme en marbre surélevée. Des minarets blancs hauts de 40 m ornent les angles du sous bassement. La structure centrale du Taj est construite en marbre blanc semi-translucide, sculpté de fleurs et incrusté de pierres semi-précieuses. Sous le dôme, le cénotaphe de Mumtaz Mahal, son faux tombeau (le vrai repose dans une crypte fermée au public), est entouré de ravissants treillis de marbre incrustés de pierres semi-précieuses.

La mosquée de grès rouge, à l'ouest est un important lieu de culte pour les musulmans.  Le "jawab", un bâtiment identique fût érigé à l'est dans un pur soucis de symétrie.

Bivouac au calme dans les "jardins" de l'hôtel Hilltop, personnel accueillant et sympa, mais  qui a dû être au TOP à une autre époque - la cuisine dans le jardin au milieu des déchets et des eaux croupies (qui nous amène des moustiques) nous dissuade de commander les repas !

Agra possède un des plus beaux forts moghol du pays. La construction de cette imposante citadelle de grès rouge au bord de la rivière Yamuna fut entreprise par l'empereur Akbar en 1565. Les doubles remparts massifs, de plus de 20 m de hauteur, mesurent 2,5 km de circonférence. À l’intérieur, un dédale de bâtiments forme une ville dans la ville.

Le monument fut agrandi par la suite, notamment par son petit-fils Shah Jahan, qui utilisa le marbre blanc, son matériau de prédilection. À l’origine dévolu à des fonctions militaires, le fort fut transformé en palais par Shah Jahan ; il devint ensuite sa prison dorée pendant huit ans, après que son fils Aurangzeb l’eut détrôné en 1658.

 

Dimanche 19 novembre 2017  ciel bleu (enfin)  26° / 12°

En route pour le Rajasthan - le long de la route, des dizaines de tailleurs de pierre sculptent et exposent leurs créations - déesses, animaux, potiches et même des boulets de canon.

Le Rajasthan, ou "pays des rois" porte bien son nom. C'est la province des Maharajas aux forteresses somptueuses, nulle part ailleurs on ne découvre de tels places fortes dressées au milieu de paysages désertiques.

Bivouac dans l'impasse devant la Mosaïc Guest House, tenue par un compatriote mosaïste.

Le Fort d'Amber, construit à flanc de falaise à 11 km de Jaipur date du 17ième siècle.  Avec ses dimensions imposantes, ses murs de grés roses et jaunes décorés de marbre blanc, cette superbe citadelle, d'architecture rajput, ressemble plus  à un palais qu' à un fort.

Les visiteurs qui montent à pied ou à dos d’éléphant entrent dans le fort par Suraj Pol (porte du Soleil), Pour les moins courageux, un impressionnant "troupeau" d'éléphants est à disposition pour les monter jusqu'au fort, mais attention ça tangue la haut !

Un éléphant ça trompe, ça trompe....mais sur les routes cà bloque énormément !

 

Jaipur, la capitale du Rajasthan est une cité historique fascinante et colorée. Elle doit son nom à son fondateur, le guerrier et astronome Jai Singh II (1688­1743), qui monta sur le trône à 11 ans.  La capitale se trouvait alors à Amber, à 11 km au nord­est de l’actuelle Jaipur, où ils érigèrent le fort d’Amber.


Le Jal Mahal (palais de l'eau), situé au milieu du  lac Man Sagar, fut construit en 1799 par Madho Singh comme résidence d’été pour la famille royale, qui s’en servait de base pour les parties de chasse au canard.

Sur la longue promenade, le marché bat son plein et les "belles" louent d'élégantes robes le temps de la photo.

L’étonnant Iswari Minar Swarga Sal (Minaret perçant le paradis) domine Tripolia Bazaar.  Un escalier en colimaçon conduit au sommet du minaret, d’où la vue sur la  ville est exceptionnelle...la circulation n'est pas mal non plus - d'ailleurs ce matin on s'est fait accrocher par une petite voiture qui voulait changer de file - je ne me suis même pas arrêté (ça sert à rien ils ne sont pas assurés) - de toutes façons, nous on a rien, par contre vu le bruit, il doit lui manquer un morceau d'aile !

La vielle ville de Jaipur souvent appelée "Pink City" (ville rose), est en partie ceinturée de remparts cannelés ponctués de larges portes.

Elle doit son surnom au maharaja Ram Singh qui en 1876, fit peindre toute la vieille ville en rose – couleur de l’hospitalité – pour recevoir le prince de Galles.

L'intérieur de la 'pink city", abrite de nombreux bazars - le Bapu Bazaar, où les rouleaux d’étoffes, les chaussures traditionnelles et les parfums attirent les femmes de Jaipur - le Johari Bazaar et le Siredeori Bazaarle sont les marchés qui abritent les joailliers, orfèvres et artisans.

Pour les tissus, je ne peux pas vous conseiller, mais par contre si vous cherchez un  électricien, j'en connais au moins un bon !!!!

 

Avant de faire construire le Jantar Mantar (l'observatoire royal), Jai Singh envoya des spécialistes à l’étranger pour étudier des constructions de ce type. L’observatoire de Jaipur, est le plus vaste et le mieux conservé des cinq qu’il fit édifier.

L'extraordinaire Hawa Mahal “palais des Vents” en grès rose est peut être l’édifice le plus célèbre de Jaipur. Cette fantaisie architecturale haute de 5 étages, creusée d’innombrables fenêtres délicatement ajourées, a été conçue en 1799 par Lal Chand Usta, à la demande du maharaja Sawai Pratap Singh, pour permettre aux femmes du harem d’observer le spectacle de la rue et les processions sans être vues.

 

Mardi 21 novembre 2017 ciel bleu   24° / 7° la nuit, (12° à l'intérieur),

Plus de moustiques, la température les a refroidis - nous aussi -  le matin , on met un peu coup de chauffage avant de sortir le nez de la couette puis rapidement, le soleil nous réchauffe.

 

A cause de la conduite à gauche, lorsque nous partons le matin, il nous faut quelques minutes "d'acclimatation" - surtout comme aujourd'hui, lorsqu''on débouche sur une "autoroute" - on part vers la gauche, on doit donc être du bon côté - mais non, des véhicules nous foncent dessus - est ce qu'on se serait trompé ? Non, on est dans le bon sens, c'est des petits malins qui ont pris la voie à contre sens pour éviter de faire un grand détour !

Pour le repas de midi,  on s'arrête parfois dans les restoroutes, mais quelques fois, après avoir "visité" la cuisine (comme on n'y comprend rien, on va voir dans les gamelles), on repart tellement tout est sale - cuisine, vaisselle et les milliers de mouches qui s'abreuvent dans les plats ! Bref, on fini avec une tomate et quelques fruits dans le C.Car.

 

Pushkar, cité magique du Rajasthan, est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous, qui doivent s’y rendre au moins une fois dans leur vie.

Blottie autour d’un lac sacré, Pushkar abrite l’un des rares temples dédiés au dieu Brahma. Ses 52 ghat (escaliers ou quais) permettent aux pèlerins de se baigner dans l’eau sacrée.

Comme il s’agit d’un lieu de culte, il faut se déchausser pour s'approcher des fidèles - pas très agréable de marcher pieds nus dans les fientes de pigeon !!!!! Une partie des cendres de Gandhi fut dispersée au Gandhi Ghat.

Ses 100 temples (400 avec les environs) accueillent régulièrement des prières qui donnent lieu à des jours entiers de psalmodies, de processions, de musique et de roulements de tambours. Il en résulte un mélange de tourisme, de "babas cool" et de religion.

Malgré le mercantilisme ambiant et l’affluence touristique, la ville a conservé son charme et son atmosphère mystique. L’artère principale est un interminable marché où l’on vend de tout, batiks, bijoux, offrandes, bibelots au milieu d'artisans qui s'affèrent à la besogne

On a jamais vu autant de magasins d'alimentation où il vendaient autant de RIEN - de l'eau, des sodas et quelques mini paquets de chips - c'est certainement parce qu'on est à Pushkar et qu'ils vivent tous d'amour et d'eau fraiche - nous, pas encore.

 

Chaque année, les chameliers du Thar entament la longue marche qui les mène à Pushkar pour la Kartik Purnima - quelques 200 000 personnes convergent ici, amenant 50 000 dromadaires, chevaux et têtes de bétail. La ville se métamorphose alors en un tourbillon de couleurs, de sons et de mouvements, où se mêlent musiciens, mystiques, touristes et négociants. Pas de chance pour nous, car cette année, le rassemblement a eut lieu début novembre.

Ici comme ailleurs la ville est vraiment dégueulasse, les gens vivent dans les poubelles, marchent dans la merde - merdes de chiens, bouses de vaches, crottes de chameau et de porcs ou fientes de pigeon - c'est au choix, mais y en a pour tout le monde..... Concernant le lac, j'ai dit que le lac était sacré, pas qu'il était propre !!!

 

 

Nous bivouaquons dans le jardin du "Chandra Palace", de palace, il n'a que le nom - il est en tellement mauvais état qu'il est même fermé pour le moment.

Si les toilettes/douches auraient besoin d'un petit rafraichissement, le jardin (terrain) est propre, l'endroit est calme, et le proprio vient tous les matins nettoyer le petit hôtel et faire des offrandes - et c'est le plus important, sur la route, les dieux seront avec nous!!!!

 

Un peu d'entretien pour garder le véhicule au top niveau - peinture des bas de caisse (ici ça frotte souvent), corvée de chiotte (détartrage), pendant que Claude coud un dessus de lit et communique sur FB pour trouver un stationnement durant les vacances de Noel.

 

Vendredi 24 novembre 2017 Ciel bleu 25° /  10°

Aujourd'hui, ça roule assez bien, circulation fluide, pas de grande ville à traverser et beaucoup de 2 x 2 voies. Le paysage est plat et semi désertique, où quelques troupeaux de brebis broutent une herbe jaunie parsemée d'acacias.

 

Après 220 km, nous arrivons à Jodhpur, la cité bleue et nous installons au calme dans le "jardin" de l'hôtel Ghooma. Si, traditionnellement, le bleu désigne la demeure d’un brahmane, la couleur a été adoptée par tous les habitants de la ville.

Tout le monde n'a pas la chance de dormir au calme,  quelques personnes sont installées sur le trottoir le long de la 2 x 2 voies et dorment là, enroulés dans un amas de couvertures.

En 1459, Rao Jodha, chef des Rathor, décida d’ériger sur une crête rocheuse une énorme forteresse, Mehrangarh, autour de laquelle surgit Jodhpur, la cité de Jodha.

Située sur la principale route marchande entre Delhi et le Gujarat, la ville de Jodhpur tira sa prospérité du commerce de l’opium, du bois de santal, des dattes et du cuivre.

Véritable chef-d'œuvre architectural, la forteresse de Mehrangarh est sans doute l’une des plus grande et des plus belle du Rajasthan. Forteresse imprenable érigée à la verticale d’un piton rocheux qui s’élève à plus de 120 m au-dessus des toits de Jodhpur, Mehrangarh est un prodige architectural. Entouré de remparts mesurant entre jusqu'à 36 m de hauteur, le fort fut directement taillé dans la roche, avec laquelle il ne fait qu’un.

Il est toujours la propriété des descendants du maharaja de Jodhpur.

En contrebas, la vieille ville, un méli-mélo de cubes bleus, s’étend entre les remparts du XVIe siècle.

Point de repère de la vieille ville, la tour de l’Horloge centenaire est entourée par le Sardar Market, un marché vibrant de couleurs, de mouvements et de sons. Des portes triples en marquent l’entrée nord et sud, d’où rayonnent les ruelles médiévales sinueuses de la vieille ville.

En allant vers l’ouest, on pénètre dans le cœur commerçant de la vieille ville, jalonné de ruelles bondées et de marchés de légumes, d’épices, de douceurs, d’argent et d’artisanat.

 

On commence à manquer de nourriture et difficile de trouver à manger (sauf fruits et légumes) dans des échoppes qui ne vendent rien ! Lorsqu'on demande aux chauffeurs de tuk-tuk de nous conduire dans un "supermarket" pour acheter de la nourriture, ils veulent nous emmener cher Mc Do - lorsqu'on leur précise qu'on veut acheter et emporter, ils veulent nous conduire au "Sadar Market", l'immense marché autour de la Tour de l'horloge !!!!!

Nous retournons à l'hôtel et demandons au réceptionniste - pareil, il nous conseille le même marché  - un supermarché, il ne voit pas ce que c'est !  Nous cherchons sur internet et trouvons un supermarché "Reliance Fresh" - nous prenons un tuk-tuk et nous  guidons le chauffeur au Gps - évidement, ce n'est pas Carrefour Contact,  mais c'est quand même un petit supermarché où nous pouvons acheter pain, jus de pomme, yogourt, fromage, beurre, biscottes, sopalin et même des lingettes.

Rien que pour trouver ça en ville, ça nous aurait occupé 2 jours à fureter partout - d'accord, on est à la retraite, mais on n'a quand même pas que ça à foutre !!!

Dans la région, l'extraction de la pierre est la principale activité. Si la pierre sert a construire les maisons, elle est largement utilisée pour faire des poteaux de clôture - pas de termite, pas de pourriture !

 

Dimanche 26 novembre 2017  ciel bleu, 30° /  12°

En route pour Jaisalmer. La végétation se fait plus rare, quelques dunes apparaissent, seuls les pommiers de Sodome et les acacias résistent à la sécheresse.

La route est belle et peu fréquentée. Nous sommes seulement ralentis par les troupeaux de vaches qui divaguent et les nombreux convois militaires, des centaines de camions qui convergent vers Jaisalmer, ville de garnison située à moins de 80 km de la frontière Pakistanaise. Les guerres indo-pakistanaises de 1965 et 1971 n'ayant toujours pas réglé le sort du Cachemire.

 

Nous établissons notre bivouac dans la cours de l'hôtel Moomal, un lieu bien connu des voyageurs....mais peu connu des tuk-tuk taxis et pourtant il n'est pas bien loin du centre ville, et en Inde, une ville de 100 000 habitants ressemble à un gros village. On nous a même demandé comment on avait atterri là en nous confirmant que c'est un hôtel d'état et qu'aucun touriste n'y descend - on s'en doutait un peu vu le peu d'ardeur à la tâche des employés......

Jaisalmer : la “ville dorée”, située aux portes du désert de Thar, fut fondée en 1156 par un souverain du clan des Bhati dénommé Jaisal. Les Bhati, qui descendraient de Krishna, régnèrent sur la région jusqu’à l’indépendance, en 1947.

Au XVIe siècle, la ville prospéra grâce à sa position stratégique sur la route des caravanes entre l’Inde et l’Asie centrale. La Partition de 1947 et la fermeture des routes commerciales vers le Pakistan auraient pu sceller son sort, mais aujourd’hui, grâce à l’apport économique du tourisme et des bases militaires, la ville relève la tête. 

Enserrées par les remparts, surtout au nord, les étroites ruelles de la vieille ville cachent une multitude de somptueux haveli taillés dans le grès couleur de miel, d’où son surnom de “Ville dorée”.

Ces maisons traditionnelles aux porches finement sculptés, aux beaux jali (espaces ouverts ajourés) et aux tourelles et balcons dentelés ont été construit par les riches marchands et notables locaux du XVIIIe au XXe siècle.

Patwa-ki-Haveli, le plus beau haveli de Jaisalmer, à la haute façade ornée de dentelles de pierre couleur miel,  fut construit entre 1800 et 1860 par cinq frères jaïns, riches marchands de brocards et de bijoux.

Aucun lieu n’évoque aussi bien le mystère du désert que le fort de Jaisalmer. Ce gigantesque château doré s’élevant au-dessus des plaines sableuses est à couper le souffle. Quatre vingt dix neuf bastions encerclent ses rues sinueuses toujours habitée par quelque 3 000 habitants.

Dominant la place principale du fort et en partie construit sur la partie supérieure de la quatrième porte (la Hawa Pol), le Palais du Maharaja était jadis la résidence royale. 

On peut également voir de nombreuses pierres rondes empilées sur les remparts, prêtes à rouler sur les ennemis.

 

Dans le dédale du fort s’étend un bel ensemble de sept temples jaïns en grès mordoré datent des XVe et XVIe siècles.

Construits en 1536, les temples de Shantinath et de Kunthunath, dédiés au 10e tirthankara, sont ornés d’élégantes sculptures et des piliers joliment ouvragés représentent des apsaras et des divinités ainsi que des sculptures plus sensuelles

 

Et pourquoi pas explorer les alentours de Jaisalmer à dos de chameau (des dromadaires en réalité). Nous passons donc à l'agence "Sahara Travels" pour organiser cette "méharée".

A 8 heures du matin, une jeep nous ennmène jusqu'au village des chameliers. Un couple d'anglais et une hollandaise seront du voyage.

Pas facile de monter sur ces bestioles, même baraquées !

  

Une fois tout le monde installé, les vivres bien sanglés à l'arrière de nos montures, c'est le départ de notre caravane de 6 chameaux accompagnés de nos 2 chameliers.

Mais l'heure du déjeuner arrive rapidement et une longue pause est prévue à l'ombre de grands acacias - ça tombe bien, on commençait à avoir mal aux fesses !!!!!

Et la pause déjeuner ça prend du temps, beaucoup de temps - on regrette de ne pas avoir emporter un bon bouquin.

Il faut décharger les provisions, desseller les chameaux - casser des branches d'acacia pour faire le feu (à l'aide d'une corde utilisée comme un lasso) - préparer le thé au lait - éplucher les pommes de terre, couper le chou, malaxer la farine et faire cuire légumes et chapatis.

Pour la vaisselle, ce n'est pas très compliqué ; il faut prendre un peu de terre, frotter les gamelles avec et rincer le tout avec un minimum d'eau.

Le désert du Thar, situé aux confins du Pakistan, se compose principalement de terres arides parsemées de broussailleuses, d'alfa, de tamaris et de pommiers de Sodome.

Même s'il reçoit moins de 200 mm d'eau par an, c'est le désert le plus peuplé au monde. Les populations des villages que nous traversons vivent principalement de la culture du millet et  des nombreux troupeaux de moutons et de chèvres dont les cloches tintent dans le silence du désert.

Ici et là, quelques belles dunes blondes rompent la monotonie, et c'est dans un gassi, à l'abri du vent que nous établissons notre bivouac.

Le campement est installé sous les étoiles et après un bon repas préparé sur les braises, on se rassemble tous pour manger au chaud autour d’un feu de camp.

Après une nuit froide (mais bien couverts) et un petit déjeuner chaud, nous remontons sur nos montures pour quelques kilomètres avant de rejoindre Jaisalmer à bord d'une jeep.

 

Pas facile d'être des vedettes....si ça continue, on va être obligé de quitter la ville !!!.

Dans la rue, les gens nous reconnaissent et nous interpellent. Il veulent tout savoir de notre voyage - d'où on vient, où on va, combien ça coute, comment on passe les frontières, combien de pays on a traversé et surtout, ils voudraient bien voir notre  fameuse maison mobile - tout ça à cause d'Aniket Bisa, le sympathique patron de "Sahara Travels" qui a fait un mini reportage photos sur sa page FB.

 

Jeudi 30 novembre 2017 ciel bleu,  30° /  18°

Nous quittons Jaisalmer et reprenons la route en direction de Jodhpur - aujourd'hui pas de convois militaires, les vaches ruminent à l'ombre, seul des biquettes indisciplinées nous font quelques frayeurs.

Plusieurs villages "Bishnoi" traditionnels jalonnent la route de Udaipur, au sud est de Jodhpur. En début d'après-midi  nous nous arrêtons au  campement "Bishnoi Village Safari" et partons en "safari" découvrir les villages alentours.

Les Bishnoïs appartiennent à une école hindouiste qui suit, depuis 500 ans, les enseignements du gourou Jambheshwar, un fervent protecteur de l'environnement.  Les Bishnoï sont végétariens et ont un strict respect de toute forme de vie aussi bien animale que végétale (ils prêchent la non violence). Ce sont les rares hindous à enterrer leurs morts, du fait qu'il faudrait couper du bois vert (venant d'un arbre vivant) pour la crémation.

Dans les villages, les femmes ont conservé leur tenue traditionnelle et de nombreux artisans travaillent la poterie, l'imprimerie sur tissu et le tissage des tapis.

Chaque année, Khejadali commémore le sacrifice perpétré par les villageois. En 1730, les bucherons du Maharaja de Jaipur  se rendirent dans les villages alentours Bushnois  pour couper les arbres dont ils avaient besoin. Amrita Dévi, ainsi que ses filles entourèrent les arbres avec leurs bras, expliquant que c'était contraire à leurs préceptes religieux (des êtres vivants pour eux). Puis les hommes, suivirent l'exemple des femmes ; tous prirent un arbre à bras le corps et les soldats coupèrent, mutilèrent, sans distinction, les arbres et les Bishnoïs  - 363 personnes furent ainsi massacrées.

Autour des villages bishnoïs, de nombreux animaux sauvages parcourent la savane épineuse librement - tel des antilopes nilgauts, des antilopes cervicapres, des chinkara (gazelles) et des cochons sauvages.

De nombreux oiseaux profitent de l'alimentation fournie par les Bishnois - Ils sont tenus de réserver un dixième de leur récolte céréalière pour l'alimentation de la faune locale.

Ce soir nous mangeons au restaurant du campement avec une famille indienne - cuisine végétarienne évidement -  pour eux pas besoin de couverts, ils mangent avec les doigts - on se demande bien comment ils font pour manger le riz-sauce sans rien laisser dans l'assiette !!!!

 

A quelques kilomètres de là, le temple de la Moto un des sanctuaires les plus curieux de l’Inde. Ici la déesse vénérée ici est une Royal Enfield Bullet. Dans les années 1980, un villageois serait mort après avoir heurté un arbre avec sa moto - le véhicule, emporté au poste de police, fut mystérieusement retrouvé deux fois sur les lieux de l’accident, et des passants commencèrent à avoir des visions.....À toute heure du jour et de la nuit, on vient y prier pour des voyages sans encombres et faire des offrandes de liqueur.

Je suis sur que nos copains Patrick et Bruno qui vénèrent BMW voudraient le même pour y faire des offrandes de gnole !!!!

 

Samedi 2 décembre 2017  beau temps, 25° / 17° Udaipur

Il parait qu'il neige à Annecy et dans notre petit village de Camargue, mais ici c'est toujours le grand bleu.

Hier soir, nous avons bivouaqué sur les bords d'un étang où oiseaux et animaux viennent s'abreuver. A part 2 ou 3 bergers qui nous ont salué au passage de leurs troupeaux de brebis, la nuit a été d'un calme absolu.

Le paysage devient plus vallonné, et sur les petits lopins de terre, la charrue est toujours tirée par des bœufs.

Les routes de campagne que nous empruntons sont correctes et avec peu de circulation. Par contre, dans les villages, construit bien avant l'ère automobile, ça ce gâte . Les rues sont tortueuses, étroites, bosselées et envahies les marchands ambulands, les vaches et les cochons. Ca nous laisse largement le temps d'admirer les nombreux temples présents dans chaque village.

 

Udaipur fut fondée en 1568 par le maharaja Udai Singh II (pur = ville). Située sur les rives des lacs Fateh Sagar et Pichola et encadrée par les collines  boisées des Aravalli, la ville occupe un cadre agréable et propre - c'est bien la première fois ! Le matin, sur la "corniche" juste devant nous, quelques sportifs viennent faire du footing ou de la marche à pied, tandis que dans la soirée, les indiens déambulent en famille.

A peine arrivés à Udaipur, nous trouvons un beau parking (c'est à dire propre) en face du Fateh Sagar Lake

Comme notre parking est un peu éloigné des centres d'intérêt, nous allons à l'autre bout de la ville voir un parking indiqué par d'autres voyageurs - la circulation est infernale, comme d'habitude et en fin de compte, le parking est quasi inexistant. Retour à notre parking du lac - sur la route, une barre de hauteur un peu basse - crrraaaac (manquait pas grand chose !!!) - c'est le store qui a accroché et reculé - remise en place, un peu de colle sur l'embout et le tour est joué !

 

 

De fabuleux palais, temples et haveli, accessibles par une multitude de ruelles tortueuses, ont été construits sur la rive orientale du Pichola lake.

Avec une façade longue de 244 m et haute de plus de 30 m, le City Palace est le plus vaste palais du Rajasthan. Le maharaja Udai Singh II, fondateur de la ville, en commença la construction en 1599. L’ensemble du City Palace, qui englobe des jardins à son extrémité sud, s’étend sur près de 1 km le long de la rive orientale du lac Pichola.

Ses salles, à l’extravagante décoration de miroirs, de mosaïques et de peintures, accueillent d'impressionnantes  portes en ivoire et collections d’objets anciens.

Derrière Badi Pol, (porte Badi) les huit arches à gauche commémorent les huit fois où les maharanas furent pesés, afin que leur poids en or ou en argent fût distribué à la population.

 

Le paon, oiseau sacré de l'inde est vénéré au même titre que les vaches depuis des millénaires. Oiseau majestueux, il est symbole de beauté et d'immortalité.

On le voit courir un peu partout en liberté et on le retrouve partout sous forme de mosaïques, de peintures ou même d'appliques lumineuses

 

 

Les contours de sa roue inspirent les découpes murales des sculptures, des fenêtres et des portes de nombreux bâtiments

 

En Inde, de nombreux palais possèdent un “Durbar Hall” (salle de réception royale). Il s’agit souvent de la salle la plus majestueuse des lieux. Dotée de nombreux lustres et couverte de dorures, elle était conçue pour impressionner les souverains qui l’utilisaient pour des affaires officielles, comme les banquets d’État.

Le Durbar Hall  du City Palace, qui date de 1909, est l’un des plus impressionnants, des plus vastes et des plus somptueux d’Inde ; ces 3 lustres de Crystal de près de 3 mètres de diamètre sont parmi les plus grands du pays.

 

Au mur sont accrochés des armes royales et des portraits d’anciens maharajas du Mewar – des personnages à l’allure distinguée, qui seraient issus de la plus ancienne dynastie dirigeante au monde.

 

La galerie supérieure contient des objets rares que le Maharaja avait commandé à Londres en 1877 - chaises, tables, canapés, vaisselle et même un lit à baldaquin, le tout entièrement en Crystal, une folie - mais il est mort avant leur livraison!!!!

 

Le temple hindou de Jadish, commandé par Jagat Singh en 1651, se trouve en haut d’un escalier abrupt flanqué de 2 éléphants. L’édifice principal, magnifiquement sculpté, renferme une statue en pierre noire de Vishnu, sous la forme de Jagannath, le seigneur de l’Univers. Devant le temple, un sanctuaire abrite une représentation en cuivre de Garuda (homme oiseau), la monture de Vishnu.

 

 

Les dévots prient et font la manche, les femmes vendent les offrandes et Claude surveille l'éléphant !

 

 

Les remparts de la ville et des forteresses sont protégées par d'immenses portes dont les façades sont hérissées de grosses pointes anti éléphants.

 

Quelques vues de Udaipur, mais la ville a du connaitre des jours meilleurs......

 

 

De nombreux commerces s'étalent sur les trottoirs.............

 

........et pendant que Claude choisit des perles, je vais chez le barbier.

 

Maintenant que je suis beau, je fais la sortie des écoles !!!!!

 

Bye bye les filles, on file vers le Sud

 

Mercredi 6 décembre 2017  18° / 14° sur la route,  temps bouché,  notre premier jour de pluie !!!

Nous descendons plein sud en direction des grottes bouddhiques d'Ajanta, mais la route est longue (700 km), surtout que nous prenons des routes de campagne pourries  et qu'il a pleuvioté toute la journée. 

 

Aujourd'hui, on a bien cru qu'on allait tout casser - entre les nids de poule, les bas côtés pourris et les terribles ralentisseurs qu'on voit au dernier moment, on a tapé sec  et vidé les placards plusieurs fois - surtout que j'ai du rouler un peu "fort" pour arriver à Ajanta avant la nuit - 450 km - camions poussifs et chars à bœufs lascifs ne nous ont pas facilité la tâche !!!!

       

En cours de route nous traversons de nombreux villages ruraux aux ruelles poussiéreuses  jalonnées de petits sanctuaires, de vieux puits et de pompes à eau.

Dans le gros bourg de Amialner, les maisons en briques agrémentées de coursives en bois qui courent le long des façades, donnent un charme certain à la ville, même si ces boiseries, pas entretenues, ont subit l'épreuve du temps. 

Au marché, les affaires vont bon train. Une foule compacte se presse autour des échoppes de la petite cité - les villages alentours étant totalement dépourvus de commerce.

 

 

Vendredi 8 décembre 2017   Ajanta     soleil voilé, 30° /  20°

Dans une gorge reculée au nord-est d’Aurangabad, les temples rupestres d’Ajanta  ont été creusés dans la falaise d’une boucle de la Waghore river.

Trente sanctuaires et monastères bouddhiques aux dimensions imposantes ont été sculptés dans la falaise entre le deuxième  siècle av. J.-C. et le sixième siècle. Un travail colossal qui s'étend sur 800 ans !!!!

Les sculptures et les fresques, exécutées à la détrempe, qui ornent l’intérieur de nombre de grottes, sont l’une des principales raisons de visiter Ajanta. Ces peintures sont d’une valeur patrimoniale inestimable.

 

Puis les temples tombèrent dans l’oubli pendant près d’un millénaire, quand le site fut redécouvert par hasard, en 1819, lors d’une partie de chasse. L’absence de tout contact humain pendant des siècles contribua sans doute à la préservation de ces peintures rupestres.

Le sanctuaire N° 26 renferme quelques belles sculptures. Sur le mur de gauche, un gigantesque bouddha couché se prépare à atteindre le nirvana. Sur les autres scènes figure une longue description de la tentation du Bouddha par Maya.

Si le temple N° 24 avait été achevé, il aurait été le plus vaste d’Ajanta. Il permet de comprendre comment les grottes furent évidées - on creusait de longues galeries parallèles avant de briser la roche qui les séparait.

 

Situés à 80 km d 'Ajanta, les sanctuaires d'Ellora témoignent aussi de l'histoire religieuse de l'Inde.

Joyaux de l’architecture rupestre de l’Inde ancienne, les sanctuaires d'Ellora ont été creusés dans la paroi d’une longue falaise de roche volcanique, entre l'an 600 et 1000 par des générations de moines bouddhistes, hindous et jaïns.

À la différence des grottes d’Ajanta, sculptées sur l’à-pic d’un ravin, les 34 grottes d’Ellora s’étendent le long d’un escarpement en pente douce de 2 km de longueur, ce qui permit aux architectes de construire de magnifiques cours en face des sanctuaires et de les orner de sculptures remarquable.

Pour apprécier "la folie des bâtisseurs"  il faut garder à l'esprit que tous les éléments présents ont été creusés et taillés dans le bloc de basalte monolithique - aucun mur d'enceinte, aucune porte, colonne, escalier ou statue n'ont été rapportés

Ces grottes sacrées "servaient" autant de monastères et de chapelles que de temples, et furent décorées d’une profusion de sculptures et de décorations ciselées. Aujourd'hui encore, dans certaines grottes on peut voir et entendre des moines bouddhistes chanter leurs louanges.

A voir comme ça brille, je ne suis pas le seul à leur toucher les nichons !!!!

 

Figurant parmi les plus beaux monuments de l’Inde, le temple de Kailash, dédié à Shiva, fut creusé dans la roche par le roi Krishna Ier en 760 pour représenter le mont Kailash, la demeure de Shiva dans l’Himalaya.

Il a été construit ou plutôt excavé par le creusement (marteaux et burins) de la falaise de son sommet vers le bas, pour dégager les cours, espaces libres, mais aussi les salles intérieures des différents temples tout en conservant les piliers et les murs nécessaires, ainsi que la matière utile pour effectuer les sculptures et les décorations souhaitées.

Il s’agirait de la plus grande construction monolithique du monde. Elle fut taillée dans un bloc unique durant plus de 150 ans par 7 000 ouvriers qui ont du dégager près de  400.000 tonnes de roches !!!!

L'excavation mesure 84 m de longueur, 47 de largeur et 33 de profondeur. Le temple lui-même mesure  45 m de long sur 30 m de large.

Comment oser entreprendre un tel projet, comment transmettre des plans précis sachant qu'il faudra plusieurs générations pour le terminer. Le temple de Kailash est une merveille d’ingénierie qui force, encore aujourd’hui, l’admiration des architectes.

Il abrite de spectaculaires bas-reliefs finement sculptés illustrant des scènes du Ramayana et du Mahabharata, ainsi que les aventures de Krishna.

Les deux immenses piliers monolithiques érigés dans la cour, de chaque côté de l’entrée, sont ornés de dix immenses et fabuleux bas-reliefs représentant les différents avatars de Vishnu.

 

Depuis 3 jours, nous bivouaquons sur le parking du Ellora Heritage Resort tenu par une équipe de frères bien sympas - et ce soir nous sommes invités par Imran (le papa) à l'anniversaire de son fils, Fez né le 12.12.12 - celui la, ils ne peuvent pas l'oublier !!!!

 

Mercredi 13 décembre 2017  beau temps    25° / 17°  Alt : 800 m

Quelques images en vrac - sur la route de Bombay

A la recherche d'un bivouac

Procession

Forgeron - ferblantière

Sur l'autoroute, bouchon de charrettes à bœufs !!!!

 

Jeudi 14 décembre 2017 Mumbai (Bombay) ciel bleu   30° / 20°

Bivouac dominant et belle route en direction de Bombay

Végétation luxuriante, maisons en pisé et stockage du foin sur abris, ça nous  rapelle le Cameroun.

 

Trois heures pour traverser Bombay, et sans une rayure, mais c'est pas de la tarte !!! 20 millions d'habitants, dont 60% vivent dans des bidonvilles !

Et pas besoin de planter des plantes vertes dans la ville,  elles poussent toutes seules sur les vielles bâtisses et avec le climat tropical, même pas besoin d'arroser !!!

Quelques uns des nombreux bâtiments datant de l'époque coloniale :

La porte de l'Inde - une petite baignade, ça vous dit ? Dommage, car la ville de Bombay (du moins le centre ville) est relativement propre.

La gare - Victoria Terminus, VT comme disent les Indiens

 

Vendredi 15 décembre 2017

Nous venons de stationner le Sprinter dans une station service de Mumbai. Retour en France pour les vacances de Noel auprès de nos filles et de nos 4 petits bouts de chou.

  

 

Les moins : Pays très sale,  villes bruyantes et en piteux état,  villages pauvres du moyen âge. Conducteurs inconscients, (mais ils ont 7 vies !!) conduite exécrable et dangereuse et routes secondaires pourries. Vaches, chiens, chèvres et cochons qui divaguent sur les routes (et autoroutes) et qui chient partout,

Petits restos sales (mouches, déchets, poubelles, hygiène, toilettes) cuisine souvent trop épicée. Difficile de faire les courses alimentaires. On nous prend trop souvent pour des pigeons ! Peu de voyageurs.

Les plus : Population accueillante et colorée, mais curieuse. Ils adorent qu'on les prennent en photo (les moins : ils adorent nous prendre en photo !). Coût de la vie bon marché et des petits restos partout. Temples et monuments époustouflants. Croyances et ferveur religieuse incroyable. Sécurité bonne.

 

Bilan Inde 1 : Séjour de 39 jours, dépenses courantes : 1500 €  (+ 2 billets avion AR = 1400 €  + parking Bombay = 100 €)

Parcourus en Inde 1 : 3600 km, cumul depuis le départ Asie (3 oct 2016) : 21700 km   (52300 compteur)

 

 

 

            Le 7 janvier 2018 le voyage se poursuit sur INDE 2