MALAISIE BORNEO       

 

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Vue d'ensemble des pays d'Asie

 

 

 

 

______ Malaisie Péninsulaire           ______  MALAISIE Bornéo

 

............ Shipping & vol Kuala Lumpur / Kota Kinabalu Bornéo

                    

Capitale : Kuala Lumpur                 Superficie : 329 750 km² (0,6 fois la France                   Population : 31 600 000 hab.        

 

Langue : Malais, Anglais                  Monnaie : Ringgit RM

 

 

 

Malaisie Bornéo (ou orientale) : Elle est composée des États du Sarawak, du Sabah et du territoire fédéral de Labuan et abrite 15 % de la population sur 60 % du territoire Malaisien.

Elle est essentiellement couverte de jungle et le relief est assez élevé (Mont Kinabalu : 4 100 m).

Répartition ethnique : 50 % de Malais musulmans - 35% de Chinois bouddhistes et chrétiens - 10% d'Indiens indous. 

     

Mardi 14 janvier 2020  Arrivée à KK (Kota Kinabalu).  Ciel bleu, 32° / 25°

Comme je l'expliquais précédemment dans la page "Malaisie péninsulaire", l'embarquement du Sprinter pour Kota Kinabalu (KK, prononcer KéKé) a été retardé d'une semaine au dernier moment - trop tard - nos billets d'avion pour KK étaient déjà réservés !

 

A la descente de l'avion, nous prenons un taxi qui nous conduit à Asia City, au centre ville, mais il y a des centaines d'hôtels et le chauffeur est un peu paumé - en plus il est têtu et ne veut pas demander son chemin - ce qu'il sera bien obligé de faire après avoir fait 3 fois le tour du quartier !

A part son port, son marché aux poissons bien achalandé, la ville de KK n'a pas grand chose à offrir, même si les guides indiquent "que sa beauté ne frappe pas immédiatement" c'est le moins qu'on puisse dire !!!

Dans notre quartier d'Asia City, les chinois sont devenus les maitres incontestés des "seafood restaurants" qui ont colonisés des blocs entiers d'immeubles.

 

Seuls les bâtiments de l'ancienne poste et la modeste tour de l'horloge de 1905 ont survécu aux bombardements alliés de 1945 destinés à chasser l'envahisseur Japonais.

Avant de venir à Bornéo, j'avais en tête les images des vieux reportages sur les "sauvages" de la jungle....Mais ici comme ailleurs, la modernité a frappé de plein fouet et si l'ile est encore majoritairement couverte de jungle, on ne rencontre plus les "sauvages" que lors d'exhibitions présentées dans certains Malls ultra modernes

 

De toute façon, ce qui les intéresse en ce moment, ce sont les préparatifs du nouvel an Chinois dont les festivités vont durer du 25 au 27 janvier. Nous, ça nous intéresse un peu moins, car c'est justement le jour où notre Sprinter doit arriver - et en plus, il parait que le 28 ils ne sont pas très en forme pour retourner au boulot !!!

 

Vendredi 17 janvier 2020 ciel bleu  32°  /  24°   mer à 30°

Comme on commence à s'embêter sérieusement à KK, nous prenons le bus pour Kota Belud, une petite ville côtière au Nord de KK. Encore une demi heure de "grab" (les uber d'Asie) sur une petite piste qui serpente au milieu de la jungle et nous voila arrivés au minuscule village de Mengkabar.

Après 10 mn de bateau, nous débarquons sur la  plage du Bigfin Beach Resort, un resort genre "auberge de jeunesse" (sauf le prix) dont les 5 bungalows sont construits sur la colline coincée entre la mer et une jungle impénétrable.

Les jours s'écoulent lentement - snorkeling sur les coraux, balades sur la plage et les rochers, lecture, baignade ou encore sortie kayak jusqu' l'ile de Pandan Pandan.

Au bout d'une semaine de farniente, on commence à s'encrouter un peu. Certains diront qu'il y a pire comme endroit pour attendre l'arrivée du Sprinter !!! 

Magnifique vue sur le Mont Kinabalu, le plus haut sommet de Bornéo qui culmine à près de 4100 m.

 

Du samedi 25 au mardi 28 janvier 2020 ciel toujours bleu  33° /  24°   eau 28°

Dix minutes de bateau, une heure de taxi et nous voila de retour à KéKé. On aurait bien appelé un "Grab" avec l'appli, (3 fois moins cher que le taxi) mais on a 2 problèmes : avec toutes les applis que nous utilisons régulièrement, la mémoire du Smartphone est pleine et de toute façon, pour des raisons d'enregistrement, cette appli ne peut se charger qu'en France. Alors pendant nos prochaines vacances d'été, on change de téléphone et on charge toutes les applis qui nous manquent. Pas facile aujourd'hui de voyager sans les technologies dernier cri !!!!

On peste encore une fois de ne pas pouvoir utiliser un "Grab" pour rejoindre le terminal de ferry de Jesselton Point d'où partent des dizaines de vedettes en direction des iles.

Car aujourd'hui, nous avons décidé d'aller faire du snorkeling au Tunku Abdul Rahman Marine park qui comprend 5 iles situées entre 3 & 8 km au large de KK.

Même si l'ile de Gaya est la plus grande et la plus proche du continent et qu'elle présente de nombreux attraits, elle abrite aussi un immense village sur pilotis sur la côte Sud Est juste en face de KK.

Occupés par plus de 6000 immigrants illégaux en provenance des Philippines. cette zone est considérée comme dangereuse et interdite aux touristes ainsi qu'aux habitants de KK

On sait bien qu'aujourd'hui, à cause du week-end du nouvel an Chinois, les iles vont être surchargées.........de Chinois, mais on espère bien récupérer notre Sprinter d'ici un jour ou deux et filer rapidement vers les Philippines - mais pour le moment, comme nous n'avons pas de date précise, il nous est impossible de réserver nos vols sur Manille !!!!

D'après les internautes, il semblerait que la petite ile de Mamutik soit la moins "courue" des iles du Marine Park et bien quelle soit la plus petite, elle offre parait-il de magnifiques massifs coralliens.

Bingo, la plage Nord Est offre de merveilleux jardins de corail qui scintillent à travers les eaux transparentes.

Si les coraux proche de la plage ont beaucoup souffert, ceux situés à une cinquantaine de mètres,  le long du tombant, sont en excellent état et pour cause, la plupart des asiatiques ne savent pas nager et restent tous agglutinés le long de la plage.

Une multitudes de poissons nous accompagnent : poissons anges, papillons, poissons clowns, poissons trompette et toujours une multitude de sergents Majors.

 

Dans certaines villes de Malaisie, des quartiers sont un peu laissés à l'abandon, et le port de KK ne fait pas exception - sur les iles du Marine National Park où l'on paie pourtant une entrée, c'est la même chose - ils sont pourtant  3 ou 4 qui ne foutent rien près de l'entrée, mais il n'y en a pas un pour qui passerait un coup de râteau sur la plage pour enlever les détritus - il faut que ce soit des touristes (Européens) qui s'y collent !!!

 

Ce soir, nous mangeons du riz / canard rôti dans un restaurant Chinois près de notre hôtel - et comme partout en Asie, que ce soit le canard ou le poulet, ils le coupent à la "hache" .... attention aux débris d'os !!!

 

Comme il faut bien s'occuper, nous décidons d'aller au Mari Mari Cultural Village, - l'hôtelière qui est super sympa nous réserve la visite  et nous appelle un Grab.

Situé à une vingtaine de kilomètres de KK au cœur de la jungle, le village est  un genre d'écho musée qui permet de découvrir la culture et le mode de vie d'autrefois des groupes ethniques autochtones de Bornéo.

Le village représente les 5 tribus ethnies principales et leurs habitats. Ils sont riziculteurs Kadazan-Dusun, résidents de la maison longue Rungus, chasseurs et pêcheurs Lundayeh, cow-boy et gypse de mer Bajau ou chasseurs de têtes Murut.

Fabrication et cuisson des différents aliments et boissons

Fabrication de tissu à partir d'écorces et du feu à partir de bambous frottés.

La visite ne nous parait pas incontournable, les "figurants" sont un peu statiques et la visite un peu trop "organisée" et pour finir on apprend pas grand chose d'intéressant - mais pas de regret, nous avons tellement de temps !!!!

D'ailleurs je viens de mettre un gros point vert sur KK....il est proportionnel au temps qu'on y a passé !!!

 

Mercredi 29 janvier 2020  toujours à KK,  ciel bleu 33°  /  24°

Chaque jour on fait un whatsapp à POS logistics pour leur dire qu'on est dans les taquets pour récupérer notre Sprinter, et chaque jour ils nous répondent qu'ils sont désolés, qu'il faut attendre !

Ce matin, nous avons pris un Grab pour aller voir John Kong à son atelier mécanique situé à une vingtaine de kilomètres au Sud de KK. Un spécialiste  Land Rover semble-t-il.

Mais pour Mercedes, l'honneur est sauf, John porte un T-shirt avec l'étoile et moi je m'en fout, je porte la culotte !!!

C'est chez lui que nous allons stocker notre Sprinter durant notre voyage aux Philippines et il va en profiter pour faire une révision générale - s'il a besoin de pièces que je n'ai pas avec moi, je pourrai toujours les ramener à l'automne.

 

A midi, les choses commencent à bouger au port de KK - les douaniers nous appellent pour nous demander comment ouvrir le capot afin vérifier les N° de série. Rendez vous  à 15h au port pour leur présenter le CPD - à 15h30 notre sprinter nous est livré devant la porte - youpi !!!

 

Jeudi 30 janvier 2020  Ciel bleu

Quelques courses et on rejoint les plages du Sud de KK. En fin d'après midi, la plage N°1 est bondée - les commerces s'installent, les enfants font des bulles des centaines de touristes viennent admirer les couchers de soleils - sont-ils Japonais, Chinois, Coréens ou simplement Malaisiens - difficile à dire, ce qui est sur c'est qu'ils tous asiatiques !

 

Pour nous, il est urgent d'organiser notre voyage aux Philippines - mais c'est compliqué, 7000 iles dont plus de 2000 habitées - lesquelles choisir, comment se déplacer dans ce pays à la géographie incroyable : tuk-tuk, jeepneys, minibus - ferrys ou avions entre les différentes iles !!!!

Malgré une connexion un peu lente, Claude recherche les meilleurs prix et les meilleurs horaires - pas toujours évident de concilier les deux !  Il faut maintenant attaquer les réservations de nos vol A/R Manille et nos 2 vols intérieurs - mais c'est là que ça se corse. Claude galère un peu pour remplir les grilles : infos qui sautent, dates qui changent toutes seules - mais elle arrive tant bien que mal au paiement et évidement, ils nous envoient un code de sécurité par SMS - impossible à récupérer vu qu'on utilise notre Smartphone comme routeur internet avec une carte SIM locale.

On décide donc d'aller chez John, afin d'utiliser son wifi et mettre notre carte SIM française pour recevoir les codes - rebelote pour remplir les grilles et au moment du paiement on ne reçoit pas les codes !!!! Connexion impossible avec la carte sim française - retour à la plage et on décide de commander avec la CB de notre fille - rebelote pour les grilles - et au moment du paiement c'est elle qui nous communique les codes sécurité - et ça marche....

Sur notre lancée, j'en profite pour  commander une batterie lithium pour la cellule - patatras, paiement refusé, on dépasse son plafond !!!!

Terminé pour aujourd'hui, il ne reste plus qu'a attendre le mois prochain que l'informatique remette tout à zéro - coup de bol, le mois prochain c'est dans 2 jours.

De toute façon, il est tard et nous sommes épuisés - dur dur la vie de voyageur !

Retour sur la plage N°2 - les avions atterrissent un peu trop près, mais elle est propre, calme et ombragée - juste quelques familles qui viennent pique niquer..

 

Ne pas stationner n'importe où quand même, au moindre coup de vent les arbres ont une fâcheuse tendance à se déraciner - ce serait quand même bête de finir comme une crêpe !!!

Et toujours des réparations - avec la chaleur et l'humidité, l'aluminium s'oxyde et les plastiques cassent - je dois reconstruire le verrouillage de la porte du frigo. Je constate aussi que le joint de porte ne "colle" pas partout - c'est peut être pour ça que notre frigo consomme beaucoup !!!!

 

Lundi 3 février 2020

Préparation des bagages et "storage" du Sprinter à KK chez John. Envol cette nuit pour Manille.

 

                                                                       Du 4 au 28 février 2020 le voyage se poursuit aux Philippines en sac à dos

 

 

Samedi 29 février 2020   Retour Kota Kinabalu       ciel bleu, 30° / 24°

Ce matin lorsque nous voulons démarrer, la batterie moteur est déchargée, pas étonnant, je n'avais pas actionné le coupe batterie pour que John fasse l'entretien !

Comme on est samedi, John ne travaille pas, c'est donc Johnson, son voisin et ami qui nous aide à démarrer avec les câbles. Pour la facture, nous devrons revenir lundi  - on retourne donc passer le week-end sur notre plage favorite - de toutes façon, il va me falloir plusieurs jours pour trier, retoucher, numéroter les photos et mettre la page Philippine à jour. 

Du lundi 02 au 04 mars 2020 De KK à  Kudat  ciel bleu, 34° / 24°

Après notre visite à John, nous roulons en direction de  "The Tip of Kudat", la pointe de Bornéo. Depuis KK, nous traversons des forêts tropicales, des rizières, des palmeraies, de nombreux villages  dont les églises ont les mats gigantesques qui supportent la croix.

The Tip of Borneo, ce promontoire rocheux spectaculaire, situé dans la pointe Nord Est de Bornéo est l'endroit ou se rencontre la mer de Sulu et la mer de Chine méridionale.

Depuis 2004, un énorme globe en bronze marque l'emplacement de la pointe septentrionale de l'ile de Bornéo.

A l'ouest de la pointe, côté mer de chine, s'étire la longue plage de Pantai Kalapunian baignée par des eaux d'une transparentes incroyable.

L'ombre de filaos offres des emplacements de bivouacs formidables et une vue imprenable sur les couchers du soleil.

 

Mercredi 04 mars 2020     Ville de Kudat    Ciel bleu   30°

La petite ville de Kudat (30 000 hab.) est la ville la plus septentrionale de Bornéo.

Avec sa tour d'horloge qui domine les quais, ses bateaux qui mouillent dans la baie, Kudat parait au bout du monde - en fait, nous ne sommes pas trop dépaysés puisque la devise de notre village Camarguais est " un bout du monde si proche".

De nombreuses rues aux bâtiments bien alignés portent des noms Chinois et majorités des commerces arborent des enseignes chinoises - pas très étonnant,  puisque vers la fin du XIXé siècle, l'administration britannique  fit venir des centaines de Chinois plus aptes à gérer les plantations de cocotiers que les indigènes Rungus qui vivaient dans les forêts.  .

En longeant la mer en direction de Sandakan, nous traversons de nombreux villages lacustres - pêcheurs, immigrés philippins ?

Séchage du poisson

 

 

Du Jeudi 5 au samedi 7 mars 2020   Kudat /  Sandakan   nuageux  30° /

La route qui nous conduit vers Sandakan est partiellement défoncée et se transforme quelques fois en piste. - il nous faudra la journée complète pour parcourir les 400 km.

Dans ce territoire, il reste encore quelques belles forêts primaires, mais pour combien de temps encore ! 

Les multinationales ont investi les lieux, et exploitent d'immenses concessions de palmiers à huile.

 

 

 

 

 

 

Dans la région de Sandakan, les palmiers recouvrent pratiquement tout le territoire, même les bananiers ont disparu ! Et la déforestation continue à un rythme effréné. Et ne croyez pas que ces vertes collines sont des plantations de thé - les petites palmes pointent déjà le bout du nez !

Les nombreux poids lourds qui transportent les grappes ou l'huile de palme génèrent des bouchons en pleine campagne et défoncent les routes nouvellement asphaltées.

A entrée de Sandakan, le Puu Jih Shih est l'un des plus beaux temples chinois du Sabah. Ici comme à Kudat, les chinois sont particulièrement nombreux

Dans les années 1870, un trafiquant d'armes Ecossais reçu l'autorisation du Sultan de fonder le premier établissement européen qu'il appela  Sandakan (le lieu mis en gage).Au milieu des années 1930, Sandakan fut le premier port d'exportation de bois tropicaux dans le monde.

Après une période de déclin, cette ville de 500 0000 habitants prospère à nouveau grâce à l'huile de palme.

Alors que nous bivouaquons sur l'esplanade du bord de mer, nous sommes rejoint par Stephen à bord des son  "camper" Toyoya 4x4. Pourtant acheté au Japon, le matériel intérieur est 100% européen.

Stephen qui nous invite à boire un pot, nous explique qu'il arrive d'une grande "tournée" sur Bornéo avec 5 de ses amis.

C'est la première fois que nous rencontrons un camping - cariste malaisien. Claude n'est très pas surprise, car depuis quelque temps déjà, elle suit leur groupe qui communique sur facebook.

 

La ville compte une cathédrale et de nombreuses églises, dont St Michel construite sur le modèle anglais.

Si certains quartiers du centre ville ont été rénovés récemment, d'autres ont des façades végétalisées naturelles !

Le village de pêcheurs de Sandakan est à l'image de la ville avec ses ordures qui trainent partout sans que les habitants n'y prêtent attention.

Vu de l'extérieur, le village  ressemble à un cloaque, mais dès que l'on pénètre à l'intérieur par une des nombreuses ruelles bétonnées, le village recèle de petites maisons avec une ribambelle de gamins, des commerces et quelques restaurants.

 

Bien que le parking du Rainforest Center soit mentionné comme lieu de bivouac possible sur iOverlander, les responsables nous conseillent vivement de nous adresser au Lodge voisin - mais comme nous ne "tombons" pas d'accord sur le prix, nous bivouaquons juste avant l'entrée du Centre des Orangs-outans.

Car lorsqu'on vient dans cette région, c'est avant tout pour visiter le Centre de réhabilitation des Orangs-outans de Sepilok.

Ce centre est présenté comme étant un endroit fascinant ! Le guide ne précise-t-il pas "l'endroit le plus réputé du monde pour voir les Ourangs-outans dans leur habitat naturel"" . NATUREL; ils en ont de bonnes ! - ce qu'on nous présente ressemble plutôt à un zoo !!!!

Dans un premier temps on regarde les bébés jouer dans la nurserie à travers des vitres qui ne sont même pas propres ...;

A 10 h, tout le monde se déplace vers une plate forme de nourrissage - pas de bol, seuls quelques macaques à longue queue s'approchent, mais pas un seul Ourang-outan !

Il y en aurait pourtant 60 à 80 Orangs-outans qui vivent dans cette forêt vierge - heureusement, sur le chemin du retour, nous en croisons un qui semble se demander s'il me pique mon appareil photo ou pas !

 

A gauche du parking du centre des Orangs-outans,  un Centre de Réhabilitation des Ours Malais a ouvert ses portes en 2014. Aussi appelé "l'ours du soleil", à cause de la tache claire qu'il porte sur le poitrail, c'est la plus petite des espèces d'ours. On le trouve en Chine et dans toute l'Asie du Sud-Est.

A quelques kilomètres de Sandakan, les grottes de Gomantong situées dans une épaisse forêt, sont les plus connues de Bornéo pour les nids de salanganes (hirondelles de petite taille).  Utilisés pour préparer la fameuse soupe chinoise aux nids d'hirondelles, elles fabriquent leurs nids avec leur salive séchée, principal ingrédient de la soupe.

En raison de la diminution des hirondelles constatées ces dernières années, l'accès aux grottes a été règlementé et seule la grotte Simud Hitam est encore accessible aux visiteurs..

Pour éviter la collecte anarchique, les cueilleurs de nids, qui surveillent aussi les braconniers, vivent dans des "maisons longues" à proximité immédiate des grottes. Malgré le danger des échafaudages branlants suspendus à plus 60 m de hauteur , le rapport est tel que la collecte se fait toujours 2 fois par an.

Du fait des milliers de salanganes et de chauves-souris qui nichent dans la grotte, le sol est tapissé de dizaines de centimètres de déjections - l'odeur va de pair !

 

Nous sommes un peu déçus de ne pas avoir vu de cueilleurs en action, mais lorsque nous ressortons, un Orang-outan sort timidement de la forêt.

Après avoir grignoté quelques vieilles noix de coco tombées au sol, il se dit que c'est au sommet du cocotier qu'il faut aller pour se faire un gueuleton ! Bien assis dans les palmes, il déchiquette une à une des cocos bien vertes, les boit et nous envoie les restes. 

 

Mais qu'est ce qu'il fait ce con d'orang-outan - il m'envoie ses pelures de cocos sur la gueule - ah bien fait, il en a laissé tomber une entière !

 

Petite rando dans le Rainforest Discovery Center où, avec un peu de chance, nous aurions pu rencontrer quelques orangs-outans !

Pas toujours une bonne idée de s'accrocher aux arbres pour s'aider à la montée !!!

Sépuilok géant d'environ 1000 ans - 2,20 m de diamètre et 65 m de hauteur - plus facile à observer que les orangs-outans !

 

Du dimanche 8 au 10  mars 2020   Fleuve Kinabatangan     ciel bleu, quelques nuages en fin d'après midi   32°  /   23°

Plus long fleuve du Sabah (région Nord Est de Bornéo), le Kinabatangan coule sur plus de 560 kilomètres. La forêt qui borde ses berges abrite une faune "abondante" qui fuit l'avancée permanente des plantations de palmiers à huile. Des dizaines de Lodges installés sur les rives du fleuve proposent des excursions en bateau pour approcher les animaux.

 

Nous stationnons notre Sprinter sur le parking du "Sukau Greenview B&B" et prenons un "package" 3 jours/2 nuits, sachant que le premier jour commence à 16H et que le troisième finit après le petit déjeuner !!!!

Accompagnés d'un guide, nous faisons plusieurs croisières fluviales, de jour comme de nuit, afin d'observer la faune sauvage.

 

Nous avons la chance d'observer un groupe de Nasiques au nez à la Cyrano : "si j'avais un tel nez, il faudrait sur le champ que je l'amputasse....un nez, non,c'est un roc, c'est un pic, c'est une péninsule !"

Le Nasique est un singe au long nez endémique de l'ile de Bornéo. Chez le mâle, plus l'appendice est long, plus il a de chances de séduire les femelles - un peu la même chose que chez l'homme !!!

Nous verrons aussi pas mal de macaques à longue queue et à queues courtes.

 

Nous aurions bien aimer voir des Orangs-outans et des éléphants pygmée, mais la chance n'était pas avec nous!

C'est la nuit, lorsque qu'ils dorment (souvent d'un œil), que les oiseaux sont le plus facile à observer : Martin-pêcheur (Kingfisher pour les buveurs de bière), Martin-chasseur gurial, Trogon et un Hornbilis avec son gros bec.

Et des dizaines de salanganes dans une anfractuosité de la falaise.

 

Mercredi 11 mars 2020  Kinabalu National Park - alt,1600 m.  nuageux, 25° /  16°

Avec l'altitude, on a perdu 8° - c'est la première fois qu'on ressort la couette depuis plus d'un an !

Avec ses 4095 m d'altitude, le mont Kinabalu est le premier site malaisien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Même si son ascension semble modeste comparé aux sommets himalayens, le chemin principal est une très longue montée sur un versant abrupt à travers une jungle alpine et des paysages lunaires.

Point culminant de Bornéo, c'est aussi le principal site touristique de la région  et de nombreux Lodges accueillent  trekkeurs et randonneurs.

Vers 8h30, nous attaquons le "Kiau View Trail" qui chemine à travers des collines recouvertes de jungle. Pratiquement arrivés au sommet, Claude s'aperçoit qu'elle a perdu ses lunettes de soleil à sa vue - on refait donc le trajet en sens inverse en ayant les yeux rivés au sol, mais on ne trouve rien - les lunettes posées sur la casquette ont du "gicler" hors du sentier lorsqu'elle l'a enlevée pour  s'éponger le front !

Comme on ne veut pas s'avouer vaincu, du moins pour le trek, on remonte par la route jusqu'au sommet du "Kiau View Trail" pour redescendre par le Silau Silau Trail.

Jeudi 12 mars 2020 ciel bleu  35° /  25°

Nous redescendons sur la côte vers Kota Belud et prenons une petite route qui nous conduit dans le village de pêcheur de Pituru Laut. Quelques cabanes modestes et une nuée de gamins pour qui nous sommes l'attraction du jour !

La baie, très protégée, nous semble idéale pour étrenner notre nouveau kayak en attendant notre vol de retour pour Genève.

 

Samedi 14 mars 2020  toujours beau avec quelques nuages en fin de journée

A cause du coronavirus, nous avons pleins d'amis voyageurs bloqués un peu partout dans le monde et on se dit que si nous pouvions faire avancer notre vol de quelques jours, ce serait plus sur. Nous rejoignons donc l'aéroport de KK, mais pas de chance, dans ce petit aéroport, la Qatar airways, avec laquelle on doit voler, n'a pas de bureau permanent - choux blanc donc !!!

Grande lessive avant le départ - on profite des grosses machines performantes pour tout laver, y compris la housse du matelas.

Retour à Tanjung Aru Beach N°3 au sud de KK. A force du passage des pick-up, la piste est de plus en plus défoncée et les ensablements sont nombreux.

C'est dimanche, ciel bleu, vent force 3, il y a régate d'optimistes  dans la baie.

 

 

Mardi 17 mars 2020 Nous stationnons le Sprinter chez John à Kota Kinabalu (Bornéo) et rentrons en France pour les vacances d'été  avec la Qatar Airways : Kota Kinabalu - Kuala Lumpur - Doha - Genève.

 

Les moins : Pays moderne - beaucoup de circulation - des déchets un peu partout, malgré les poubelles.

Pour moi, Bornéo devait ressembler aux grands reportages de ma jeunesse - des jungles épaisses, des animaux féroces, des indigènes chasseurs de têtes vêtus de vestes en écorce, d'un pagne agrémenté de perles et de coiffures ornées de plumes de faisan ! Mais tout ça c'est le passé - les palmiers à huile ont remplacé la jungle, quelques orangs-outans survivent dans des zones protégées et les indigènes s'habillent chez H&M, mangent chez KFC et roulent, comme tout le monde, en 4x4 Toyota !       Déception !

Les plus : Visa 90 jours gratuit. La mixité des cultures, la gentillesse des populations, presque tout le monde parle anglais (souvent mieux que nous). Pays moderne, sur - des prix doux : restaurants, gasoil, autoroutes.

Tout comme dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, Bornéo est le paradis des overlanders (voyageurs motorisés). Conduite aisée - sécurité - eau dans toutes les stations Pétronas - Wc, douches sur de nombreuses plages  - stationnement facile sur les parking publiques, les parcs, sur les bords de mer, etc.

 

Séjour en Malaisie Bornéo : 38 jours. Cumul depuis le départ Asie : (644 jours)

Dépenses totales : 1620 € + 80 € révision chez John + 150 €  storage été à KK  = Total 1850 € . Non compris les billets d'avion vers l'Europe

Parcours total Malaisie Bornéo = 1500 km. Cumul depuis départ Asie le 3 oct 2016 = 47 500 km  (78100 compteur)

 

                                         La suite en octobre 2020