CUBA  

 

 

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Capitale : La Havane

 

Superficie : 110 000 km2 soit 1/5 de la France

 

Population : 11.3 millions d'habitants

 

Monnaie : CUC ou Peso (por les Cubains)

 

Langue : Espagnol

 

 

 

 

En 1940, Batista est élu président et  évincé en 1944.  En 1952, il passe un marché avec la mafia Américaine et organise un coup d'état militaire qui le propulse au pouvoir, empêchant ainsi l'élection de Fidel Castro à la Chambre des Représentants.

En 1959, aidé de Ernesto Guevara dit "Le Che"  et d'un groupe de sympathisants, Fidel Castro est accueilli en héros à la Havane et prend le pouvoir.

Suite à la nationalisation des entreprises et à l'embargo Américain, Cuba se tourne vers l'Union soviétique  et la Chine communiste. Dur apprentissage du communisme pour la population Cubaine !

 

A compter de 1990, suite à l'effondrement du bloc soviétique et la disparition des aides, Castro annonce un programme d'austérité de 5 ans appelé "période spéciale". Les coupures d'électricité devinrent récurrentes, les pénuries chroniques et se procurer de la nourriture était un défi quotidien.

En 2006, Fidel Castro se retire au profit de son frère Raùl et malgré une ouverture dans le tourisme, l'industrie minière et médicale, la situation ne s'est guère améliorée.

 

 

Du mardi 7 décembre 2010  au lundi 20 décembre 2010

 

Voyager à Cuba, c'est voyager librement dans un des derniers pays communistes au monde, et 50 ans de communisme ça laisse des traces ; tout semble à bout de souffle ; les logements, les bâtiments historiques, les transports, les ponts, les industries.......et même la population. Mais c'est aussi voyager dans un musée à ciel ouvert.

 

Voici quelques clés des mystères de Cuba :

 

Castro et le Che : Si les portraits de Fidel Castro sont rares, ceux d'Ernesto Guevara dit "Le Che" sont partout. Même si une partie de la population pense que c'était un fouteur de merde, son image fait vendre. On le voit partout, sur la place de la révolution, sur les murs, dans les librairies, sur les T-shirts, sur les casquettes (même sur celle de Claude), c'est un véritable phénomène de cirque. D'ailleurs son slogan n'était-il pas "Hasta la Victoria Siempre", Jusqu'à la victoire, toujours.

 

   

 

Populations : La société cubaine est un mélange de population, héritage de la société créole née de la colonisation, de la déportation d'esclaves africains et de l'immigration européenne et nord américaine.

 

 

 

La Havane : Là, au cœur du grand paradoxe cubain, la séduction côtoie la décomposition, tandis que la vie continue, précaire et capricieuse.

 

 

Logement : Dans les villes, si les cubains sont techniquement propriétaires de leur logement, ils ne peuvent ni le vendre, ni le transmettre à leurs enfants. Dans les villages, la situation semble plus facile.

 

 

Bâtiments coloniaux : Malgré un plan de sauvegarde mené par l'état et l'Unesco, dans deux ou trois quartiers de La havane, la plupart des bâtiments sont en ruine et menacent de s'effondrer.

 

 

Pourtant de nombreuses façades présentent une architecture intéressante et des vitraux de toute beauté.

 

 

Bars : Le plus célèbre de La havane est sans conteste "La Bodeguita del Médio", là où Ernest Hemingway venait siroter son rhum. Les murs portent la signature de ses illustres visiteurs.

 

 

 

Rhum : Si les rayons des magasins sont souvent presque vides, le rayon rhum est toujours bien achalandé, et heureusement, car ils boivent ça comme du petit lait.

 

 

 

Religion : Catholique avant la révolution, ensuite expulsion des curés et athéisme conseillé, mais depuis 1992 et l'assouplissement du régime, reprise de la religion catholique mêlée de croyances Africaines. Les adeptes de la "Santeria" se vêtissent tout en blanc pour exprimer leur pureté.

 

 

 

Tabac : A La Havane, Partagas est l'une des plus ancienne fabrique de cigares de Cuba. Aujourd'hui quelques 600 ouvriers roulent à la main les meilleurs cigares du monde. Les Cubains sont de gros fumeurs de cigares, mais chaque année, 6000 d'entre eux meurent de maladies liées au tabac.

 

 

Economie : La plupart des gens étant des fonctionnaires payés une misère ; médecins, commerçants, ouvriers d'usines, chauffeurs de taxis, pharmaciens, guides...... personne ne se donne trop de mal pour que le pays fonctionne.

 

Salaire : Le salaire moyen est de 15 à 20 CUC / mois, mais la plupart des gens se débrouillent pour arrondir les fins de mois. A La Havane, on nous harcèle sans cesse pour nous servir de guide, pour faire du change ou bien d'acheter des cigares à prix cassés.

Les diseuses de bonne aventure, les coiffeurs des rues ou les femmes créoles font aussi recette.

 

   

 

Arts : L'accès aux musées, aux théâtres, aux cinéma, aux cours de danses sont largement subventionnés par l'état. Beaucoup de musiciens, de saltimbanques et de peintres bénéficient des largesses de l'état. Quant aux écrivains, ils peuvent bénéficier de quelques privilèges pour autant qu'ils se conforme à la politique en vigueur.

 

   

 

Tel un Apollon, cet artiste s'expose au passant du haut de son immeuble.

 

 

 

Libertés : Plutôt encadrées les cubains ne peuvent pas voyager à l'étranger sans motif spécial. Même notre amie qui étudie le  Français pour devenir interprète ne se fait pas trop d'illusions.

 

Médias : Dans ce pays au niveau d'éducation élevé  et au nombre considérable d'intellectuels, les médias, contrôlés par le gouvernement, laissent très peu de latitude à la critique. quant à l'Internet, lui aussi contrôlé, il n'entre pas dans les foyers cubains, sauf autorisation spéciale et à un prix dissuasif (5 € / h).

 

Pharmacies : Si quelques pharmacies ont conservé leur lustre d'antan, dans les autres, les étagères sont à moitié vide. Si pour la population les médicaments sont gratuits, "no es facil" comme disent les cubains, pas facile de s'en procurer.

 

 

 

Shopping : Pas grand chose à acheter dans les magasins, les vitrines sont souvent sales et nues et les rayons à moitié vide et mal éclairés.

Etonnamment, les gens sont malgré tous bien habillés et ont tous l'air de manger à leur faim. Il faut dire qu'ils ont des "tickets de rationnement" qui leur permet, une fois par mois d'acheter le minimum vital dans des centre spéciaux.

Même avec de l'argent, les cubains ne peuvent pas acheter d'appareils photos, de matériel informatique, ces magasins n'existent pas. Concession automobile est pour eux un mot abstrait.

 

 

 

Queues : Une spécialité cubaine, que se soit devant les banques, les administrations, les télécom ou devant les magasins dès qu'un arrivage est annoncé ; même un arrivage de petites culottes créé une "émeute".

 

 

 

Pollution : Avec tous les vieux bus poussifs et toutes ces vieilles américaines au bout du rouleau, la ville de La Havane est une des plus polluée du monde. Le Cubains ont bien participé à la conférence sur le changement climatique de Cancun, mais on ne voit pas ce qu'ils pourraient faire dans l'immédiat !

 

 

 

Transports pour les touristes : Bus (chinois) et taxis (français) modernes à l'usage exclusif des touristes étrangers, ainsi que quelques belles américaines restaurées des années 50.

 

   

 

Transports pour les cubains :  Vélos taxis, Coco taxis, side-cars, voitures à cheval, vieilles Lada limousines,  camions, bus bondés, ferry poussifs et trains d'une autre époque.

 

 

Les Américaines des années 50 / 60 forment le gros de la troupe des taxis et des voitures particulières. Certaines d'entre elles sont très fatiguées et ne roulent encore que grâce à l'ingéniosité et la débrouillardises de leur propriétaire.

 

 

Le seul train électrique de Cuba, construit en 1917 par la Hershey Chocolate Compagny, relie encore La Havane à Matanzas  (100 km) à la moyenne fulgurante de 25 km/h. La loco, les wagons et les rails sont tellement pourris qu'on risque le déraillement à tout instant. Et lorsque nous sommes restés en rade pendant 2 heures près de l'ancienne usine Hershey, et que nous avons sorti une plaque de chocolat achetée au Mexique, c'était du justement du Hershey ! 

 

 

 

Transports des marchandises : Traineaux et charrettes à bœufs et vieux camions Russes ou Américains.

Pour la culture, a part quelques vieux tracteurs, les bœufs font toujours recette.

 

   

 

Tourisme : Varadero est à Cuba ce que Cancun est au Mexique, une péninsule aseptisée de 20 km tournée uniquement vers le tourisme et à mille lieues de ce que les Cubains voient de leur pays.

 

Restaurants : Pratiquement tous les restaurants sont d'état. Ceux payables en pesos n'ont souvent pas grand chose à proposer, mais l'addition, 20 à 30 pesos reste digeste. Ceux payable en CUC proposent un choix plus varié pour une addition qui varie de 6 à 8 CUC. 

Avec un salaire de 10 à 15 CUC par mois, le personnel n'est pas toujours très attentif et seul l'espoir d'un bon pourboire les incite à plus de zèle.

Depuis 1995, les particuliers ont le droit d'ouvrir des "paladares", des petits restaurants privés dans leur maison à la condition de ne pas dépasser 12 couverts.

 

Casas particulares : Depuis 1995, les particuliers agréés peuvent louer des chambres aux étrangers et  c'est la que loge la plupart des routards. En général, les familles proposent les repas du soir et les petits déjeuner. Mais cette situation a engendré des inégalités que le système réprouve. A 30 CUC la nuit et 8 à 10 CUC le repas, certaines familles, bien logées, gagnent en 2 ou 3 jour le salaire mensuel d'un fonctionnaire moyen (c'est à dire la majorité de la population). Dans certaines "casas", les "propriétaires" méritants ont voiture, téléviseurs à écran plat et tout le confort occidental.

 

     

 

Valle de Vinales : C'est à cheval que nous parcourons les "mogottes", ces spectaculaires rochers de calcaire au milieu desquels se blottissent les petites fermes et les grand séchoirs aux toits qui descendent jusqu'à terre. Sur ces terres fertiles, les paysans cultivent toujours le tabac à l'aide de moyens ancestraux.

 

   

 

 

 

A 2 pas de Vinales, ce village tranquille où les rocking-chairs se balancent sur les terrasses, "le Mural de la Prehistoria" couvre une paroi de 120 m de long.

 

 

 

 

 

Plages : Si les plages de Varadero sont magnifiques, Playa Coral située à 10 km de Matanzas est le meilleur endroit pour faire du snorkeling. Le tombant du récif est accessible depuis la côte et on dénombre ici plus de 300 espèces de poissons.

 

 

 

 

CUBA PRATIQUE

 

Vols quotidiens Cancun / La Havane /Cancun : billet d'avion + visa + assurance = 4600 m$ / pers, soit 270 euros . Peut-être moins cher hors saison.

 

Change : 1 CUC  = 24 Peso mexicain = 0.78 €

Deux monnaies sont en circulation : le CUC (peso convertible cubain) et le peso cubain (ou Moneda National). Pour les touristes, la plupart des achats se font en CUC, mais il est tout de même possible d'obtenir des pesos cubains pour payer dans les petits commerces et sur les marchés.

Il est difficile de changer des dollars américains et impossible d'utiliser une carte de crédit d'une banque Américaine. L'euro est bien accepté.

Contrairement à ce que disent les guides, il y a de nombreux distributeurs automatiques à La Havane qui distribue des CUC.  Toujours 2 ou 3 DAB dans les autres villes, mais souvent rien dans les villages.    

 

Sécurité : La Havane n'est pas une ville dangereuse. Les agressions, les vols violents et les zones interdites sont pratiquement inexistantes. On peut s'y promener en toute tranquillité de jour comme de nuit. Le plus grand danger vient surement des trous dans les trottoirs qui sont assez profonds pour vous engloutir.

 

Prix : Cuba est un pays assez cher pour les touristes, on trouve même qu'on sert un peu de vache à lait. Le prix d'une nuit  et d'un repas nous coute plus que le salaire mensuel d'un cubain.

Sauf pour les souvenirs, tableaux, artisanat... les prix sont fixés par l'état, donc non négociables.

 

Internet : Possible dans les grands hôtels ou dans les centres téléphoniques Etecsa en achetant une carte à 6 CUC / heure. Peu de postes, souvent la queue et connexion lente.

 

Casas particulares de qualité : prix : entre 20 et 35 CUC / nuit. Il en existes des centaines dans toutes les villes et villages, mais toutes ne sont pas agréables, nous avons du changer plusieurs fois.

Pour les casa réputées, il est conseillé de réserver la veille, ça permet de se faire récupérer à la gare routière qui peu être assez éloignée des casas. Les gens sont en général très serviables et peuvent vous donner tout un tas de renseignements et téléphoner pour les réservations suivantes.

Quelques bonnes adresses :

La Havane : Casa Mercedes, La Habana Vieja. Email : jormer506@hotmail.com. Website : casamercedes.awardspace.com. Vinales : Villa Haydée Chiroles. Email : aylencintado@gmail.com. Tel mobile : 052 548921. La fille parle français.

Matanzas : Margarita et Roberto Romero, Calle 79 au 27608. Tel : 045 242577                      

 

Transports :  Bus inter villes Viazul, mais aussi d'autres compagnies comme Transtur...Réservation conseillée, mais aléatoire !

Taxis d'état (environ 15 CUC de l'aéroport à La Habana Vieja), ils sont aussi utiles pour rejoindre ou quitter les gares routières. Il n'existe pas de micros bus ( pour les touristes) qui desservent les quartiers. Le mieux est de louer une voiture, possible dans toutes les villes, mais coût assez important. Possibilité de louer des petits scooters dans certaines villes, mais pas de motos pour circuler à travers Cuba.

Dans certaines villes, ils existe des "Bus Tours" qui font un circuit permanent (de 9 h à 21 h) avec plusieurs arrêts fixes. Coût : 5 CUC. On peu descendre et le reprendre toute la journée de n'importe quel arrêt avec le même ticket. Celui de Vinales dessert bien toutes les curiosités.

 

Climat : Normalement chaud, mais en décembre il peut faire très froid. Nous avons eu la journée la plus froide depuis 1978 avec 13° à midi et vu les vêtements que nous avions, nous avons attrapé un bon rhume. Prévoir aussi des vêtements de pluie.

                        Bilan Cuba : Séjour de 13 jours, dépenses totales ( y compris avion) :  1250 €

 

                                                 Le voyage se poursuit au Mexique 2