LAOS

 

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Capitale : Vientiane

 

 

 

 

 

Superficie : 236 800 km² (1/2 fois la France)

 

 

 

 

 

Population : 7 500 000 hab.

 

 

 

 

Langue : Laotien

 

 

 

 

 

Monnaie : le Kip aussi appelé  LAK pour LAos Kip

 

                    

 

 

 

 

 

Dès 1893, le protectorat français du Laos était le gouvernement fédérant les différents États peuplés par le peuple Lao, sur le territoire de l'ancien royaume du Lan Xang et de l'actuel Laos.  Composante de l'Indochine française, le protectorat du Laos donne naissance en 1946 à l'État centralisé du Royaume du Laos qui accède ensuite au statut d'État associé de l'Unoin Française. En juillet 1954, par la signature des accords de Genève, la France reconnaît l'indépendance des États indochinois

 

40 ans après, Obama reconnait  l'atrocité des bombardements menés lors de la guerre secrète entre 1964 et 1973.

Les accords de Genève de 1954, mettent un terme à la présence française au Laos qui remonte au XIXe siècle. Pendant la guerre qui fait rage au Vietnam, au cours des années 1960 et 1970, le gouvernement de Souvanna Phouma reçoit l'appui des États-Unis, alors que les rebelles communistes ont le soutien de l'URSS. Alors que la télévision retransmet de images de la guerre du Viêtnam, c'est le Laos voisin qui constitue la cible d'une guerre aérienne interminable et démesurée, devenant le pays le plus bombardé de l'histoire.

Entre 1964 et 1973, durant la " guerre secrète" menée par la CIA américaine, le Laos a reçu plus de 2,5 millions de tonnes de bombes durant 580 000 missions tuant au moins 50 000 personnes. Imaginez, durant ces 9 années, le Laos a reçu l'équivalent de bombes larguées d'un B52 tous les 8 mn, 24h sur 24 !!!!

On estime que 30% des bombes lancées n'ont pas explosé, dont 80 millions de bombes à fragmentation ou anti personnelles. Moins de 1% ont été détruites en 40 ans. Elles font encore en moyenne 40 morts par an soit 20 000 personnes depuis la fin de l'agression dont 40% sont des enfants.

 

Mardi 12 au 14 février 2019     ciel bleu    38° / 24°   Chong Mek border vers 4000 iles De

Comme espéré, la sortie du Cambodge se passe bien, personne ne nous parle du TIP qui nous manque - on a pas trop vu les douaniers, et on a pas cherché à les rencontrer ! Pour nos amis Thierry et Magali, " les sangliers" qui sont sortis au nord du Cambodge directement vers le Laos, ça a été un peu chaud, mais pour finir ils sont passé sans problème. (voir page pratique du Cambodge pour plus d'infos).

Nous faisons quelques courses au Supermarché de Paksé, la première "grande" ville après la frontière, mais les rayons ne sont pas très bien achalandés ! Heureusement, on s'y attendait un peu, (après discussions avec d'autres voyageurs) et nous avions fait quelques courses lors de notre passage éclair en Thaïlande !

 

Dao Heuang Market est sans doute le plus vaste et le plus authentique marché du Laos

Nous faisons un whatsapp avec Thierry et Magali qui sont aux "4000 iles" - ils nous demandent si on peut les rejoindre avec quelques courses, car ils sont à sec, surtout que leur frigo vient de les lâcher à nouveau !

Dans le sud du Loas, le Mékong se sépare en de multiples brins et  s'entortille autour d'une myriade d'iles luxuriantes qui donne son nom à la région : Siphandone qui signifie "les 4000 iles" en lao. Avec ses 16 km de long sur 8 de large, l'ile de Don Khong, reliée par un pont est la plus grande ile du Mékong laotien mais aussi la plus peuplée. Nous établissons notre bivouac avec Thierry, sur la berge du Mékong.

  

Dans l'extrême sud du Laos, les chutes de Khone Phapheng, les "Niagara du Mékong" sont les plus grandes chutes d'Asie du Sud-Est. Elles s'étalent sur un kilomètre de largeur au milieu d'une végétation luxuriante et le bruit d'enfer qu'on entend de loin, les rend spectaculaires.

En remontant les chutes, avec la vapeur d'eau en suspension dans l'air, l'atmosphère est encore plus impressionnante.

 

Nous embarquons de bonne heure sur une pinasse à moteur pour une descente de 2 heures sur le Mékong.

Après le passage de quelques petits rapides habilement négociés par notre "capitaine" nous atteignons l'ile de Khône.

Construit à partir de 1893, au temps du protectorat français pour contourner les chutes sur le Mékong, un chemin de fer de 14 km reliait Don Khône et Don Det. Un pari fou, une réalisation titanesque qui fut supplantée par la route dès 1937.  

Le  pont, qui existe toujours fait le bonheur des touristes qui sillonnent les 2 iles.

Mais les principales curiosités sur ces iles sont les nombreuses chutes sur les différents bras du Mékong. Les sites étant assez disparates et le soleil cognant dur, nous louons des vélos pour la journée.

Les chutes de Somphamit ne sont pas très hautes, mais le cadre est agréable et le défilé rocheux impressionnant.

De l'autre côté de l'ile de Khône, on débouche sur chutes et rapides de Khonepasoi. Au milieu, sont implantées de gigantesques structures de bois et de bambou qui en période de hautes eaux, pièges des centaines de poissons.

 

Du Vendredi 15 au 17  février 2019  ciel bleu    33° /   22°

Nous remontons le long du Mékong. Embarquement sur le bac qui traverse le Mékong pour rejoindre Champassak sur la rive Ouest du fleuve - un peu folklo, mais les moteurs tournent rond, le capitaine est "affuté" et la traversée se déroule sans encombre.

Après avoir traversé le village et ses nombreux temples, nous arrivons sur le site de Vat Phou.

 

Le Vat Phou, "temple de la montagne" serait le berceau de la civilisation Khmère bien avant la fondation d'Angkor.  Ce site archéologique, le plus important du Laos, reste cependant bien modeste comparé aux temples d'Angkor.

À la pleine lune de février, les ruines du temple pré-khmer Vat Phou accueillent la grande fête bouddhique du Mahakhabousa. Cette fête commémore un discours donné par Bouddha, dans lequel il établit les premières lois concernant les moines et prédit sa propre mort.

Les pèlerins viennent par milliers pour assister aux cérémonies de prière et aux festivités organisées à cette occasion -  courses d'éléphants, combats de buffles, de coq, spectacles de musique et danses traditionnelles ainsi qu'une immense foire commerciale.

Les stands sont tellement nombreux qu'ils débordent sur les ruines. Tout est à vendre : nasses à poissons, récipients pour transporter le riz du pique-nique - on peut même payer pour libérer un oiseau ....

Côté restauration, on a le choix  :  pattes de poulets - grenouilles entières....

salade de chenilles ou de scarabées.....

Bon, tout compte fait ,on va peut être aller faire des pâtes dans le CCar !!!!!

 

Du lundi 18 au 20 février 2019  ciel bleu  34°  /   24°

Direction Paksé à 30 km au Nord d'où nous pensons faire la liaison avec les Lopez. En fait, ça tombe bien, ils arrivent en ville.

Hôtel particulier d'un planteur de café

Ca fait déjà près d'un an que nos communiquons avec  les Lopez - Hernan et Paola et leurs 2 adorables enfants - sur FB ; Los Lopez X el Mundo - et nous sommes contents de les rencontrer enfin. Cette famille argentine qui est partie d'Espagne depuis près de 2 ans pour un tour du monde avec un vieil Hymer ont un moral d'acier et pourtant les galères ne les ont pas épargnés - casse de la transmission, carter moteur fendu, pare brise fissuré, carrosserie (côté gauche) arrachée par camion fou, pas de clim derrière un pare brise d'intégral.... quel courage !!! Peut être nous reverrons nous puisqu'ils continuent vers l'Australie.

Dans l'après midi, nous rejoignons les "Cham Pee waterfalls & cave" sur le plateau des Bolovans.

Petites chutes au dessus d'une grotte dans un cadre agréable et après les grosses chaleurs, que la baignade est rafraichissante !!!

L'endroit était référencé comme un lieu de bivouac idéal sur iOverlander, mais vers 17h30 le "responsable" du site nous annonce qu'il faut débourser 70 000 LAK (7 €) pour bivouaquer - il est fou ce mec - il faudra qu'on change le commentaire sur l'appli !!!

Retour à Paksé avant la nuit pour rejoindre le parking repéré durant la journée - on avait un doute et en effet, le soir il sert de gare routière - 5 / 6 bus stationnent avec les moteurs ronflent pour les climatiser - pas bon ça !  On fini dans une petite rue en cul de sac - moins glamour, mais plus calme !

Nous reprenons la route en direction Thakhek 350 km plus au Nord. Hors saison des pluies, dans les endroits non irrigués, les paysages sont plutôt désolés.

Malgré les trous dans la route qui obligent à piler, les vaches (indiennes probablement) qu'il faut éviter et les nombreux villages de  maisons en bois sur pilotis, nous rejoignons  Thierry, Magali  à Thakhek pour un déjeuner tardif.

 

C'est dans ce port fluvial, sur les rives du Mékong que débarquaient autrefois les commerçants étrangers. La ville, quoique modeste garde quelques souvenir de son passé colonial.

Depuis Thakhek, la route 12 file vers l'est  pour entrer dans les massifs calcaires de la province de Khammouane.

Formant une ceinture de 270 km de long sur 40 de large, coincés entre le Mékong et la cordelière annamitique, ils donnent naissance à des vallées perdues engoncées dans des forêts de pierres, des falaises abruptes, des pics karstiques dentelés, des milliers de cavernes, des rivières souterraines, des lacs d'eaux bleues turquoises, des forêts et des jungles...

 

Du 21 au 26 février 2019  Ciel parfois nuageux  30°  /   20 à 23° la nuit

Sur la boucle des karsts de Khammouane, nous avons rendez vous avec "les sangliers" pour une première étape sportive  mais d'abord il faut faire l'entretien.

Après avoir réparé mon réfrigérateur, je donne un coup de main à Thierry pour sortir le sien, bien mal en point.... Aux dernières nouvelles, il parait qu'il fonctionne de nouveau !!!!

Toutes ces falaises calcaires ne pouvaient qu'attirer les amateurs d'escalade.  Le couple d' allemands qui ont découvert ce site exceptionnel, ont équipé des dizaines de parois et monté le "Green Climber Home" qui attire des grimpeurs du monde entier.

Je profite de l'expérience et du matériel de Thierry pour escalader quelques voies. Aie, aie, les aspérités pointues piquent les doigts !

Sur la route pour Laksao, un étrange spectacle de vallées inondées où des milliers de souches et de troncs d'arbres blanchis émergent de l'immense lac de barrage de Nam Theun II.

Baignade rafraichissante, bivouac calme, mais dès la tombée de la nuit, avec la proximité du lac et des abords humides, c'est la curée !

Malgré les moustiquaires - pas très efficaces - des centaines de bestioles : moustiques, moucherons, thermites  arrivent à s'introduire - y en a partout - au plafond, sur la table, sur l'ordinateur, dans les cheveux - ça vole dans tous les sens et ça m'agace - alors on ferme les "écoutilles", un bon coup d'aspirateur et on met le moteur en route pour avoir la clim ! On va quand même pas se laisser emmerder !

Beaux paysages, mais la vue est souvent gâchée par les lignes électriques - parfois sur 4 ou 5 rangées - et juste à hauteur des yeux !!!

 

Bouddhas taillés dans la roche le long de la route qui mène à Lakxao

Nous empruntons ensuite un raccourci pour rejoindre la "Cool pool" - ça commence par un chemin presque carrossable, ça continue par une sente à motocyclette et ça fini entre les clôtures d'un village - les rétros touchent, mais finalement ça passe....

Toujours sur la boucle des karsts de Khammouane, nous faisons une étape à la "Cool Pool", belle piscine naturelle d'eau cristalline enchâssée au milieu des rochers et d'une végétation luxuriante. Idéale pour une baignade rafraichissante. Dommage que les Laotiens s'en servent de salle de bain - avec shampoing et savon - et qu'ils jettent les dosettes plastiques dans l'eau !!! Ceux qui pique-niquent ne font guère mieux - ils tirent sur la rabane sur laquelle sont stockés les canettes de bière et les déchets, la plie et s'en vont .....Heureusement qu'il y a un service de nettoyage efficace !

Nous sommes bientôt rejoint par Thierry, Magali et les enfants - Louis et Marie à bord de leur VW Joker - Nathan et Natacha et un couple de backpacker. Avec nos 3 véhicules nous devons représenter la majorité des Overlanders français présents au Laos !!!

Nous continuons sur la boucle des Karsts.

Arrêt au "Tha Bak Bridge" d'où nous avons une vue plongeante sur les "bateaux bombes", bateaux appelés ainsi car fabriqué avec les enveloppes de bombes américaines.

Quelques kilomètres plus loin, nous suivons le sentier de 3 km qui grimpe dans la jungle jusqu'aux la chutes de Sanam - 80 m de haut dit le guide ! Mais nous sommes en période sèche et il ne reste qu'un filet d'eau - une baignade dans l'eau fraiche nous consolera !!!!

 

Le 25 février, il est déjà tard lorsque nous reprenons la route pour Konglor - problème - le premier pont est limité à 3.5 T et la barre de hauteur posée à 2,50 m - pas étonnant, "l'attaque" du pont  et la première pile ont été emportées par les eaux - autant dire qu'il est fragilisé et c'est peu dire ! Avec le VW, Louis et Marie passent sans problème et vont repérer un bivouac à destination pendant que nous cherchons une solution....

D'après les indications de iOverlander et des villageois, la piste (10 km) qui part vers la gauche permet d'emprunter un autre pont (neuf celui là) et de passer un autre ruisseau à gué et de ressortir sur la piste principale juste de l'autre côté du pont.

La piste est sinueuse, extrêmement poussiéreuse et les traces profondes - Thierry qui a peur de rester planté accélère - l'Ivéco fait des bonds de sanglier, tout verse à l'intérieur et Magali est paniquée (c'est elle qui le dit).

Le Sprinter qui est haut sur pattes mais "tout petit" par rapport au "sanglier", passe sans problème ..... sauf que la poussière est telle que je ne vois même plus le bout de mon capot !

Mais la piste se rétrécit, les branches "lissent" le poil du sanglier, les ornières lui arrachent le poitrail  et lorsqu'il ne reste plus que 50 m pour rejoindre la piste principale, la traversée du village pose problème - le sentier est raviné, des arbres encombrent le passage - la nuit tombe et l'Ivéco reste coincé !!!!

Une villageoise, nous voyant "gauche" avec notre serpette nous la prend des mains et élague vigoureusement - Magali, stressée, s'acharne à élargir la piste avec un bâton - Thierry manœuvre au mieux, accélère et passe aux "forceps" - évidement, ça laisse des traces.

Reste 40 kilomètres à faire - de nuit -  sur une route pleine de trous, de vaches, de gamins et de motoculteurs sans lumières - ça craint !  Comble de malchance, Thierry  tombe en panne d'embrayage.

Lorsqu'on arrive enfin, il fait nuit depuis plus de 2 heures, mais heureusement,  Louis et Marie ont préparé le bivouac.

Pour le retour, pas question de continuer la destruction du CCar - on espère pouvoir déposer la barre de hauteur et malgré ses 4T5 de l'Ivéco, Thierry est prêt a tenter le passage sur le pont agonisant ...

 

Tham Kong Lor, cette merveille de la nature, est un des sites les plus impressionnants du centre du Laos.

Un bras de rivière de 30 m de largeur s'enfonce sous un impressionnant massif calcaire et serpente sur plus de 7 km dans les entrailles de la montagne. La navigation se fait à bord d'une petite barque  en bois dans la pénombre d'une galerie qui peut atteindre 50 m de hauteur par endroits.

Au milieu du trajet il faut descendre pour cheminer à pied dans un monde féérique  au milieu des stalactites et stalagmites du "palais du Naga", pendant que le pilote remonte les rapides.

Encore une demi heure de barque et l'on débouche à la lumière dans la vallée opposée où sont installés quelques échoppes et restaurants.

Retour au pont - après contrôle, la barre de hauteur est énorme et entièrement soudée. En cherchant un peu, on aperçoit une piste qui évite la traversée du village - seul problème, elle est fermée par une barrière cadenassée - qu'à cela ne tienne, le propriétaire du lieu arrive et nous demande 300 000 Lak (30 €) pour l'ouvrir - on négocie et on lui fait comprendre que s'il ne devient pas plus raisonnable, on va sortir la meuleuse  - on termine à 5 € pour les 2 véhicules et on poursuit notre route sans problème.

 

Du mercredi 27 au jeudi 28 février au  2019  ciel bleu, orage la nuit    30° /  18°

Aujourd'hui, chacun reprend sa route - Mr & Mme Aventure (Louis et Marie en VW) descendent vers les 4000 iles, Les sangliers (Thierry, Magali et Diego & Emma) rejoignent Vientiane pour réparé l'embrayage - Nathan et Natacha partent en direction du Vietnam et nous on continue vers le Nord en direction de la plaine des jarres.

Dans cette région extrêmement montagneuse, les chinois construisent de nombreux barrages hydroélectriques.

La province montagneuse de Xieng Khouang a été très éprouvée par les bombes américaines, de nombreux cratères en témoigne. Sa capitale du même nom, totalement détruite, a été remplacée par la ville nouvelle de Phonsavan.

Dans cette région, située à une altitude moyenne de 1000 m, les paysans pratiquent la culture du riz d'altitude sur brûlis et celle du pavot - la province est en effet une grosse productrice d'opium.

Ceci explique peut être que si la plupart des maisons sont encore en bois et sur pilotis, de plus en plus de belles maisons avec colonnades sont en construction.

 

La plaines des jarres, située à plus de 1000 m d'altitude, doit son nom aux gigantesques jarres de pierre éparpillées sur plusieurs sites autour de Phonsavan. Etrangement, personne ne sait quelle civilisation en est à l'origine, même si les archéologues les dates du 1er siècle av J.C. On en compte plusieurs centaines dont le poids varie de 500 kg à 6 tonnes.

Selon toute vraisemblance, elles servaient d'urnes funéraires fermées par des couvercles de pierre la manière d'un sarcophage.

Ne reste plus qu'a mettre le couvercle !!!!

 

Trois cent kilomètres - 3000 virages pour rejoindre Luang Prabang - un virage ou épingle tous les cent mètres et des pentes à plus de 12% ! Malgré tout, comme la route est bonne, la circulation inexistante et les paysages intéressants,  la conduite reste agréable.

Nous traversons des dizaines de villages agrippés de chaque côté de la route de crête - l'avant des maisons posées sur le remblai et l'arrière dans le vide, sur pilotis.

Dans la soirée un gros orage éclate et une pluie diluvienne s'abat sur nous - le tonnerre fait un tel boucan que nous sommes obligés de mettre le film en pose. Au petit matin, nous avons une flaque d'eau en bas du lit - après maintes recherches, nous découvrons qu'il y a un défaut d'étanchéité à la porte du coffre arrière - reste à sortir les objets du coffre, éponger et refaire l'étanchéité !

A partir de Phou Khoun où nous rejoignons la nationale qui arrive de Vientiane, ce n'est plus la même - nombreux camions, chinois pour la plupart , motoculteurs/transports (le moyen de transport le plus utilisé dans les campagnes), route défoncée, paysages monotones et toujours autant de virages !!! Il nous faudra deux jours pour rejoindre Luang Prabang.

Les chinois n'auraient ils pas confiance à leur production nationale ????

 

Du vendredi 1 mars  au  4 mars  2019  Luang Prabang     ciel bleu    33°  / 20°  

Des collines verdoyantes, des monts couverts de forêts et les eaux tumultueuses du Mékong forment le cadre naturel de la ville de Luang Prabang qui fut la capitale royale du "Royaume du Million d'Eléphants" (Lan Xang) du XIVe siècle à 1946.

En 1358,une délégation monastique eut pour mission de récupérer une précieuse statue de Bouddha en or (50 kg) d'origine Srilankaise qui s'appelait Phra Bang, d'où le nom de la ville. Construit dans les jardins du Palais Royal, le Vat Ho Pha Bang abrite aujourd'hui cette statue nationale sacrée.

A partir de cette date, la ville devint un haut lieu du Bouddhisme en Asie. Avec ses 33 ensembles temples / monastères qui occupent près d'un tiers de sa surface, Luang Prabang est encore aujourd'hui le siège de nombreuses manifestations religieuses.

 

Chaque jour au petit matin, se déroule le Tak Bat, la quête matinale des bonzes Bouddhistes qui ne vivent que de l'aumône.

5h00 - pas besoin de réveil matin, synchronisés au chant des coqs, les gongs des temples retentissent.

5h30 - rue Sakkarine, il fait encore nuit. Des éclairages ont été placé le long de la rue et des dizaines de tabourets aligné sur le trottoir. Des dévotes (ou des commerçantes !!!), ont préparé du riz cuit dans des paniers en bambou et le vendent (à n'importe quel prix) aux touristes qui veulent se joindre à l'aumône.

6h00 marque le début de la procession. Drapés de leurs robes safran, pieds nus, la sébile en bandoulière, les bonzes défilent en file indienne dans un silence religieux. Assis sur leur tabouret, les donateurs attendent qu'ils tendent leur sébile pour y déposer une cuillérée de riz.

Lorsque leur sébile est pleine, les moines versent à leur tour une partie de l'offrande dans des corbeilles, en charité aux enfants les plus démunis.

Le problème, c'est que cette quête matinale est devenue une vraie « attraction » touristique.

Des minibus qui encombrent les trottoirs, débarquent des hordes de touristes sans gène qui ont tendance à ruiner la sérénité de ce rituel sacré.

Malgré les bousculades, les flashs aveuglants des Smartphones que les touristes brandissent jusque sous leur nez, les moines restent dignes et imperturbables ….mais jusqu'à quand ?

 

C'est durant le protectorat français (1893 - 1925) que la ville se dote d'infrastructure et d'une architecture coloniale dont les traces restent nombreuses.

Classée en 1995 au patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco, la ville qui s'étire sur une étroite langue de terre à la confluence du Mékong et de la rivière Nam Khan est l'une des plus préservée d'Asie..

Pendant que les mamans travaillent, les petits s'occupent comme ils peuvent - qui a dit que les couteaux sont dangereux !!!

Après avoir gravit plus de 300 marches, nous arrivons au sommet du mont Phousi qui émerge au milieu de la ville. La colline qui abrite plusieurs sanctuaires bouddhistes, est dominée par le That Wat Chomsi, un stupa de 20 m de hauteur surmonté d'une fine flèche dorée qu'on aperçoit de loin.

Notre bivouac, établi sous la surveillance du Bouddha du temple "Ban Aham" est idéalement situé au pied du mont Phousi - calme, à l'ombre - juste le gong qui est tout proche et que les bonzes frappent à 4 h du matin !!!

Pour nous, un peu trop de touristes - les rues ne sont qu'un alignement de guesthouses (800), de restaurants (250), de magasins "d'artisanat", d'agences de voyages, de salons de massages et de loueurs de 2 roues - en fin de journée des dizaines de minibus attendent leurs clients qui se bousculent pour "admirer" le coucher de soleil sur le Mékong depuis le sommet du mont Phousi - et ce n'est pas près de s'arrêter, puisqu'un train à grande vitesse (construit par les chinois) va relier la Chine à Vientiane (via Luang Prabang) en 3 heures dès 2021 !!!!

A côté de cette "usine à touristes", la ville de Kampot au Cambodge, principalement fréquentée par des routards, dégage une atmosphère beaucoup plus cool et paisible.

 

Du lundi 4 au 6 mars 2019  ciel bleu mais atmosphère brumeuse   33°  /  20°

Comme nous n'avons pas envie de reprendre la nationale pourrie pour redescendre à Vang Vieng, nous décidons de passer par la petite route qui passe plus à l'ouest - en fait cette route est peu empruntée, en bon état et les paysages variés - culture du riz dans d'étroites vallées, plantations de teck et d'immenses collines recouvertes de plantations l'hévéa (caoutchouc).

Puis la route serpente au milieu des formations karstiques et nous arrivons sur la ville de Vang Vieng. On ne vient pas à Vang Vieng pour sa ville désordonnée et poussiéreuse, mais pour son cadre enchanteur - une sorte de mini baie d'Along terrestre avec ses grottes et ses cascades.

Bivouac poussiéreux sur LIMA 6 en bordure du village - une ancienne piste d'aviation secrète utilisée par la CIA durant le conflit vietnamien, afin d'approvisionner les troupes laotiennes royalistes en lutte contre les troupes communistes soutenues par l'URSS.

Les "Indiana Jones" en herbe viennent ici pour pratiquer de nombreuses activités ludo-sportives : VTT, escalade, tubing (descente   en chambre à air sur la Nam Song River), zeplines (tyroliennes), water cave (balade en bouée sur une rivière souterraine), kayaking et plongeons dans un des "Blue Lagoon" aménagés pour les baigneurs.

Avec notre buggy de location, nous nous enfonçons dans la campagne, sur les pistes poussiéreuses qui pénètrent au milieu des karsts.

Premier arrêt à "Phadeng Mountain" pour rejoindre le Viewpoint au sommet d'un karst - Une bonne heure de grimpette un peu difficile à cause de la chaleur, des rochers escarpés et des échelles de bambou un peu branlantes - mais heureusement, du sommet, vue panoramique à 360° sur les vallées et montagnes environnantes. 

Après 2 heures de trek, 4 heures de pistes  chaotiques à bord d'engins mal suspendus - nous rentrons poussiéreux et complètement "désarticulés".

 

Du jeudi 7 au 9  mars 2019  Vientiane  ciel bleu   38°  /    25°

Installée sur les rives du Mékong, Vientiane est l'une des plus petites capitale de l'Asie du Sud-Est.

Pourtant elle ne manque pas de charme et reste un lieu idéal pour flâner le long du Mékong ou dans les vieux quartiers parsemés de nombreux temples. C'est dans le Wat Ong Theu que nous établissons notre bivouac.

Malgré la main mise par la Chine sur tout le Nord du Laos, on y perçoit encore l'influence française, souvenir d'un protectorat d'une soixantaine d'années - larges avenues arborée, bâtiments coloniaux, la Cathédrale du Sacré-Cœur (bien modeste), l'institut Français et l'inévitable Ambassade

A ce propos, les gilets jaunes devaient bien sortir un peu de leurs ronds-points - au lieu de manifester pour le retour de l'ISF qui va faire fuir les riches ou la baisse des salaires de nos dirigeants qui ne sont pas surpayés, ils n'ont qu' a réfléchir aux centaines d'ambassades à travers le monde qui nous coûte des millions d'Euros !!!!

Les avenues étant larges et plates, c'est en vélo de location (1 € / jour) que nous parcourons les différents quartiers de la ville.

A l'extrémité de l'avenue Lan Xang, appelée populairement les « Champs-Élysées de Vientiane », se dresse le Patuxai, monument construit en 1958en mémoire des victimes de guerre du Laos. C'est un clin d’œil aussi à la France puisqu’on peut y voir une certaine similitude avec l'Arc de triomphe à Paris.

Depuis les années 1990, beaucoup de maisons coloniales ont été rasés pour laisser place à des bâtiments d'inspiration socialiste et aux gigantesques Mall, de même que les vielles voitures ont laissé places aux Ranges Rover, Mercedes ML ou Jaguar F-pace.....

Restos un peu partout au bord des routes -  15 000 = 1,50 € !!!! A ce prix la, inutile de faire la cuisine !

Dans le restaurant, les enfants passent le temps comme ils peuvent, ils s'amusent à vider la boite de sucre avec le tracto-pelle !!!!

 

A Vientiane, comme dans de nombreuses villes asiatiques, se tient un Night Market journalier.

Toute une organisation -  à 2 pas du marché, un parking permet de stocker les centaines de remorques/magasin/parasol - vers 17h, une dizaine de transporteurs/ cyclomoteurs/déglingués amènent les remorques sur l'esplanade du marché - les commerçants montent alors les abris et déballent les marchandises - à minuit, scénario inverse, et ainsi de suite tous les jours !!!

 

Quelques images étonnantes :

Un Bouddha obèse -  une divinité Bouddhiste qui se la tient fermement !

L'arbre à vélos - l'électricien au travail, il monte avec une échelle en bambou et s'assoit carrément sur le faiseau de fils électriques (du 220 volts quand même) pour travailler à son aise !!!

Sensibilisation.sur les murs de la ville...y en a encore besoin !!!!

 

Vite, fuyons !!! Même si la ville de Vientiane  et le temple/bivouac sont agréables, les fortes chaleurs (38°) nous invitent à prendre l'air....

Nous faisons une étape au Bouddha Park qui se trouve sur notre route. Dans les années 50, Luang Pu, artiste un peu farfelu souhaita unifier Bouddhisme et Hindouiste. Il créa dans ce parc plus de 200 statues étranges et énigmatiques. Les statues ont bien vielli et ne méritent pas vraiment un détour pour des païens de notre espèce !!!

 

Nous établissons notre bivouac à l'ombre de grands arbres à proximité du parc. Par moments, les centaines de grillons qui logent dans les feuillages se donnent le LA et font un vacarme épouvantable.

Au petit matin, alors que j'entends des bruits bizarres, je remonte le store et aperçoit des chasseurs de grillons . Muni d'une longue perche de bambou et d'une poche plastique, les femmes essaient d'y faire tomber les insectes endormis - lorsque le grillon arrive à s'échapper, un homme cours après, le rattrape au vol ou bien le cherche au sol (les grillons volent mal et descendent rapidement vers le sol). Voilà un bon repas assuré !!!!

Notre visa se termine bientôt et nous devons penser à sortir du pays en prenant une certaine marge en cas de problème à l'entrée de la Thaïlande. Nous pourrions tenter une sortie à Vientiane, mais la réussite n'est pas garantie - certains douaniers appliquent l'interdiction faites aux CCars de rentrer en Thaïlande, nous préférons donc rejoindre Thakhek 300 km plus au Sud.

Après avoir pris une piste pour rejoindre la nationale, la route est bonne et longe le Mèkong. Grace au puissant fleuve et à l'irrigation, les rizières sont cultivées toute l'année.

Sur le bord de la route, quelques fabricants de bacs à fleurs et de poubelles à base de pneus - on retrouve ces objets dans toute l'Asie du Sud-Est.

 

Un peu plus loin, c'est les flics qu'on rencontre ... Claude venait de me dire que je roulais un peu vite en "agglomération" - les flics ont le même avis - leur radar affiche 75 au lieu de 50 km/h - et bing - 50 000 Kips d'amende !!!! Bon ça ne fait que 5 €....

 

Sortie du Laos à Thakhek en 5 mn par le pont de l'amitié - l'entrée en Thaïlande, c'est une autre histoire.

 

Les moins :  les températures déjà élevées en février -

Les plus : nombreuses visites intéressantes - restos partout et prix très bas - population agréable et discrète - conduite aisée, routes principales en bon état (sauf axe Phou Khoun / Luang Prabang) - facilité des bivouacs en C.Car et accueil dans de nombreux temples - gestion des ordures dans les villes (plus aléatoire en rase campagne) -  les bivouacs avec nos amis.

Lieux intéressants ; 4000 iles - la boucle des karsts de Khammouane - Konglor - la plaine des jarres - Luang Prabang - Vang Vieng -

 

Séjour au Cambodge :  27 jours. Cumul depuis départ Asie : (443 jours)

Dépenses totales : 900 €

Parcours total 2500 km. Cumul depuis le départ Asie le 3 oct 2016 :  39 700 km.

(70 300 compteur)

                                                                       

                                                              Le lundi 11 mars 2019 le voyage se poursuit en Thaïlande 2