MALAISIE 1        

 

 

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__ Malaisie 1

 

Capitale : Kuala Lumpur                 Superficie : 329 750 km² (0,6 fois la France                   Population : 31 600 000 hab.        

 

Langue : Malais, Anglais                  Monnaie : Ringgit 

                    

Répartition ethnique : 70 % de Malais musulmans - 20% de Chinois bouddhistes et chrétiens - 10% d'Indiens indous                                       

 

Du samedi 16 au 17 novembre 2019  Frontière Thaïlande / Malaisie , orages tous les soirs 35° / 23° la nuit

Au petit poste frontière de Wang Kelian; les touristes se font rares.  Pour obtenir l'ICP (International Circulation Permit), qui nous va nous permettre de circuler sur le territoire Malaisien, nous devons assurer le Sprinter - aucun bureau côté Malais - les douaniers nous envoient côté Thaïlandais - mais malgré nos recherches, pas le moindre assureur. Il est vrai qu'avec 5 / 6 touristes qui transitent chaque mois, le pauvre aurait déjà fait faillite !

Pour finir, le douanier nous tamponne le CPD et nous envoie à la frontière la plus proche Padang Besar (20 km) pour faire le permis. Nous prenons 2 stoppeuses Ukrainiennes et quelques kilomètres plus loin nous sommes arrêtés par la Police. Contrôle courtois et bien que nous ne soyons pas en règle, ils s'excusent de nous avoir arrêtés et nous souhaitent bon voyage.

Arrivés à Padang Besar, aucun bureau de change - et pourtant, ils nous reste près de 10 000 Bahts (ceux provisionnés pour l'overstay) - nous retirons donc des Ringgits au premier ATM venu.

Après quelques recherchent infructueuses - nous ne trouvons que des assurances pour la Thaïlande - "mais puisqu'on vous dit qu' on en vient !" - nous finissons par trouver notre bonheur !

Nous rentrons dans la douane pour faire l'ICP, mais ils n'y comprennent rien vu qu'on a déjà le tampon d'entrée sur les passeports - "mais puisqu'on vous dit qu'on veut rester en Malaisie !" - bref on fini par avoir notre macaron ICP.

       

Fini l'écriture "vermicelle", ici l'alphabet nous est familier, mais ça ne nous ne nous aide pas vraiment - on a quand compris qu'un panneau rouge avec AWAS = danger - pour le moment ça nous suffit !  Mais pas de problème, la plupart des informations utiles sont traduites en Anglais et la plupart des Malaisiens parlent "English", du moins dans les centres touristiques.

Bon, avec tout ça, la journée est bien avancée - nous faisons une vingtaine de kilomètres pour rejoindre notre premier bivouac Malaisien sur les bords du lac Timah Tasah.

Le cadre  romantique se prête bien aux photos souvenir - mariage pour les uns, diplômes pour les autres.

Les Malaisiens sont très accueillants, moins sur la réserve que dans les autres pays asiatiques - plus curieux - plus chaleureux - ils viennent spontanément  vers nous par sympathie, pour discuter - mais pas de manière intrusive comme les Indiens !!!!

L'endroit est calme, paisible, mais à la tombée de la nuit, les nuées de moucherons, moustiques et autres coléoptères qui envahissent notre "home" nous incitent à fuir dès le lendemain !

Beaucoup de rizières dans le Nord du pays, on commençait à se demander s'ils cultivaient encore le riz !

Le long des petites routes, les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ont survécu à la folie du béton.

Kangar, la capitale de l'état du Perlis - tantôt Siamoise - Britannique - Thailandaise puis Malaise dès 1957 - dégage plutôt une atmosphère villageoise. Les habitations qui surplombent  les magasins, Chinois pour la plupart, s'alignent toujours impeccablement le long des rues.

Les Malaisiens ont l'air fier de leur drapeau - on l'aperçoit partout : devant les boutiques, sur les maisons, dans les rues....pareil dans la plupart des pays que nous avons visité.  Il n'y a bien qu'en France où certains "contestataires" sont capables de bruler leur propre drapeau !

 

Nous rejoignons le village de pêcheurs de Kuala Kedah - ici, on achète le poisson aux pêcheurs et on le fait cuisiner par les popotes du coin.

Le fort de Kota Kuala Kedah achevé en 1780,  abrite aujourd'hui un musée dans une vielle demeure, fut d'abord utilisé par les portugais de Malacca puis par les indépendantistes malais contre les Siamois.

Nous trouvons un petit parking  bien ventilé en bord de mer, mais en milieu d'après midi, des cantines mobiles viennent investir notre bivouac pour sustenter les promeneurs qui viendrons prendre l'air sur les rochers.

Mohamed, le sympathique restaurateur d'à côté, nous propose de bivouaquer sur son parking - à 17 h à l'appel de la prière, tout le monde disparait - cantines et clients - mais plus tard avec la reprise de la circulation le début de nuit est bruyant !

 

Sur les routes, la différence avec la Thaïlande est frappante - bien moins de 4x4, mais des voitures partout et ça bouchonne même en rase campagne -  on avance comme des escargots !!!

 

Du 18 au 20 novembre 2019  George Town - ile de Penang  36° / 23° gros orages tous les soirs

On préfère prendre les petites routes, mais comme il faut qu'on avance un peu,  on décide de prendre l'autoroute pour rejoindre Pulau Penang (l'ile de Penang). Mais avant, nous devons nous arrêter à une station service pour recharger la carte d'autorute qu'Emeline et Hugo nous ont donné, car ici, les autoroutes sont payantes.

Le pont qui permet de rejoindre l'ile, lui aussi est payant (2,50 € A/R) - cher pour le pays -  mais jugez plutôt : 13,5 km de long dont 8,4 km au dessus des flots en 2 x 3 voies !

De l'autre côté du pont, nous arrivons à Georges Town, sur l'ile de Penang, la capitale de l'état de Penang (ile + zone sur le continent).

En ville, la circulation est dense et les voies de circulations changent sans arrêt - il faut rester très vigilant. Claude me guide au mieux afin de rejoindre un parking dans le centre historique - mais pas facile de stationner un gros véhicule lorsque les parking sont pleins ou inaccessibles à notre gabarit - pour stationner dans les rues, il faut acheter des cartes à gratter, mais on ne sait pas où !

Nous rejoignons Teluk Bahang une plage / bivouac située au Nord de l'ile et d'utilisons le bus (N° 101- voir page pratique) pour nous rendre en ville sans la contrainte du Sprinter. Ah, une contrainte quand même : interdiction de monter dans le bus avec un durian, fruit comestible mais qui pue tellement !!!

Si la plupart des Malaisiens roulent en Proton ou Perodua (marques Malaisisiennes)  - celles qu'ils préfèrent sont les puissantes Allemandes - Mercédès, BMW ou Porsche  - on en avait jamais vu autant au m² - même si on a vu quelques "excentriques" rouler en Peugeot ou Citroën !!!.

Dans les quartiers d'affaires, les gratte-ciels et gigantesques centres commerciaux ont colonisé les collines avoisinantes.

Depuis l'inscription de son centre historique au patrimoine de l'Unesco en raison de sa "culture architecturale unique et de son paysage urbain" sans pareil en Asie, les paquebots de croisière déversent un flot continu de touristes. Si la plupart des sites d'intérêt peuvent se visiter à pied, le moyen le plus amusant est de se déplacer  en trishaw.

 

Dans la vielle ville, l'architecture britannique de l'époque coloniale reste bien présente.

Mais le plus intéressant à George Town, c'est sa mosaïque d'édifices, de peuples et de cultures.

 

 

 

Tient on a le même âge...j'espère que je fais un peu moins décati !

Il y a des temples chinois dans Little India, des mosquées à Chinatown, des temples Indous, bouddhistes et des églises catholiques avec leur cimetière au beau milieu de la ville.

 

Street Art George Town - Pulau Penang

En 2010, le gouvernement de Penang finança une série de sculptures en fer forgé. Ces œuvres  en 3D, placardées sur les murs des rues de Georges Town évoquent avec humour les coutumes et le patrimoine des lieux.

 

 

 

Pour le festival de Georges Town de 2012, une série de fresques qui ornent les murs de la villes furent commandées à Ernest Zacharevic, artiste Lituanien. Certaines allient des peintures avec des objets réels tels que bancs, motos, balançoires, vélos ou des éléments d'architecture urbaine.

 

 Avoir des ailes                                                                                Susu Soya (vente lait de soja)

 

L'enfant sur la moto, une des plus photografiée - il faut faire la queue....

 

Sans titre;                                                                                     Frère et sœur sur la balançoire, un must

 

Les enfants à bicyclette, la plus connue et la plus reproduite.

 

Petit enfant avec son dinosaure de compagnie.                             Enfants derrière la grille

 

L'enfant sur la chaise                                                                    Le magicien

 

Dans un long passage couvert qui relie 2 rues, les artistes qui le désirent peuvent s'exprimer librement - des dizaines d'œuvres y sont peintes ou exposées.

 

La Prison

 

Les 2 sœurs                                                                                 Grosminet

 

Faites l'amour pas la guerre

 

La visite est finie, mais il en reste encore des dizaines à découvrir....mais il vous faudra venir sur place !

 

 

Le village de Teluk Bahang est un gros port de pêche où il reste quelques traces du  tsunami de 2004.

 

 

Notre bivouac de Teluk Bahang, entre la mer, un temple Indou et un gros hôtel abandonné n'est pas si mal (à part les chiens qui gueulent la nuit), mais la mer est sale et n'incite pas à la baignade. Pourtant, vu la chaleur, un bain serait bien apprécié - Teluk Bahang ne signifie-t-il pas "la baie des chaleurs" ! - Heureusement, l'orage quotidien  vient à point pour nous rafraichir avant la nuit.

 

Si ça continue, on va finir par regretter la Thaïlande et ses bivouacs de rêve - on avait fini par s'habituer !!!

 

A Teluk Bahang, il est possible de visiter un  atelier qui impressionne le tissu avec la technique du batik, du pur artisanat !. La technique consiste à dessiner un motif, séparer les zones avec de la cire, appliquer les couleurs puis retirer la cire par trempage dans l'eau bouillante.

La technique du tampon est utilisée pour les motifs répétitifs.

 

Ce sont les petites qui vont être contentes avec des robes "Hand made" !!!.

 

 

Avant de quitter l'ile, nous faisons quelques courses à l'hypermarché Tesco. Arrivés à la caisse,  la caissière nous fait des grands signes de tête en faisant la moue - on y comprend rien - puis on finit par comprendre qu'il faut qu'on prenne le blister de jambon pour qu'elle le scanne sans avoir à  le toucher ! On l'apostrophe en lui expliquant qu'elle ne va pas toucher du porc, mais seulement du plastique - rien n'y fait, elle baisse la tête et continue à scanner. La connerie n'a pas de limites !

 

Du 21 au 23 novembre 2019  30° / 23° mousson - averses quotidiennes

 

Nous décidons de quitter la côte Ouest et de traverser le pays pour rejoindre la côte Est - les iles et les plages y sont paradisiaques parait-il !

 

Sur plus de 300 km, la route serpente au milieu d'un paysage vallonné couvert de forêts vierges - la forêt tropicale de Belum-Temenggor est la plus grande étendue de forêt vierge de la Malaisie péninsulaire.                 

Les rangers du parc de Royal Belum, installés au bord du lac de barrage Temenggor nous proposent de nous emmener  à la découverte de la faune sauvage - tapirs, ours, tigres, panthères et éléphants - mais le lendemain matin, la pluie tombe averse et le brouillard a envahi les vallées.

Bon, de toute façon, nous n'étions pas sur d'y aller, car en général, la faune sauvage se montre timide... Le long de la route on a quand même vu des crottes d'éléphants, preuve qu'ils ne sont pas loin.

Nous croisons des dizaines de grumiers Mercédès qui débardent d'immenses billes de bois.  

60 ans sépare ces deux modèles - ça nous promet encore un peu de bon temps ! 

 

La Malaisie s'islamise-t-elle ?

L'état voisin du Kelantan , est gouverné par un parti islamiste des plus conservateurs : les cinémas, discothèques et jeux de hasards sont interdits - les files d'attentes sont non mixtes dans les supermarchés - les  bastonnades publiques  afin de punir les musulmans qui contreviennent à la charia ou les coups de fouets pour punir les infidèles sont légaux. Dans l'état voisin (où nous sommes) les musulmans influents aimeraient bien appliquer les mêmes lois, mais pour le moment le pouvoir central s'y oppose.

Quand certains  parlent de la réussite de la mixité des populations et des religions en Malaisie, ce n'est hélas pas vrai partout, la liberté de culte et d'expression est souvent bafouée. D'ailleurs, nous constatons que les communautés vivent côte à côte sans pour autan se mélanger, les chinois ( présents depuis plus de 500 ans) vivent toujours dans les "Chinatown", les Indiens dans les "Little India" et les Muslim dans les quartiers musulmans.

Tout ça n'enlève en rien au fait que les Malaisiens, toutes communautés confonues sont extrêmement gentils et accueillants.

Si j'avais su, j'serais pas venu !!

Nous rejoignons le port de pêche de Kuala Besut, d'où partent les bateaux qui rallient quotidiennement  Pulau (iles de) Perhentian - où parait il, c'est le paradis - "dans des eaux azur, le snorkeling permet de découvrir des coraux et une faune marine parmi les plus beaux de la planète" (enfin c'est toujours ce qu'on dit !!!).

Mais depuis la mi novembre - la mousson a commencé - c'est la basse saison, et de toute façon aujourd'hui le vent souffle en rafales, la mer est agitée et toutes les traversées sont annulées.

En attendant nous faisons une grande lessive.

Nous retournons bivouaquer sur la grande plage à quelques kilomètres de Kuala Besut en attendant des jours meilleurs.

C'est le week-end (vendredi / samedi) et malgré le temps incertain les familles sont nombreuses à venir pique niquer - de nombreuses personnes viennent à notre rencontre.....

Un tas de petits commerces ambulants investissent la plage pour quelques heures - si les moto/glaces sont courantes, les motos BBQ le sont moins. On reconnait bien les gourmands !!!

 

Lundi 24 novembre 2019    Pulau Perhentian

La mer s'est calmée, vers 10 h nous embarquons sur une vedette rapide pour les Pulau Perhentian ( pulau = ile) qui se composent de 2 ilots : Kecil, la petite (4 km de long) et Besar, la grande. 

Nous ne sommes que 3 touristes à embarquer ! Du coup, ici tout est inversé -  la traversée coûte plus chère à la basse saison (100 RM A/R / pers au lieu de 70) et les premières classes sont à l'arrière contrairement aux avions, car devant ça tape violement - il faut se cramponner pour ne pas se faire éjecter !

Après une demi heure de tape cul, nous arrivons en vue "Main Beach" sur  Perhentian Besar - c'est l'endroit que nous avions choisi en raison de son hot spot de snorkeling - mais lorsque le capitaine appelle le "Coral View Island Resort" personne ne répond - il nous conduit  donc à Coral Bay sur Perhentian Kecil.

Là, seul 2 hôtels sont ouvert : le Sharila Resort & l' Ombak Resort plus dans nos prix, tous autres établissements sont fermés ou en travaux. Bon, c'est pas la bousculade, à priori nous ne sommes que 6 touristes sur l'ilot, alors pour les moustiques, la lutte est acharnée !!!

Deux gros varans vivent sous les terrasses de l'hôtel et viennent se dorer aux premiers rayons de soleil. Claude reste sur ses gardes.  Je lui ai  bien demandé d'approcher encore un peu pour donner l'échelle (plus de 3 m de long), mais elle n'est pas fan ! Sur la plage, quelques  congénères, plus petits, détalent à notre passage.

En fait de paradis, on s'attendait à mieux - la moitié des constructions sont à l'abandon et la plage est encombrée de polystyrène & de bouteilles plastiques - à marée haute elle a  entièrement disparu et les vagues viennent lécher  les sacs qui font digue - ben oui, à force de construire les pieds dans l'eau !!!

Nous profitons du beau temps (qui ne saurait durer) pour plonger au milieu des massifs coralliens - les coraux sont beaux sans être extraordinaires, mais les poissons tropicaux sont nombreux, variés et se laissent observer de très près .

Au moment d'aller déjeuner, ça ce corse, on a beau chercher, on ne trouve rien - notre logeur nous informe que nous pouvons manger une cuisine simple au Sharila Ressort - ouf, on a bien cru qu' on allait jeuner !

Dans l'après midi, nous empruntons un sentier qui traverse l'ile à travers la jungle - sur "Long Beach" c'est la désolation, des déchets jonchent le sol et les cabanes semblent à l'abandon, comme si un tsunami était passé la semaine dernière. Dans ces ilots montagneux et couvert de jungle seules des petites  embarcations permettent de rejoindre les différentes plages et sites de snorkeling, mais à la basse saison, elles ont déserté

On comptait rester 2 ou 3 jours, mais entre la mer agitée, les moustiques affamés, la chambre tristounette  (pas d'électricité journée) et la journée qui s'annonce pluvieuse, nous jetons l'éponge.

Retour mouvementé - à midi lorsque la vedette appareille, il pleut averse - on s'installe dans les "premières classes", on enfile les capes de pluies, mais avec la vitesse, la pluie nous martèle le visage et nous arrivons quand même trempés ! 

 

Du 26 novembre au  1er décembre 2019 descente de la côte Est  30°  /  24°  averses quotidiennes, puis éclaircies. Mer à 32°

Nous enchainons les bivouacs le long de la côte - les emplacements tranquilles ne manquent pas : parcs aménagés, parking, plages, port, on a l'embarras du choix - des wc / douches partout - pas comme sur nos plages de Camargue !

Mais avec la mousson, la mer est démontée et la baignade pas toujours possible. Nous en profitons pour faire de longues promenades  - à pied, car je dois ramener quelques pièces détachées pour modifier quelques "chinoiseries" sur nos vélos - pourtant neufs !

J'en profite aussi pour faire les plans et listings des placards, penderies, étagères et cuisines équipées pour nos 2 filles qui vont prochainement aménager  dans des logements neufs. Quel boulot, surtout qu'on est pas toujours d'accord ! merci internet.

 

Les restaurants s'alignent en rangs serrés le long de la côte - mais les touristes étant pour la plupart Malais, les employés ne parlent peu ou pas anglais et les menus sont rarement affichés ou disponibles, ce qui ne nous facilite pas la tâche !

Dans les villages appelé "Kampong", (mais aussi dans certains quartiers des grandes villes), les maisons traditionnelles prédominent toujours. Construites sur des terrains vagues (non clos), elles sont généralement érigées sur des  pilotis pour se protéger des animaux et des inondations - les murs sont en bois ou en bambous, percés de larges fenêtres qui facile l'aération. Les toits, à l'origine en chaume sont maintenant recouverts de tuiles ou de tôles fibro.

 

KT, (Kuala Terengganu) la capitale de l'état du même nom, nous offre un super parking / promenade sur la presqu'ile de Warisan en bordure de la Terengganu River, situation idéale à 2 pas de Chinatown.

Notre voisin, un chinois bien sympathique, vient nous expliquer qu'il a fait un "trip" en Chine avec son Toy préparé.

Pour se rendre au quartier chinois, nous  devons emprunter les minuscules allées décorées de Street Art.

Intéressant et pittoresque, le quartier chinois a conservé la plupart de ses bâtiments traditionnels. Si le quartier se tourne désormais vers le tourisme, les  quincailleries et  petites échoppes traditionnelles prédominent encore.

Le petit restaurant dans lequel nous déjeunons, la patronne fait la cuisine aux heures des repas, la pédicure & manucure et vends de la layette pour bébé à l'occasion -  !

 

A la mousson, le temps change en 5 mn - une grande bourrasque et 10 secondes après il pleut averse - suivi d'une éclaircie pendant laquelle il faut vaquer à ses occupations. En ville nous utilisons rarement nos capes de pluies, (même si on ne s'en sépare pas) car ici les marchés et de  nombreux passages sont abrités - par contre il me faudrait un boy pour ouvrir et fermer les fenêtres du camping-car ... et puis peut être un deuxième pour pour pédaler, car malgré le mauvais temps la chaleur persiste et on est un peu juste en électricité !

Le Pasar Payang 2 moderne (Image d'archive, car maintenant le marché déborde de partout avec des barnums sur tous les trottoirs !) a remplacé le Bazaar Warisan, l'ancien marché (qui n' a pourtant été ouvert qu'en 2008)  à l'architecture traditionnelle du Terengganu - les étals regorges de victuailles, tissus , vêtements et bijoux.

Par curiosité, je me paie une glace à l'azote liquide, - 196° -  en la mangeant, je fume comme un pompier !

 

A quelques kilomètres au Sud de KT, la Masjid Tenglu Zaharah, semble flotter sur l'eau. Cette belle mosquée d'architecture mauresque d'un blanc étincelant  est plus connue sous le nom de  mosquée flottante ....

mais la plus belle de toutes se situe à l'ouest de la ville dans le "Islamic Civilization Thème Park"

 il s'agit de Krystal Mosque avec sa structure en acier recouverte de verre et de crystal. bien qu'Inaugurée en 2008, elle est déjà fermée au publique pour rénovation !!!

 

Toujours sur la côte Est, Cherating s'étend le long de Pahang Beach, une longue plage de sable blond frangée de cocotiers jalonnée de pensions, bars et boutiques de batik. Jadis terre d'accueil des hippies, le village est aujourd'hui réputé pour ses grandes vagues qui en font un spot de surf très prisé en période de mousson.

 

A la tombée de la nuit, les bateliers proposent des "Boat Trip" au cœur de la mangrove sur la rivière Sungai Cherating. Cet endroit est en effet réputé pour abriter une importante colonie de  "fireflies" (lucioles).

Malgré la pluie qui menace, nous sommes une dizaine à embarquer. Après quelques centaines de mètres en amont de la rivière, les lumières parasites ont disparu et celles des lucioles brillent dans la nuit - des centaines de points lumineux virevoltent autour de nous et se posent parfois dans la main. Retour sous une pluie battante - tout le monde est trempé ( sauf moi avec ma cape), mais tout le monde est satisfait.

Nous passons une nuit tranquille sur le parking de l'embarcadère et au petit matin, on se demande bien qui a pu foutre un bordel pareil dans les poubelles - pas très longtemps en voyant débarquer une armée de singes. 

Qu'ils grimpent sur  notre Sprinter, d'accord - qu'ils fassent du toboggan sur le pare brise, passe encore - mais qu'ils s'en servent de lupanar !!!!

 

Sur les 13 états Malaisiens, 9 sont dirigés par des Sultans. Pekan,  la capitale de l'état du Pahang abrite le palais du Sultan Abdullah (2019 ....).

Sous chacun des portraits du souverain, on peut lire "Daulat Tuanku", qui  se traduire par "vive le Roi".

L'ancien palais du Sultan Abu Bakar (règne 1932 - 1974), transformé en musée abrite dans ses jardins d'étonnantes sculpture en bois flotté.

 

Les Mosquée Sultan Ahmad Shah (1974 - 2019) et Sultan Abdullah (sultan actuel)

 

Les 2 & 3 décembre 2019 Traversée Est / Ouest  nuageux avec éclaircies  30°  / 24°

En route pour la côte Ouest, nous faisons une étape près du Tasik (lac) Chini - peut être un peu trop près, car au matin les roues sont dans l'eau ! Les Jakun, une tribu orang asli habitent les rives du lac.

Si les forêts vierges occupent encore une grande partie du territoire, nombre d'entre elles ont quand même disparu au profit de plantations de palmiers à huile. Certains diront "halte à la déforestation" - au temps d'Astérix, les gaulois vivaient dans d'immenses forêts, alors qu'aujourd'hui les Beaucerons vivent au milieu des immenses champs de blé - alors !!!!

Mercredi 4 décembre 2019

Lorsque nous arrivons sur la côte Ouest, Oh miracle, le beau temps est revenu. Nous bivouaquons (seuls) sur le parking de Anjung Batu et embarquons pour Pulau Besar (grande ile) pour la journée.

Après 15 minutes de marche, (en fait 3/4 d'heure pour nous car on s'est trompé de direction) nous rejoignons une grande plage déserte, où  Claude peut se baigner en maillot de bain, bien que l'ile soit un lieu de pèlerinage musulman.

Considéré comme le lieu de la première civilisation de Malaisie, l'ile regorge de légendes de sirènes et de princesses.

La légende raconte que ce puits pourrait réaliser nos souhaits si on trempait une main dedans - vu la couleur de l'eau, on a préféré ne pas essayer !!!!

Mais ce qui nous a le plus interpelé sur cette ile, c'est le nombre de "campeurs" - sans abris, sans papiers, réfugiés, travailleurs  ????

 

Les 5 & 6 décembre 2019  Melaka - Malacca    ciel bleu  32°  /  26° brise marine agréable

Grace à la famille Briant (une famille de voyageurs que nous avons "croisé" sans pouvoir les rencontrer), nous trouvons un excellent bivouac en plein centre ville de Malacca (aussi orthographié Melaka) en bordure de la rivière du même nom.

Malacca ou Melaka est surement un nom qui vous dit quelque chose - pendant longtemps, le détroit de Malacca a fait la une des journaux comme étant la zone la plus infestée de pirates au monde. Apparue vers la fin des années 90, la piraterie s’est par la suite intensifiée jusqu’au début des années 2010.

Ce couloir maritime de 45 kilomètres de large et 700 kilomètres de long, coincé entre la Malaisie et l’Indonésie est le plus fréquenté au monde - un tiers du trafic mondial et 90 % de celui de la Chine, soit un bateau toutes les huit minutes – est régulièrement l’objet d’actes de piraterie.

 

 

La ville - Etat de Malacca nous accueille avec ses beaux "arbres du voyageur" -  il faut dire qu'en 600 ans, elle en a en a vu passer quelques uns !  A mi chemin entre la Chine et l'Inde, offrant un accès facile aux épices, la ville attira bien des convoitises. Alors que KL n'était encore qu'un marécage, Malacca était déjà un des plus grands ports d'Asie du Sud - Est. En 1410, les colons chinois s'installent - en 1511, les Portugais s'emparent de la ville, toujours attirés par le commerce des épices - en 1641, c'est au tour des Hollandais  et en 1824 elle est définitivement cédée aux Anglais.

 

Classé patrimoine de l'Unesco, le centre historique de Malacca est animé, coloré et l'industrie touristique a donné un nouvel élan à la ville. La diversité architecturale de la ville, riche d'influences peranakan (Chinois des Détroits), portugaise, hollandaise et britannique a été bien préservée.

La Porta de Santiago, (forteresse) devant laquelle des centaines de Chinois se font prendre en photo, fut construite en 1511 par les conquérants Portugais et partiellement détruite par les Anglais pour empêcher Napoléon de la prendre à son tour. Sur la colline, on distingue les ruines de l'église St Paul construite en 1521 par un capitaine Hollandais.

Dans le centre historique, le  Stadhuys (hôtel de ville) est considéré comme le plus ancien édifice Hollandais d'Asie (1641). Il est flanqué de la Christ Church (1753) construite en briques roses de Hollande.

A l'embouchure de la rivière, d'anciens entrepôts à l'architecture hollandaise ont été peu à peu réhabilités en hôtels.

A Malacca, il y a des musées  sur tout - il y en a des dizaines.  Le seul que j'ai eu envie de visiter est le musée maritime qui  s'expose dans une reconstitution du "Flora de la Mar", un galion portugais qui sombra au large de Malacca.

Des centaines de trishaws colorés,  musique à fond, circulent dans le centre historique...ça serait peut être pas plus mal s'ils baissaient d'un ton !!!!

Lorsque nous arrivons devant cette enseigne, on ne sait pas si c'est un magasin d'antiquités, un bric à brac ou un resto - en fait c'est tout en un !!!

 

Bon, c'est possible vous ne me voyez pas bien.....on se ressemble !!!  Mister Gan Boon Leong est en fait le père fondateur du body-building en Malaisie.

Séparée de la ville historique par la Melaka river, Chinatown est le cœur de Malacca et de loin le quartier le plus intéressant pour s'y promener.

Jin Hang Jebat, l'artère principale de Chinatown regorge de restaurants et de boutiques artisanales dont certaines valent une visite pour leur architecture.

La Jin Tokong Besi (rue de l'harmonie) puisqu'on y trouve quasi côte à côte, un temple chinois, un temple Indou et une mosquée. Cette mosquée, construite en 1728 à la demande des Hollandais, est la plus vielle de Malaisie encore en fonction.

Les vendredi, samedis et dimanches soir, le night market de Jonker Walk occupe toute l'artère principale de Chinatown.  Il y a bien longtemps que nous n'avions pas vu un marché aussi animé !

Nous avons même vu un Chinois qui écoutait la neige tomber !

 

Melaka by night - commerces ambulants, trishaws illuminés, chanteurs de rue et boats cruises fluviales animent les chaudes soirées jusque tard dans la nuit..

 

Du 7 au 10 décembre 2019  Blue Lagoon (Port Dickson) quelques passages nuageux et belle brise marine  33°  /  26°   eau 34°

Quelques corvées avant de rejoindre Port Dikson : vider les wc, faire le plein de Gasoil et d'eau chez Pétronas, quelques courses, laver le linge (c'est la première fois qu'on voit une laverie Halal !) et surtout remplacer les 2 pneus avant par les roues de secours - quand même 4,50 €, démontage, équilibrage et remontage !!!!!

Port Dickson avec ses kilomètres de plages est la station balnéaire la plus proche de Kuala Lumpur (KL).

Nous bivouaquons un peu plus au Sud, à "Blue Lagoon". Quelques pêcheurs amateurs arrivent avec des kayaks super équipés :  sondeur, support glacière et cannes à pêche, pédales et gouvernail....

Peu après notre installation, nous sommes rejoint par Brigitta & Maus, un couple de hollandais qui vivent en Australie - Ils sont en route pour l'Europe avec un Toy super bien préparé par Maus - mais quel bazar lorsqu'il faut tout replier. Nous échangeons pas mal d'informations et passons quelques bons moments ensemble.

 

Lundi en fin de journée, un groupe de trekkeurs Coréens débarquent sur notre parking  pour un trek d'entrainement.  Ils nous proposent gentiment  de nous joindre à eux pour un "run" dans le parc de  "Cape Rachado Forest" - sur la colline voisine de Batu Putih noyée dans la forêt vierge.

Vers 18 heures Maus & moi  prenons le départ avec le groupe. Le sentier serpente dans une jungle de hauts arbres avant de grimper au sommet de la colline - ça monte raide et ça descend sec, mais les petits jaunes ont la patate....

A cette époque de l'année, la nuit tombe vite, surtout au milieu de la forêt - on y voit bientôt plus rien - je suis crevé, mais je n'ai pas le choix et je m'accroche à une Coréenne qui connait le coin et possède une frontale - une chute sur une souche, elle se relève et après 1 h 30 de course, on arrive juste avant la nuit noire. Quant à Maus qui s'est arrêté pour faire pipi, il s'est retrouvé largué et arrive de nuit avec une demi heure de retard !

Après une bonne douche, on se retrouve tous autour d'un pique nique et la bière coule à flot.

Ensuite un animateur prend le micro et anime la soirée - on ne comprend pas tout, mais ça rigole bien....Après avoir installé  des caisses de bière à l'envers avec  des sacs de glaces en guise de coussin, nous sommes priés de venir nous y assoir et de boire cul sec notre bouteille de bière - moi je n'aime pas la bière, mais devant une quarantaine de Coréens déchainés, je m'exécute sans discuter.

Vers 11 h, la soirée s'achève, on a bien rigolé, mais on a le cul gelé !!!

 

Du 11 au x décembre 2019 au environ de Kuala Lumpur  le beau temps se poursuit

Aujourd'hui nous avons rendez vous sur les bords du lac  Putrajaya  avec Marcel et Chiara, un couple Suisse qui arrivent de Chine et vont poursuivre leur tour du monde. 

Les rencontres s'enchainent - nouveau rendez-vous à Batu Cave avec nos Josu & Ana, des overlanders Basques que nous avions déjà rencontré à Pokhara au Népal en octobre 2018.

 

 

 

 

 Le voyage se poursuit en