BOLIVIE / PEROU
Dimanche 7 juin 2009. Nous voilà de retour en Bolivie. Nous rejoignons le camping d'Oberland à La Paz en attendant les pièces détachées pour refaire la boite de vitesse comme il faut.
Vous vous passerez de photos pendant quelques jours, car hier alors que nous faisions des courses en ville, je me suis fait voler mon appareil photo, tout en douceur. Ce n'est que lorsque que j'ai voulu l'utiliser que je me suis aperçu qu'il avait disparu ! Et pourtant, il était dans ma poche de pantalon, bien fermée par des velcros, pas du tout facile à atteindre. Du travail d'artiste !
. Vendredi 12 juin 2009 Petit à petit, nos amis français arrivent, les familles Poos, Cousinier, Jacquerot, Pari-panama et les Thille bien sûr avec leur pinzgauer.
Le camping est de nouveau envahi par les français.
. Dimanche 21 juin 2009
Aujourd'hui, départ de très bonne heure. Pour le solstice d'hiver, le nouvel an Aymara, une petite commémoration est organisée dans la "Valle de la Luna" à 2 pas du camping. Dès le lever du soleil,
Cette semaine nous remettons la boite de vitesse à neuf chez Ernesto (mécanicien Suisse Allemand installé à La Paz, voir page pratique Bolivie) avec les pignons, arbre, bagues, roulements et syncros que j'ai ramené de France. Espérons que ce sera la fin de nos soucis ! Gros boulot, surtout que lorsqu'on ouvre la boite on a encore quelques surprises suite aux "réparations" de Trelew ! Heureusement, on est pas les seuls à camper au garage ; il y a nos amis Suisse (Rodolphe et Nelli) dont le J5 à besoin d'une bonne révision, et Florian (un Allemand) qui attend des pièces pour son V W syncro depuis plus de 2 semaines.
Depuis le garage, situé à 3700 m, c'est a dire à mi hauteur de la ville, la vue, sur les quartiers escarpés de La Paz et les montagnes environnantes est magnifique.
Le midi, inutile de faire la popote ; il suffit d'aller dans la rue où les cantinières de quartier préparent des repas. Riz sauce, légumes et viande pour 2 personnes pour 1 €, et un menu différent tous les jours ! Et c'est tellement copieux qu'on en garde quelques fois pour le repas du soir !
Dimanche, on a acheté le journal local "La Razon", 182 pages pour 0,60 €. A la une, violences sexuelles, la grippe A, la mort de Michael Jackson et puis un drame quasiment quotidien ; un bus qui tombe dans le ravin sur la route de la mort, 7 morts, 33 blessés.
Lundi 29 juin 2009 Nous sommes sortis du garage et les nouvelles du Pérou ne sont pas bonnes, suite à la décision du gouvernement de vendre des territoires amazoniens à des sociétés privées, c'est la révolution ; manifestations, ponts coupés, affrontements avec les forces de l'ordre, bloquéos (blocages des routes)… Aux dernières nouvelles, il est impossible de se rendre en Amazonie et difficile de rejoindre Cuzco, donc au Machu Picchu.
Après une grande boucle d'une année vers le sud du continent, nous voici de retour à Copacabana sur les rives du Titicaca à 3830 m d'altitude. Nous retrouvons notre bivouac préféré sur les bords du lac à 2 pas du centre ville. Sur la place du 2 février devant la cathédrale, c'est toujours l'affluence pour la bénédiction des véhicules décorés d'une myriade de guirlandes, de fleurs et de rubans. C'est l'occasion d'implorer la protection de la Vierge et d'arroser les voitures d'alcool en signe d'offrande.
Que ce soit d' El calvario, la colline qui domine la ville ou de la "Horca del Inca", l'observatoire pré-inca, la vue sur cette étendue bleu saphir est toujours aussi magique.
A la sortie du pays, le policier qui s'occupe des papiers du véhicule réclame une "collaboration" pour la vierge, comme il est bien sympa et qu'on a pas envie de discuter, on donne 10 sols et il fait la bise à Claude.
PEROU
Capitale : LIMA
Population : 28 millions d'habitants
Superficie : 1 285 216 km2 (la moitié de la France)
Langue officielle : espagnol
Monnaie : nouveau sol (NS)
Après un bon déjeuner dans une gargote de la plage ( truite du lac-riz-frites-salade pour 2 €), nous quittons la famille Mériguet et passons la frontière à Casani pour rejoindre Puno au Pérou. Avec tout notre matériel à déclarer : camping-car, moto, hors-bord, les formalités s'éternisent un peu, mais l'atmosphère reste bon enfant.
Le petit port de Puno est le point de départ pour visiter les diverses îles du lac Titicaca dont les îles flottantes du peuple Uros. Voici plusieurs siècles, cette petite tribu a émigré sur ces îles pour fuir les agressions des Collas et des Incas.
Les îles se composent de plusieurs couches de Par contre, nous sommes un peu déçus, car on visite une minuscule île flottante aménagée pour les touristes où des commerçants (peut-être Uros) viennent à la journée vendre leur artisanat. Quand aux îles vraiment habitées par les Uros, on ne les verra que de loin !
Un peu plus loin, l'île de Taquile qui compte environ 2000 habitants de langue quechua a conservé ses traditions. Les hommes portent des bonnets de laines qu'ils tricotent eux-mêmes alors que les femmes habillées de nombreuses jupes courtes superposées ressemblent à des poupées. Mais là encore, le temps est compté et après un repas rapide il faut déjà rejoindre le bateau.
En 1862, le Yavari, le plus ancien bateau à vapeur du lac Titicaca fut construit en Angleterre. Les 1380 pièces qui le composait furent acheminées par mer, par train et enfin par mule jusqu'au lac où elles furent assemblées. Le jour de Noël 1870, soit 8 ans plus tard le bateau naviguait.
ci le coût de la vie n'est pas très élevée, 0,40 € pour une coupe chez le coiffeur, et 0,50 € pour une course en vélo ou moto taxi.
Nous quittons notre parking gardé (qui nous servait de camping) et prenons la route d'Aréquipa en direction du Pacifique. Dès la sortie de la ville, nous sommes restés bloqués un bon moment sur un petit chemin de montagne pour contourner une des nombreuses manifs qui paralysent actuellement le pays. Nous avons quand même eu plus de chance que nos amis Allemands qui se sont fait caillassés en voulant traverser des barrages.
A Aréquipa, nous retrouvons quelques équipages dans la cours de l'hôtel "Las Mercedes" qui nous sert de camping. Notre ami Allemand Florian, qui a déjà passé presque 3 semaines au garage de La Paz, est arrivé ici sur une dépanneuse avec la boite de vitesse de son VW syncro cassée. Il commence à avoir le moral dans les chaussettes, d'autant qu'il doit commander des pièces en Allemagne mais n'est pas sur qu'ensuite ils soient capables de réparer !
Située à 2300 m d'altitude, Aréquipa ne connaît pas vraiment d'hiver. Nichée au pied du volcan Misti qui domine la ville, elle est surnommée "la ville blanche" en raison des nombreux édifices de l'époque coloniale construits en sillar, une roche blanche volcanique qui scintille au soleil. La plaza de Armas, entourée de superbes bâtiments coloniaux est aussi le lieu de nombreuses manifestations.
Le couvent Santa Catalina, construit au cœur de la ville en 1580 par une veuve fortunée est un des édifices religieux les plus extraordinaire du Pérou.
Une ville dans la ville à l'architecture complexe avec ses ruelles étroites, ses minuscules plazas, ses arcades lumineuses, ses lavoirs originaux et ses cuisines gigantesques.
Ici, on ne risque pas de mourir de faim ; les marchés regorgent de fruits, fromages, légumes et viandes de toute sorte. Vu l'embonpoint général des Péruviennes, elles doivent largement abuser de tous ces gâteaux aux couleurs chatoyantes !
Il y a des jours avec, mais aujourd'hui c'était un jour sans ! Nous sommes allés retirer de l'argent (700 =NS 175 €) au distributeur HSBC ; mais panne ou arnaque, nous avons eu que le ticket de débit, mais pas les billets ! Des petits "malins" auraient ils coincé le portillon de délivrance des billets pour les récupérer ensuite ? Ici tout est possible, entre les vols à la tire, les faux taxis qui vous braquent ou les bandits qui dévalisent les bus ! Bon, toujours est-il qu'ensuite on a demandé un dépannage en espèces au guichet, mais ils sont tellement "efficaces" que 3 heures plus tard on est ressorti sans argent.
Jeudi 9 juillet 2009 Quelques courses, un bon plein de gasoil et en piste pour faire un circuit de 500 kms au milieu des canyons et des volcans Andins. La piste tortueuse, caillouteuse et peu fréquentée, grimpe plusieurs fois au dessus de 4200 m avant de redescendre à 3300 m jusqu'au petit village de Huambo où la place centrale nous servira de camping.
Malheureusement, nous sommes partis avec deux pneus en mauvais état et nous en avons éclaté un ; nous n'avons plus de roue de secours et pourtant la piste est encore longue! Pourvu que nous puissions rejoindre Aréquipa sans encombre.
Avec 3200 m de profondeur, le Canyon de la Colca est 2 fois plus profond que le "Grand Canyon du Colorado", c'est aussi le 2ième du monde, (le plus profond, avec ses 3500 m est situé non loin d'ici).
Au village de Cabanaconde, situé au dessus du canyon, les femmes ont conservé leurs superbes costumes traditionnels, robes à jupons colorés et vestes et chapeaux richement brodés.
Aujourd'hui, levés de bonne heure pour descendre au fond du canyon. La descente est vertigineuse. Le sentier poussiéreux, rocailleux n'a jamais été entretenu . De bon matin nous croisons de nombreux trekkeurs qui ayant passé la nuit à "l'Oasis" au fond du canyon profitent de la fraiche pour remonter. Les 2/3 remontent sur des mules. Après 2 heures de descente, un heure de repos, petite baignade dans le Rio Colca et il faut déjà penser à remonter (4 heures de remontée à pied).
Claude, qui sent bien que la remontée va être très difficile s'octroie les services d'un muletier et sa mule. Bien lui en a pris. J'espère suivre le rythme, mais impossible, à 3000 m ils montent la pente vertigineuse à un rythme d'enfer, un peu comme s'ils étaient sur un chemin plat nivelé au niveau de la mer ! C'est incroyable de voir ces mules lourdement chargées (je ne dis pas ça pour Claude) grimper dans les pierriers sans "benner" dans le ravin !
Je commence à comprendre pourquoi ils remontaient tous à la fraiche ce matin ! Ca grimpe dur, plus une once d'ombre, le soleil brûle, la bouche est pâteuse, les jambes sont lourdes, c'est l'horreur ! Cerise sur le gâteau, assez rapidement, j'ai un muscle de la cuisse qui se tétanise et m'oblige à m'arrêter 5 à 10 minutes tous les 200 m le temps que la douleur cesse et que le muscle veuille bien à nouveau fonctionner. Il me paraît impossible d'arriver au sommet dans ces conditions. Je pense bien à appeler les secours, mais qui, où, comment ? Je progresse cependant de quelques dizaines de mètres entre deux poses et fini par arriver au sommet après 5 heures de torture. Au bout 3,5 heures, ne me voyant pas arriver (alors qu'en général je marche plutôt bien) Claude s'est bien doutée qu'il se passait quelque chose et a demandé a son muletier de redescendre à ma rencontre ; mais il avait suffisamment gagné d'argent aujourd'hui et préférait boire des bières avec ses copains !
Quelques kilomètres plus loin, bivouac sur le parking de "Cruz del Condor" pour voir évoluer les condors aux premiers rayons du soleil. En remontant la vallée de la Colca toujours de magnifiques terrasses Incas toujours cultivées par les paysans. Bon, ils doivent quand même les trouver moins belles que nous !
. Dimanche 12 juillet 2009
Nous sommes toujours sur la piste à 15
La route qui rallie Juliaca A notre arrivée au camping "Quintalala" de Cusco, nous retrouvons des amis Français, Allemand et Danois, mais aussi des Suisses que nous avions rencontré il y plus d'un an au Brésil.
Située à 3400 m d'altitude, Cusco, "la Rome des Incas", devint rapidement la capitale de l'empire et le nombril du monde andin (Cusco = nombril en quechua), elle est aussi la plus ancienne ville habitée du continent.
C'est aujourd'hui un musée à ciel ouvert, une ville superbe avec ses maisons coloniales aux balcons en bois, ses ruelles étroites aux pavés brillants, ses fontaines gigantesques, ses places animées cernées d'églises et de monastères.
Commencée en 1559, la cathédrale qui domine la "Plaza de Armas", a été édifiée en lieu et place d'une ancienne forteresse Inca.
Vendredi 17 juillet 2009
Pour le moment, pas de "paros"(grèves, blocages des routes), aussi en profitons nous pour prendre la direction du Machu Picchu avant que les "hostilités
Plutôt que prendre le train, (voir page pratique du Pérou) de Cusco à Agua Calientes (appelée aussi Machu Picchu Pueblo), nous prenons la route, fort belle, de la "Vallée sacrée des Incas". Cette vallée, qui suit la rivière Urubamba, nous permet de visiter Pisac et Ollantaytambo, les plus grands sites Incas après le Machu Picchu.
Terrasses spectaculaires, forteresses de pierres impressionnantes, assemblages de rochers de plusieurs centaines de tonnes au millimètre près, le tout au sommet de montagnes vertigineuses ! Pour construire tout ça, ils ont du embaucher quelques milliers d'Obélix ! Ils sont fous ces Incas !
Au village de Pisac, durant la première quinzaine de juillet, à l'occasion des fêtes de "Mamacha Carmen", les groupes de danseurs costumés se relayent sans cesse et la bière coule à flots.
A partir de Ollantaytambo, un bon goudron nous conduit jusqu'à 4300 m par une suite de lacets tellement serrés que le GPS en perd la boule. Paysages surprenants, où la forêt vierge côtoie les glaciers et les neiges éternelles.
Nous suivons ensuite la "route du café" et traversons de nombreux petits villages qui produisent principalement café et bananes. .
La piste caillouteuse, tourmentée et vertigineuse nous conduit jusqu' au village de Santa Theresa puis Hydro-electrica (centrale électrique et 4 maisons).
Pas de chance, les pierres coupantes nous déchire un pneu tout neuf !
Le petit train bleu de Perurail nous monte lentement jusqu'à Machu Picchu Pueblo, gros village situé à 8 kms en contrebas du Machu Picchu, la plus mystérieuse des cités Inca.
Levés à 4h30, attente du bus à partir de 4h45 pour un premier départ à 5h30 (une demi heure de bus pour aller jusqu'au site), pour arriver dans les 400 premiers afin d'avoir le droit de grimper le Wayna Picchu qui surplombe la cité du haut de ses 2700m.
Malgré notre réveil matinal, nous ne monterons que dans le 7ième bus, mais arriverons quand même dans les 150 premiers.
La cité perdue du Machu Picchu, perchée à 2400 m sur les pentes d'un cirque de montagnes grandiose et inaccessible, n'a été redécouverte qu'en 1911.
Le 9ème empereur Inca, (un des derniers) qui aurait pris le pouvoir en 1438 serait à l'origine de la construction de la cité du Machu Picchu.
Fut elle une capitale religieuse, un lieu de culte consacré au Soleil ou plus simplement la résidence secondaire des souverains, le mystère reste entier.
En plus de la construction d'un village qui abrita jusqu'à 1800 personnes, de temples, de garnisons et de greniers, les Incas édifièrent tout un système de terrasses et d'irrigations sur les pentes abruptes du mont Machu Picchu.
Le lendemain matin, à la fraiche, 2h30 de marche sur la voie ferrée à travers une jungle impénétrable et son jardin fleuri nous permet de rejoindre notre camping-car.
Sur le chemin du retour, nous pensions bivouaquer au salines de "Salinas" afin de profiter de ce superbe site en pleine lumière, mais des grèves avec blocages de routes pour 2 ou 3 jours sont prévues pour demain, aussi préférons nous rentrer immédiatement à Cusco et en profiter pour visiter la ville.
Jeudi 23 juillet 2009 Nous partons en Amazonie pour 4 jours en compagnie de nos amis Mériguet.
Une petite heure d'avion et nous voilà à Puerto-Maldonado, petite ville située au cœur de la jungle à la confluence du Rio Tambopata et de l'immense Rio Madre de Dios (Mère de Dieu). Fondée il y a un siècle, la ville de Puerto-Maldonado (80 000 habitants) dut son essor à l'industrie du caoutchouc et à l'exploitation du bois et plus récemment à la fièvre de l'or.
Le long des rives du Rio Madre de Dios, des centaines de chercheurs d'or, équipés de barges avec d'énormes pompes, aspirent les sables du fleuve et recueillent les paillettes d'or (environ 15 grammes par jour) qui se déposent sur les tapis.
Après trente minutes à bord d'un peki-peki, (sorte de canoë doté d'un moteur 2 temps avec un arbre d'hélice étonnamment long) que tout les habitants du fleuve utilisent pour se déplacer, nous arrivons au Lodge Corto Maltes et sommes accueillis par Lola, un perroquet plutôt convivial.
Même durant la saison "sèche" , de juin à septembre, il vaut mieux avoir le K-way et les bottes à portée de main, car une chose est sure, c'est qu'il pleuvra et que l'on pataugera dans la boue !
Au cours de ces 4 jours et de nos quelques "expéditions" dans la forêt amazonienne, notre guide péruvien, Carlos, (qui parle français) nous fera découvrir la faune et la flore de sa région.
Après une heure et demie de descente du Rio Madre de Dios
Lors de notre départ pour l'Amazonie, la météo annonçait : 90% d'humidité, 32° le jour et 22° la nuit, tout ce qu'il y a de plus normal.
Dès le lendemain de notre arrivée, le taux d'humidité était toujours conforme, mais la température, de jour comme de nuit, est descendue aux environs de 15°, autant dire qu'avec les vêtements que nous avions emporté, nous avons eu vraiment froid !
Lundi 27 juillet 2009
De Cusco à Nazca, traversée complète de la cordillère des Andes ; plusieurs cols à plus de 4600 m, des milliers de virages, des centaines d'épingles à cheveux, des sommets enneigés, des dunes de sable à 2000 m, époustouflant ! Malgré 650 kms de bon goudron (sauf les 100 derniers complètements pourris) il nous faudra presque 2 jours pour rejoindre Nazca.
. Vraisemblablement, ces tracés qui auraient été exécutés par les peuples Paracas et Nazca entre 900 av. J-C et 600 de notre ère, seraient liés au culte de la montagne, de l'eau et de la fertilité.
Nous nous levons de très tôt (nous sommes toujours avec la famille Mériguet) pour "voler" de bonne heure, mais comme souvent par ici, la brume empêche tout décollage avant 10 ou 11 heures. Une demi-heure de vol à bord de notre coucou secoué par les thermiques de basse altitude, nous permet de voir les principaux dessins. Pas donné, mais la dépense en vaut la chandelle.
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Jeudi 30 juillet 2009 A 4 kms d'Ica, l'oasis de Huacachina, au milieu de dunes de sable comme au Sahara. Après avoir grimpé tout en haut de la grande dune, il n'y a plus qu'à se laisser glisser sur les planches de surf, et ça glisse ! .
Dans l'après-midi, nous embarquons dans un gros buggy pour une ballade dans les dunes. Contact, le V8 ronronne, on serre les harnais, on met les lunettes, on enlève les casquettes, le V8 hurle, les 200 chevaux se déchainent, on entend plus rien, le checker est en route, le buggy avale les dunes à une vitesse vertigineuse, les femmes crient, (mais personne n'entend) les enfants rient, ça monte, ça gronde, ça vire, ça vibre, ça glisse, ça saute--on est en apesanteur—mais heureusement les harnais sont bien serrés. Après une heure de lessivage, on en ressort essoré, groggy et sourd, mais s'il fallait y retourner on ne se ferait pas prier.
Samedi 1 août 2009 Nous saluons la famille Mériguet que nous ne reverrons plus et reprenons la Panaméricaine qui longe la côte Pacifiques sur des milliers de kilomètres. Nous passons Lima sans nous arrêter car la route est encore longue pour rejoindre Guayaquil en Equateur où nous devons laisser le camping-car pour des "vacances" en France.
A 105 kms de Lima nous bivouaquons dans la réserve naturelle de Lomas de Lachay. Les brumes côtières qui arrosent ces dunes du grand désert côtier ont créé un micro environnement de forêt naine peuplée de centaines d'oiseaux e Située dans la partie centrale de la cordillère des Andes péruvienne et entourée de splendides et imposantes chaines de montagnes enneigées de plus de 6000 m, la ville d'Huaraz est le point de départ des plus beaux treks.
Le mirador de Rataquenua, off Lorsqu'en le 31 mai 1970, une séisme d'une intensité de 7,7 sur l'échelle de Richter dévasta le centre du pays, Huaraz perdit 30 000 de ses habitants et 90% de ses bâtiments, autant dire qu'il ne reste plus grand chose à visiter.
A 60 kms Huaraz, à cause du séisme, la corniche du glacier Huascaran se détacha et dévala la vallée Llanganuco. Une vague de granit, de glace et de boue de 60 m de hauteur ensevelit la ville de Yungay et la quasi totalité de ses 18 000 habitants.
Aujourd'hui reconstruite 2 kms plus loin, l'ancien site a laissé place à un immense jardin fleuri jalonné de tombes et de monuments dressés à la mémoire des disparus. Seul, l'étonnant cimetière cylindrique, construit sur une colline par les Incas, a subsisté.
Deux ou trois fois par semaine, les vendeurs de glace redescendent de la montagne de gros blocs de glace qu'ils revendent en la râpant dans des gobelets et en y ajoutant des sirops acidulés. Ca au moins, c'est une vraie glace !
Mardi 4 aout 2009
Depuis Yungay, sur 25 kms, une piste tourmentée remonte la "vallée maudite" jusqu'aux deux jolis lacs du Llanganuco, enchâssés entre 2 falaises de granit noir. .Vue imprenable (par beau temps) sur le mont Huascaran, 6768 m, qui a tué tant de personnes.
Montée en moto, car Claude a décidé que la piste était trop difficile (je rassure les futurs voyageurs, la piste est accessible à tous véhicules) et descente à pied en poussant la moto car j'ai crevé ! Heureusement, un 4x4 péruvien m'a pris en chemin.
Et le soir, Claude me taille une oreille en pointe en me coupant les cheveux ! Décidément, c'était pas ma journée !
Bivouac champêtre au dessus de Caraz, sur la piste qui monte à la laguna Paron. Sur 32 kms, la piste étroite et cahoteuse, grimpe de 2000 m en lacets très serrés entre des falaises de granit de plus de 1000 m de hauteur. Haut les cœurs !
La Laguna Peron (4200 m), un lac bleu électrique, est
dominé par des glaciers de plus de 6000 m mais aussi par la "Piramide Nevado" (5885 m), souvent considérée comme la plus belle montagne du monde en raison de sa silhouette pyramidale parfaite qu'elle présente sur son versant nord.
Dans les années 70, un Allemand se mis à "faire de la fleur" pour l'exportation, depuis, dans la montagne, jusqu'à 3500 m d'altitude, les paysans les cultivent, surtout des œillets, des roses et des petites marguerites.
Pour redescendre à Chimbote, sur la côte, la piste qui suit le Rio Santa qui serpente entre la "Cordillera Blanca" et la "Cordillera Negra".
Sur 13 kms, la piste se faufile à travers le "Canyon de Pato" entre les flans de hautes parois rocheuses qui tombent 200 m plus bas dans le rio. La piste étroite et bosselée, taillée à flan de falaise, traverse 25 ou 30 tunnels bruts d'explosifs, souvent embrumés de poussière par le passage de vieux bus (qu'il faut croiser) rendent le parcours totalement irréel. Splendide et impressionnant.
Que ceux qui n'ont pas "fait" la "Ruta de la Muerte en Bolivie se rassurent, le Canyon de Pato est un bon substitut, sensations fortes assurées ! Sur plus de 100 kms, la piste ravinée, bosselée et caillouteuse ne permet pas une moyenne supérieure à 15 km/h. Ca tombe bien, les paysages sont sublimes et pour conjurer sa peur, Claude prend le volant et moi ......j'admire.
Nous traversons des vallées colorées constellées de mines de charbon artisanales, de pueblos de mineurs, de canyons vertigineux, de tunnels étroits en logeant constamment les flots tumultueux du Rio Santa. Le plus beau parcours que nous ayons emprunté au Pérou ! En roulant je pensais que la descente du Rio Santa, en canoë ou en eau vive, avec ses passes étroites et ses hautes falaises doit être en "must" en la matière.
En montant vers le nord du Pérou, la Panaméricaine traverse le désert côtier dont les dunes montent à l'assaut des massifs montagneux.
En arrivant sur la plage de Huanchaco, nous retrouvons "les Mériguet" ainsi que la famille "Maricolatour" qui arrive d'Amérique Centrale ; un vrai repère de français!
Sur la côte du Pacifique, les traditions n'ont pratiquement pas changé. A Huanchaco, les pêcheurs utilisent toujours ces "caballitos de totora" (petits chevaux de roseaux) utilisées jadis par les Mochicas.
La civilisation Moche (ou Mochica) qui se développa de 200 av. J-C à 800, fut l'une des plus florissantes, des plus cruelles et des plus fascinantes du Pérou précolombien.
Dans toute la région, les Mochicas construisirent d'immenses pyramides cérémonielles. Près de Trujillo, nous visitons la capitale religieuse Moche, d'ou émerge encore les "Huacas del Sol y de la Luna". La Huaca del Sol (le temple du Soleil), décorée de nombreuses fresques, mesure 340 m x 160 m sur une hauteur de 45 m et aurait nécessité 140 millions de briques d'adobe.
Découverte par les "huaqueros" (pilleurs de sites funéraires), la Huaca Rayada près de Chiclayo, est fouillée par les archéologues depuis 1987. Outre de nombreuses tombes de personnages importants, les chercheurs mettent à jour la sépulture Royale Moche du "Seigneur de Sipàn" entourée de ses épouses ou concubines.
La découverte de ce seigneur Mochica, mi-Roi mi-Dieu est une découverte comparable à celle de Toutankhamon en Egypte.
A défaut d'écrits, tout ce que l'on sait des M Le musée de Lambayeque, probablement le plus beau du Pérou, renferme les plus riches tombes reconstituées ainsi qu'une collection impressionnante de poteries et d'objets d'art en métaux précieux.
A Chiclayo, plus qu'ailleurs, les mototaxis, tel une nuée de moustiques, s'agglutinent aux feux rouges et forment des bouchons au moindre carrefour!
Au Pérou, dans toutes les villes, on trouve des centre commerciaux avec des magasins de bricolage ( c'est le bricoleur qui parle) qui feraient rougir nos Castorama ainsi que des supermarchés aussi bien achalandés que nos Carrefour et Auchan. Nous profitons du rayon boulangerie au choix impressionnant pour acheter les croissants frais du petit déjeuner.
En longeant la côte, nous traversons de nombreux villages de pêcheurs aux flottes de chalutiers impressionnantes ; mais en ce moment c'est l'hiver, les bateaux sont à l'entretien et les pêcheurs désœuvrés.
En 1527, le conquistador Pizarro débarqua à Paita qui devint par la suite un port colonial important. Si la pêche reste aujourd'hui la principale activité de cette petite ville, les bâtiments, eux, n'en finissent pas d'agoniser.
Les goélands, dans alignement parfait, tels des rafales de mitraillette, crèvent la surface de l'eau à la recherche de poisson.
Vendredi 14 aout 2009 Si dans cette région la mer est belle et le temps plus clément, les bivouacs sont un peu galère ; hier une place entre 2 usines et aujourd'hui, les maisons de vacances construites sur la plage de Colan nous laisse guère de place pour bivouaquer. Puisque c'est comme ça, on file en Equateur !
Les moins : En hiver, mer froide et côte brumeuse. Peu de terrains de camping. Beaucoup de touristes au Machu Picchu. Prix un peu plus élevés qu'en Bolivie.
Les plus : population très sympathique, encore très typique dans centre du pays ; vraiment plein de choses intéressantes à faire et à découvrir, coutumes, montagnes, villes, sites archéos.
Bilan Pérou Bolivie : 70 jours de voyage, dépenses 3300 € dont 700 en entretien véhicule (7 pneus + boite à La Paz). Divers : Machu picchu, avion Nazca, séjour Amazonie.
Parcours de 5250 kms, cumul depuis le départ : 39550 kms
Le 15 aout, le voyage se poursuit en Equateur
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